I. - SEQUELLES TARDIVES DES TRAUMATISMES CRANIENS
À. — LES CEPHALEES
Ce sont les plus fréquentes; elles se voient dans plus de la moitié des cas de traumatismes crâniens. Elles peuvent être soit discontinues paroxystiques, soit continues, soit continues avec des paroxysmes.
a) Céphalées discontinues paroxystiques
Elles sont déclenchées par un effort physique ou intellectuel, un mouvement brusque, une excitation sensorielle brutale ou prolongée.
Les malades sont très sensibles à tout ce qui modifie l’atmosphère où ils vivent, à tout ce qui affecte leur état général. Ainsi, le vent, une lumière vive, le bruit, les secousses, une légère grippe ou un simple embarras gastrique, pourront être la cause de douleurs très violentes, de localisations et de modalités très variées.
Ce seront parfois des céphalées frontales ou occipitales constrictives en étau, d’autres fois, ce seront des douleurs transfixiantes, en éclair, ou des douleurs pulsatiles, donnant l'impression de coups sourds, de martellement, ou encore de sensations sympathalgiques d'écoulement de liquide chaud, de brûlure, de piqûres d’épingles, soit à l’endroit du choc, soit au point diamétralement opposé.
Ces douleurs, qui peuvent ne durer que quelques secondes, dans le cas de douleurs en éclair, peuvent se prolonger parfois plusieurs heures et donner lieu alors à des vomissements.
SroÛre
b) Céphalées continues
Beaucoup moins fréquentes que les précédentes, peu intenses mais obsédantes, avec des bourdonnements ou une impression de vide intra-crânien, elles enlèvent au malade par leur présence continue, toute capacité intellectuelle et sont souvent la cause de troubles psychiques et caractériels.
Cc) Céphalées continues avec paroxysmes
Elles se voient assez rarement: ce sont les céphalées que nous venons de décrire, sur lesquelles se surajoutent, à l’occasion d’un effort ou d’une excitation sensorielle, les paroxysmes précédemment décrits.