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Peut-on diagnostiquer la mort par submersion?

Le sujet que nous avons choisi pour notre thèse d’inauguration est assurément celui qui a été traité le plus souvent au cours des études de médecine légale. Mais, depuis Ambroise Paré jusqu’à nos jours, il a été l’objet de tant de contestations et de tant de divergences d’opinion, qu’il ne nous a pas paru superflu d’essayer à notre tour, de jeter un peu de lumière dans cette obscurité.

Nous n’avons certes pas la prétention de mettre d’accord des auteurs illustres qui, sur nombre de points, sont en dissentiment, mais nous avons pensé, en traitant ce sujet, sans idée préconçue, et en rapportant très soigneusement des expériences et des autopsies, que peut-être nous

parviendrions à arrêter un instant l’attention des médecins légistes sur certaines constatations qui, jusqu’à présent, ont été très discutées.

Si, par ce travail, nous avons réussi à apporter quelque clarté dans l’étude- des phénomènes de la submersion, nous déclarons d’avance qu’il faut en attribuer l’honneur à tous ceux qui nous ont aidé dans cette tâche.

Aussi, que d'obligations nous avons que de gratitude nous ressentons pour d’illustres maîtres, et combien la mention que nous en publions ici est insuffisante à l’exprimer.

D’abord et avant tout, que notre président de thèse, le professeur Brouardel, qui, dans ses cours et dans ses conférences, par sa parole spirituelle et savante, nous a profondément attaché à l’étude de la médecine légale, reçoive ici l’expression de nos remerciements pour les amabilités dont il n’a cessé do nous combler.

Nos remerciments encore au docteur Vibert , sous l’inspiration duquel nous avons entrepris ce travail et qui nous a prodigué les conseils les plus bienveillants et les plus utiles.

Toute notre reconnaissance est acquise à Monsieur le docteur Ogier- chef du laboratoire de toxicologie et à Monsieur Laffont préparateur, pour les précieux renseignements qu’ils ont bien voulu nous donner si libéralement, au cours de nos analyses chimiques.

Ajoutons que notre gratitude doit franchir les murs de l’école de Paris pour aller en Province et à l’étranger.

Que de reconnaissance en effet ne devons-nous pas marquer à MM. les professeurs de médécino légale, Jaunie de

Montpelier, Tourelés de Nancy, Morache de Bordeaux et Lacassajne de Lyon, qui ont bien voulu nous communiquer leur opinion autorisée, afin de nous permettre de présenter un historique aussi complet que possible sur le diagnostic de la mort par submersion.

Nos plus vifs remerciements encore aux très honorés et très estimés professeurs étrangers Messieurs les docteurs Hoffmann de Vienne, Lesser de Berlin, Lombrozo de Turin, et Toscart i de Rome ; en nous transmettant leur avis, ils ont pensé avec juste raison, que si la science n’était pas complètement sortie des ténèbres, elle n’avait du moins pas de frontière, et que nous devions au contraire, d’un commun accord nous efforcer de porter un flambeau parmi ces obscurités afin de les dissiper.

Nous ferions preuve d’ingratitude si en terminant cette étude, nous n'exprimions pas notre reconnaissance à M. l’économe de Glamart, à Monsieur Pierre, le greffier de la morgue et à tout le personnel de cet établissement, en raison de l’amabilité et de l’empressement qu’ils n’ont cessé de nous prodiguer, durant les nombreuses journées que nous avons passées auprès d’eux, alors que nous poursuivions nos études et nos expériences relatives à la submersion.

Henri lîongicr

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