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est l’objet et se voit obligé, pour obtenir ce qui lui est dü, d'amplifier ses revendications. » (Réf. 28.)
CEDERMARCK, de Stockholm, a fait un important travail clinique et statique portant sur 1.963 cas de traumatismes crânio-cérébraux observés à l'hôpital de Stockholm, de 1920 à 1936, au point de vue chirurgical, pathologique, neuro- - logique, ophtalmologique et otologique. Les blessés ont été examinés au bout de trois, six et neuf ans. De plus, les statistiques sont faites séparément pour les cas assurés et les cas non assurés et comparées entre elles.
Ces statistiques ont montré que :
1) La mortalité des anciens traumatisés crânio-cérébraux est augmentée de près de un tiers par rapport à celle des individus n’ayant pas subi de traumatismes (décès par artériosclérose et hémorragies cérébräles).
Donc : la résistance de l’individu est diminée,
2) Les traumatismes, même d'apparence légère et sans perte de connaissance initiale, peuvent être très dangereux et entraîner la mort.
3) Trois ans après le traumatisme, 7 % des cas ont encore une incapacité de travail d’au moins 10 % et il n'y a pas de différence entre les assurés et les non assurés.
4) Au bout de trois ans, les conditions sont stabilisées, c’est-à-dire que les troubles restent à peu près sans changement.
Il n’y à pas de différence à ce point de vue, entre les assurés et les non assurés.
5) Les symptômes dits neurasthéniques, psychasténiques (névroses) n'apparaissent pas plus fréquemment chez les assurés que chez les non assurés (Tableau I).
6) Il en est de même pour les lésions cérébrales localisées (Tableau II). (Réf. 7.)
— À Lyon, WERTHEIMER à fait, sur plusieurs centaines d'anciens blessés du crâne des constatations statistiques très voisines.
— À Genève, REY souligne l'importance de l’hyperfatigabilité mentale et ne trouve pas de différence à l'égard de ce symptôme, entre sujets assurés et non assurés.
— À Toulouse, en 1949, CAVALIE, avec les Professeurs RISER et PLANQUES, a étudié cinquante cas de traumatismes crâniens et a confirmé :
1) L'absence de rapport entre la gravité des séquelles et la gravité du traumatisme initial.
2) L'identité de fréquence et de gravité des séquelles observées chez les pensionnés et les non pensionnés.
De plus, il a montré l'effet aggravant de l’âge au moment du traumatisme sur la gravité des séquelles et a fait apparaître l'importance et la valeur objective des troubles sympathiques, des troubles du sommeil, des métabolismes de la graisse (adipose), de l’eau (oligurie) et surtout de la sexualité (impuissance). (Réf. 6.)
— A son tour, l'électroencéphalogramme a apporté de nouveaux éléments d'appréciation, surtout depuis qu'à Toulouse les Professeurs BAISSET, BUGNARD, PLANQUES et le Docteur GREZES-RUEFF ont étudié l’action de l'insuline intraveineuse sur l’'E.E.G. d'anciens traumatisés du crâne. Cette épreuve montre la sensibilité particulière et la plus facile désorganisation des rythmes du cerveau traumatisé par comparaison au cerveau normal. (Réf. 3.)
Ainsi, grâce à des techniques nouvelles, le malentendu entre le blessé qui se plaint et le médecin qui l'écoute, tend chaque jour à se dissiper davantage et l’on peut espérer que, bientôt, les progrès de la science permettront de différencier facilement le blessé qui souffre, du simulateur conscient (heureusement très rare) et que plus aucune suspicion ne pèsera sur le malade atteint de ce que BRISSAUD avait appelé la Sinistrose.
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