II PRÉFACE
seîgnement qui s'offre a^ec un certain appareil scientifique; mais cette nomenclature n'est qu'un voile qui tombe bientôt et permet d'entrevoir les splendides horizons d'une science étroitement liée à celle de l'humanité.
Depuis quelques années, la géographie tend néanmoins à se vulgariser parmi nous : on comprend enfin que l'étude qui nous initie aux coutumes des peuples, à leurs gouvernements, aux lois qui les régissent, est indispensable à une époque comme la nôtre, où l'homme, trop à l'étroit dans le pays qui l'a vu naître, se sent agité par la passion du déplacement et par le goût des entreprises lointaines.
Aujourd'hui que les limites internationales ne sont plus une barrière pour personne, et qu'une solidarité d'intérêts rattache tous les États entre eux, il devient, en effet, d'une nécessité impérieuse, si l'on veut marcher avec le progrès, d'avoir une idée précise de la configuration du globe, de ses productions, de ses richesses et de l'ethnographie, c'est-à-dire de la distribution des peuples sur la Terre.
Dans le siècle passé, la géographie pouvait être presque exclusivement apprise par les na-
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