‹ Peut-on produire en Canada une orge à deux rangs de bonne qualité? [microforme]Chapitre 2 sur 4 · Orge sans barbes · texte numérisé non relu

Orge sans barbes

de Brandon, Manitoba.... 38 shillings le quarter.

Chevalier danoise, de Medicine-Hat, T.N.-0.

Chevalier Printice danoise,

d’Indian Head, T.N.-0.

Anglaise à malter,

de Brandon, Manitoba.

MEMORANDUM REÇU DE 6 INp, Coope ET CHE,

Burton-sur-Trent, 18 mars 1890 À Moxsieur J. M. CoLMER,

9 Victoria Chambers, Londres.

Cuer MoNsIEUR, —

En réponse à votre lettre du 15 du mois dernier adressée à notre maison à Ramford, nous avons l’honneur de vous dire que nous avons fait l’essai des échantillons d’orge et nous trouvons qu’ils sont très propres au maltage. Nous estimons qu’ils valent de 34 à 36 shillings le quarter.

Vos dévoués, pour Ixp, CooPe Er Cie, E. I. Bu», directeur.”

(Nous n'avons reçu aucun renseignement particulier sur les divers échantillons soumis aux deux maisons à Burton.)

RéProNSE DE 66 MACKESON ET CIE, Brasseurs et négociants en esprits, Brasserie à Hythe, Kent—Fondée en 1669— 28 février 1889.

Moxsieur J. G. COLMER, CHEer MONSIEUR, —

Nous avons à nous excuser de notre retard à répondre à votre lettre du 18 février. Nous devons vous féliciter de Pamélioration dans la qualité des échantillons depuis votre précédent envoi. Le grain est bien plus gros et sera très bon pour le maltage. Il est naturellement difficile, sans avoir fait l’essai de l’orge, de dire quelle en est la valeur et ce que sera le malt qui en résultera. Il y a un point sur lequel nous voudrions appeler votre attention, c’est que l'orge paraît avoir été battue avec peu de soin. C’est surtout le cas pour les deux échantillons de Chevalier danoïses. Si vous examinez ces deux échantillons, vous verrez que bon nombre de grains sont cassés en deux parce que dans le battage on a laissé trop peu d’intervalle pour le grain dans la batteuse. Aucun trieur ordinaire ne peut séparer ces grains, puisqu'ils ont le même diamètre que les grains entiers.

La présence de ces demi-grains est très préjudiciable pour le maltage, car ils se moisissent presque toujours dans le germoir, et

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les spores de la moisissure contaminent d’autres grains qui se moisissent aussi.

Nous vous recommanderions donc fortement de conseiller à vos agriculteurs de battre avec plus de soin. Nous sommes portés à croire que les orges Chevalier danoises sont les meilleures. Nous n’aimons pas l’orge sans barbes pour le maltage, et l’anglaise à malter ne nous semble pas aussi tendre que les deux échantillons de Chevalier danoise. Nous n’avons aucun doute que ces orges se vendraïent très facilement en Angleterre, et à juger par leur apparence, elles résisteront au transport sans en souffrir aucunement.

Le grand désavantage de l’orge qui nous vient de l’orient, c’est le charançon qu’elle contient. Nous pensons que dans un climat tel que celui du Canada, vous n’aurez pas à en souffrir.

Vous nous demandez quelle serait actuellement la valeur de ces échantillons sur le marché, Comme nous l'avons dit plus haut il est dificile d’en indiquer la valeur sans les avoir essayés, mais nous pensons qu’à Londres, l'orge Chevalier Printice danoise vaudrait environ 37 à 40s. le quarter ; l'anglaise à malter, environ 34 à 36s. ; la Chevalier danoise, environ 36s. ; l'orge sans barbes, envirori 36s. Si en aucun temps nous pouvons vous fournir quelque autre renseignement, nous nous ferons le plus grand plaisir de le faire, et s’il arrive en Angleterre quelques envois de ces orges, nous serons bien aises de les essayer, ;

Vos dévoués, MaAckEsON ET CIE.

P.$.— Au sujet des prix que nous indiquons, il est bon de se rappeler que l’orge est exceptionnellement chère cette année.”

Par l'intermédiaire de M. John Dyke, agent d’émigration du gouvernement canadien à Liverpool, nous avons obtenu l'opinion de M. H. C. Woodward. Ce dernier achète des quantités considérables de grain, et est un des meilleurs appréciateurs de grains en Angleterre :

6 CEREAL CourT, RUE DE BRUNSWICK, Liverroot, 13 février 1890.

A Moxsreur Joux DYKe, Agent du gouvernement canadien, Liverpool.

CHer MoNSIEUR, —

La lettre du secrétaire du Haut-Commissaire du Canada, qu’il

vous a adressée, m'est parvenue et j’ai beaucoupde plaisir à réponäre

aux questions qu’elle contient. J’ai aussi reçu les trois échantillons d'orge produits de semence Carter’s Prize venue d'Angleterre, et je suis aise de voir que la suggestion que je faisais dans ma lettre du 16 mars 1889, au sujet de son essai au Canada, a eu des résultats passablement satisfaisants.

Les échantillons que vous m’envoyez et sur lesquels vous désirez avoir mon opinion, montrent combien il est important d’avoir une bonne semence pesante, car il y a progrès immense dans la qualité, en comparaison avec le produit du Canada que vous nous aviez soumis l’année dernière. Je considère comme la meilleure et appelle n° 1 le paquet qui provient de la récolte de I. R. Wilson, à Winona, Ontario. C’est une orge brillante bien tendre de très bonne qualité pour le maltage et cet automne elle aurait été cotée sur les marchés anglais à 40s. les 448 Ibs. L’orge n° 2, qui vient ensuite est celle qui vient de Benjamin Cole, île du Prince-Edouard. Elle est tout aussi pesante que celle de léchantillon précédent, mais de couleur plus foncée et à peau plus rude ; je l’estimerais à environ 38s. le quarter en Angleterre.

Le n° 3, récolté à la Ferme expérimentale de Brandon n’est ni aussi gros ni aussi plein qu’on s’y serait attendu. Il a ’apparence d’avoir crû dans un terrain sableux très léger, et d’avoir été presque se rôti” par la sécheresse. Il est de couleur brillante, mais le grain a l’air grossier et extrêmement dur, il est aussi de grosseur très inégale. En somme, cet échantillon parle moins en faveur de la semence que les deux autres.

Dans les trois échantillons, il y a une certaine proportion de grain brisé, ce qui provient en partie de ce que le tambour de la machine à battre avait été laissé trop rapproché du contre-batteur. Les malteurs n'aiment pas du tout le grain brisé, car il moisit dans le grenier et altère le goût du malt et de la bière.

En conclusion, je n’hésite nullement à dire que si l’on peut produire en Canada de lorge telle que les échantillons n° let n° 2, elle se vendrait facilement sur le marché anglais à la cote même du jour pour les orges à malter.

Je suis, cher monsieur, Votre dévoué,

H, C. WoopwaRrp.”

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MEMORANDUM REÇU DE “6 H, C. Woopwarp Er CIE, Courtiers en blés et autres denrées, CEREAL COURT, RUE DE BRUNSWICK, LivERrOOL, 5 mars 1890, A Moxsieur J. DYKeE,--

Rapport sur huit échantillons d'orge du Canada reçus de M. J. Dyke, agent du gouvernement canadien, et évaluation de leur valeur par quarter de 448 livres : —

Chevalier danoise récoltée à Medicine Hat, T.N.O.... 40 à 428.

‘6 récoltée à Brandon, Manitoba. .... 38 à 398.

Chevalier Printice danoise récoltée à Brandon....,.... 388,

Sans barbes récoltée à Brandon, Manitoba...,...... 388,

‘6 récoltée à Hamilton, Ontario.......... 3864, A malter anglaise récoltée à Indian Head.......... 358, Chevalier danoise ‘6 LL PR PR à LE

Sans barbes récoltée à Ottawa......,......,......,., 30 à 32s.

J'ai classé ces échantillons par ordre de valeur. Ils sont tous bons pour le maltage; et le moindre d’entre eux est supérieur à l'orge à six rangs ordinaire du Canada. Cette année-ci pour trois ou quatre lots de première qualité, on pourrait même obtenir davantage, mais l’orge s’est vendue cette saison à des prix relativement élevés, surtout les qualités supérieures.

Votre dévoué, H. €. WoopwaRrp.” Nous devons la lettre qui suit à M. T. Graham, agent d’émigration à Glasgow, Ecosse : — « Perer Rinrour, Firs ET CIE, 44 rue Gordon, Glasgow.

A Moxsreur T, GRAHAM, Place Saint Enock.

Cuer MONSIEUR, —

En compagnie de MM. Hugh Baird et fils, brasseurs, nous avons très soigneusement examiné les échantillons d'orge du Canada, et nous vous envoyons ci-joint leur rapport sur chaque échantillon avec la cote de ce jour pour 448 livres. Ces échantillons sont preuve que le Canada peut produire une orge plus belle que nous n’en avons

jamais vu de ce pays. Nous pensons que, si Pon veut maintenir la

qualité, il sera nécessaire d’importer la semence chaque année. Le climat ou le terrain ont la tendance de produire un grain léger et mince; le remède serait de semer chaque année de la semence nouvelle. Ë

Les grains brisés dans quelques-uns des échantillons les déprécient beaucoup ; on les éviterait en mettant plus de soin au battage. Tous ces échantillons se vendraient très facilement; surtout aux brasseurs. qui sans nul doute donneraient un bon prix pour un orge d’aussi belle qualité que celle de quelques-uns des meilleurs échantillons. MM. Harvey, qui ont fait l’essai des échantillons par le maltage, disent que le résultat est très satisfaisant ; le nombre des grains inertes était très faible.

Vos dévoués,

Perer Rinrour, ET CHE.”

Rapport de l'évaluation par Hugh Baird et fils, Glasgow.

‘ L’orge Chevalier danoise, récolte de J. L. Hawk, à Medicine Hat, T.N.O., est aussi belle qu'aucune autre que nous ayons jamais vue, et se vendrait aux prix les plus élevés. Cote du jour, 40 shil- à lings les 448 livres.

Chevalier danoise, récoltée à la Ferme expérimentale de Brandon, Manitoba, a trop de grains brisés, c’est un très grand défaut. Elle 5 est belle et devrait pouvoir se vendre de 38 à 38ks. :

Chevalier danoise, récoltée à la Ferme expérimentale à Indian Head, T.N.-0.; récolte de Thomas Manderson à Myrtle, Ontario, ; valeur, environ 368.

Chevalier Printice danoise, 55 livres, orge plus mince ; valeur, environ 338.

Chevalier Printice danoise, récoltée à la Ferme expérimentale d’Indian Head, 534 livres; valeur, 308.

A malter anglaise, récoltée à la Ferme expérimentale de Brandon, Manitoba. Aussi un échantillon provenant d’Indian Head; les deux échantillons, environ 33s.; l’un de couleur un peu plus belle que l’autre.

Orge sans barbes, récoltée à la Ferme expérimentale de Brandon, valeur, 37s., poids, 544 livres; trop de grains brisés.

)rge sans barbes, récolte de John A. Bruce,à Hamilton, Ontario, 54 livres, valeur 35s.

Orge sans barbes, récoltée à la Ferme expérimentale centrale à Ottawa, Ontario, 51 livres, valeur, 33 à %4s.”

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Il peut être intéressant pour ceux qui ne connaissent pas le pays entre les endroits sus-nommés de savoir que de la ferme de Benjamin Cole, dans l’île du Prince-Edouard, à celle de J. L. Hawk, à Medicine Hat, dans les territoires du Nord-Ouest, la distance est de près de 3,000 milles.

Les différences entre les opinions de ces experts au sujet des prix qu’on obtiendrait pour ces orges peuvent se voir dans le tableau suivant : —

Mackeson et Cie, Hythe, Kent.

nviron 36s.

s Environ 36%.

né À

et Fi

Hugh Baird Glasgow.

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