‹ Peut-on diagnostiquer la mort par submersion?Chapitre 26 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Delà nous concluons que le diagnostic de la mort par submersion est basé sur des preuves certaines et indéniables chez les submergés à l’état frais, lorsque tous les signes que nous venons d’énumérer existent.

2° Qu’en supprimant un de ces signes, tel que le liquide dans l’oreille moyenne le diagnostic peut être établi.

3° Que si la mou- se a disparu ou ne s’est pas formée et si tous les autres signes ont persisté, on peut encore porter le diagnostic de la mort par submersion.

4° Qu’après la putréfaction des submergés, on ne peut se livrer qu’à des conjectures, et que le diagnostic différentiel doit être fait, suivant les lésions observées ou non sur le corps du cadavre.

A propos des conjectures et des incertitudes qui peuvent quelquefois assaillir, surtout dans la submersion, l’esprit du médecin légiste, nous terminons cette étude par une réflexion très juste, de D evergie qui nous a sou-

vent été répétée par notre éminent maître le professeur Brouardél dans ses conférences de la Morgue.

« Il en est de même de la médecine légale et de la mé- « decine proprement dite, de même qu’en médecine, le « diagnostic des maladies ne peut pas être établi à l’aide « d’un seul signe, de même les questions médico-légales « ne peuvent être résolues que d’après un ensemble de v circonstances. Il est vrai d’ajouter que les erreurs dans « le diagnostic médical conduisent en général à des con- « séquences beaucoup moins fâcheuses que les erreurs en « médecine légale. Aussi le médecin légiste doit-il sou- « vent douter et très rarement affirmer. »

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