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vre, au moment ou l’examen ne peut plus lui apprendre grand chose.
En résumé,
Dans certaines formes de submersion (syncope), l’origine de la mort ne se révèle par aucun signe probant.
Dans des circonstances exceptionnellement favorables, un seul signe peut suffire à étayer la conviction de l’expert.
Dans l’immense majorité des cas l’expert appuie ses conclusions sur un ensemble de signes concordants ;
La putréfaction altère et finit par anéantir l’existence et la valeur de ces signes .
Monsieur le professeur Lacassagne de Lyon nous a répondu le 20 novembre 1884.
Les différents points sur lesquels vous désirez être éclairé, ont été traités dans Y article submersion du dictionnaire encyclopédique, et comme vous le savez bruyamment débattus par le DT Lesser. Si j’avais le plaisir de causer avec vous, je vous dirais ma façon de voir.
Je me contente d’attirer votre attention sur la marche de la putréfaction si différente chez les vivants noyés, et les cadavres immergés. Chez les asphyxiés par submersion, comme chez les poissons d’ailleurs, la putréfaction commence par la tête, et la partie supérieure de la poitrine. Il y a là des bases d'un diagnostic médico légal des plus importantes .
Il résulte de l’historique complet, que nous venons d’exposor que si les discussions ont porté avant 1800 sur la question de savoir si l’eau pénétrait dans les bronches des noyés, que depuis cette époque jusqu’à nos jours, les divergences d’opinion sont aussi grandes, en ce qui touche la pénétration de l’eau post mortem dans les bronches, dans l'estomac dans les oreilles moyennes.
Certains auteurs s’appuyant sur ces affirmations ou sur ces négations prétendent que le diagnostic de la mort par submersion est possible par la réunion de certains signes. Les autres que ce diagnostic est impossible étant donnés les signes fournis par l’autopsie.
Voilà, ce qui ressort de l’historique que nous venons d’exposer le plus longuement possible, historique qui nous le répétons, a été traité après nos expériences, faites, et nos conclusions bien arrêtées.