‹ Peut-on encore parler de Sinistrose?Chapitre 13 sur 42 · D. — LES TROUBLES NEURO-VEGETATIFS · texte numérisé non relu

D. — LES TROUBLES NEURO-VEGETATIFS

Ils sont très importants par suite de leur grande fréquence et de leur objectivité. Ils témoignent de l'atteinte du mésodiencéphale qui correspond au lieu géométrique de tous les champs de force traversant l’encéphale à la suite d’un choc mécanique de direction quelconque. Ce point, sur lequel tous les coups retentissent, est situé au voisinage de l’Infundibulum du troisième ventricule.

Les lésions se cicatriseront par une prolifération de névroglie présentant tous les signes d’une inflammation subaiguë, ce qui explique que l’état des traumatisés crâniens continue à évoluer longtemps après le traumatisme.

a) Troubles de la vasomotricité

Ce sont des accès de rougeur du visage, suivis de pâleur, s'accompagnant de malaise général, éblouissements, sensations vertigineuses, bourdonnements; ou bien, ce sont des accès de refroidissement des extrémités avec pâleur et cyanose des doigts, comme dans le syndrome de Raynaud.

EGIO0E

b) Crises de sudation

Elles sont déclenchées par le moindre effort et parfois localisées à la région traumatisée.

c) Larmoiement et hyperhémie conjonctivale.

d) Troubles tensionnels et rythmiques.

e) Troubles du sommeil : insomnie ou hypersomie.

f) Troubles digestifs : dont le premier est l’anorexie.

£&) Troubles métaboliques :

Ce sera, parfois, un amaïigrissement Sans anorexie qui puisse l’expliquer, ou, au contraire, une adipose.

D'autres fois, ce sera une oligurie d’origine diencéphalique sans atteinte rénale, accompagnée parfois de polydypsie.

E. — LES TROUBLES ENDOCRINIENS

Le Docteur CAVALIE, de Toulouse, a observé un syndrome basedowien post-traumatique et une insuffisance ovarienne post-traumatique également.

Page 1