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versé par une foule de voyageurs qui, parfois et sceptiques la veille, se prosternent toujours le le main avec une véritable ferveur au pied des se lieux.
« Pour le chrétien et pour le philosophe, pou moraliste et pour l'historien, le tombeau du Christ la borne qui sépare deux mondes, le monde ancien le monde nouveau : c'est le point de départ d'u idée qui a renouvelé l'univers, d'une civilisation q a tout transformé, d'une parole qui a retenti sur to le globe. Ce. tombeau est le sépulcre du vieux mond et le berceau du monde nouveau ^ »
Nous avons un grand nombre de livres oâ l'admi ration inspirée par la Terre-Sainte s'est donné libn carrière : Chateaubriand, Lamartine, ont trouvé d< sublimes accents pour dépeindre le berceau de h chrétienté, et leur génie s'est incliné religieusement devant le génie de la religion.
M. Gérardy-Saintine, auteur d'un charmant ouvrage intitulé Trois am en Judée, n'a pas cherché à donner à ses descriptions une tournure aussi majestueuse; son livre est d'une allure plus simple, mais il règne dans ses récits un air de douce piété, de foi pure qui charme délicieusement ; on dirait, en lisant cet ouvrage, que l'auteur pressent la mort qui devait le frapper si jeune; le mysticisme y apparaît en dépit même de l'écrivain; les pensées pieuses, s'y pressent, sans que Gérardy-Saintine en ait lui-même conscience; hélas I il était en effet plus près du ciel que de la terre, lorsqu'il composait ces souvenirs de voyage; une maladie
|. Lamartiae,