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tubercüleux employé. L'un de 2.500 grammes, dévient dyspnéique au bout dé onze jours, puis mmaigrit et meurt le trentième jour ayant perdu
800 grammes de son poids et présentant un exsudat pieural de 6 centimètres cubes avec fausses membranes épaisses caséeuses, et des lésions de tuberculose généralisée. l’autre de 1.900 grammes, comme le précédent, maigrit vers le dixième jour, présente de la dyspnée et meurt tuberculeux avec un exsudat pleural de 4 centimètres cubes au bout de vingt-sept jours.
A) Expériences dans lesquelles l’inoculation de dérivation est constituée par da staphylocoque
Deux animaux sont sacrifiés l’un au bout de vingtquatre heures, l’autre au bout de quarante-huit heures et nous montrent une plèvre indemne sans la moindre trace d’exsudat, Deux autres, l’un pesant 1.900 gr. est sacrifié soixante jours après les inoculations ; son poids est resté stationnaire, ses organes (poumons, foie, rate, reins), sont infiltrés très irrégulièrement de petites granulations tuberculeuses. Le dernier animal de 2.000 grammes est sacrifié au bout de quatre mois, son poids est resté invariable, ses organes présentent les mêmes aspects que ceux du précédent.
Alors que les animaux témoins n’ayant reçu qu’une injection intrapleurale de bacilles tuberculeux
aviaires virulents, injection suivie d’un afflux de leucocytes polynucléaires, meurent en vingt-sept, trente jours ; les animaux chez lesquels l’arrivée des polynucléaires dans la plèvre infectée par le bacille tuberculeux a été supprimée au moins pendant qua-
rante-huit heures, par une injection intraveineuse de
‘staphylocoques, doivent être sacrifiés au bout de
soixante jours, de quatre mois. <
B) Expériences dans lesquelles l'inoculation de déri-
sation est constituée par des spores d'Aspergillas faumigatus.
Comme précédemment, deux animaux sont sacrifiés, le premier au bout de vingt-quatre heures, le deuxième au bout de quarante-huit heures, leur plèvre est intacte. Deux autres, un de 2.500 grammes, un de 3.000 grammes, sont sacrifiés respectivement au bout de soixante jours et de trois mois ; ils présentent des lésions tuberculeuses du même ordre
que celles des animaux de la série précédente. Ces
résultats confirment ceux déjà obtenus.
C) L’injection du bacille tuberculeux n’est plus faite dans la plèvre maïs dans les veines
Injection intraveineuse de 1 centimètre cube de spores d’Aspergillus (émulsion précédente) suivie d’une injection intraveineuse de bacille tuberculeux
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bovins virulents [1 centimètre cube d’émulsion homogène opalescente dans l’eau physiologique de bacilles bovins virulents ; culture sur pommes de terre glycérinée âgée de huit semaines].
7 Deux animaux témoins sont conservés jusqu’à leur mort, pour apprécier la virulence du bacille bovin aux doses employées.
Lapin A 2.000 grammes, meurt dix-huit jours après l’inoculation, perte de poids de 300 grammes, tubercules et lésions caséeuses dans les poumons, les reins. - | Lapin B 2.500 grammes, meurt au bout de vingtdeux jours, amaigrissement de 5oo grammes, mêmes lésions que l’animal précédent.
Deux lapins C, D reçoivent dix minutes avant l'injection de bacilles tuberculeux, l’inoculation de dérivation constituée par des spores d’Aspergillus
fumigatus. Tous les deux meurent en quarante jours
avec des tubercules non caséifiés dans les poumons et les reins. | Enfin deux autres animaux E, F ayant reçu deux
injections intraveineuses de spores d’Aspergillus
avant l'injection intravaineuse de bacilles tubercu-
leux, faites à dix minutes d’intervalle, ne meurent
lun E qu’au bout de soixante-trois jours, l’autre qu’au bout de soixante-cinq jours, avec des granula-. tions disséminées dans les poumons, le foie, la rate, les reins. <
Le fait, que les animaux ayant reçu deux Tnjections préalables de spores présentent une survie plus
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longue que ceux n’en ayant reçu qu’une, s'explique très facilement par les observations de L. Spillman et L. Bruntz. Les deux auteurs ont en effet montré qu’une injection intraveineuse de collargol était suivie d’un stade d'hypoleucocytose ne durant qu’une quinzaine de minutes, siadesuivi d'hyperleucocytose, qu’une injection intraveineuse de carmin-ammoniacal était suivie d’un stade d’hypoleucocytose d’une durée d’une demi-heure, suivi d'un stade d'hyperleucocytose. Or, dans nos expériences, nous avons cherché à chasser, par l'injection intraveineuse de spores d’Aspergillus, les polynucléaires du poumon, de façon à supprimer leur contact avec le bacille tuberculeux injecté. Il faut donc supposer que la . première injection intraveineuse de spores d’Aspergillus ne fait pas disparaître tous les polynucléaires des vaisseaux du poumon et que ce résultat n'esl atteint que par la deuxième injection.
3° La suppression de l’arrivée des leucocytes polynu- cléaires, au point d'entrée des bacilles tuberculeux, permet d'obtenir une survie de l'animal infecté. Quels sont les éléments cellulaires avec lesquels le bacille entre en contact.
I était difficile de préciser au bout de quarantehuit heures les modifications histologiques que provoquaient les inoculations microbiennes dans la plèvre ; c'est pourquoi nous avons employé la méthode d'investigation que Borrel, 1893, a inaugurée
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pour l'étude de l'histogénèse du tubercule chez le lapin.
Le poumon est le premier organe où s'arrêtent les bacilles après leur introduction dans le système
- vasculaire ; de plus cet organe se prête admirable-
ment aux investigations histologiques.
Etude des phénomènes qui se passent dans le poumon d’un lapin n’ayant reçu que du bacille bovin en injection intraveineuse (animal témoin).
L’injection est constituée par 1 centimètre cube d'une émulsion dans l'eau physiologique de bacilles bovins virulents. Les animaux sont sacrifiés dix minutes, trois heures, vingt-quatre heures, jusqu’à plusieurs jours après l’inoculation, de façon à pouvoir suivre pas à pas le processus pathologique. Le
poumon retiré immédiatement après la mise à mort
“de l'animal est fixé, coupé, coloré d’après les métho-
des habituelles.
Chez un animal sacrifié dix minutes après l’injec-
tion, les coupes histologiques montrent une leucocy-
tose intense dans les -capillaires, les vaisseaux, des amas de leucocytes dans les endroits où se trouvent les bacilles ; ces bacilles sont presque tous inclus dans les leucocytes. Dans les gros vaisseaux, les leucocytes sont bien isolés au centre des globules rouges et contiennent des bacilles.
Chez l'animal sacrifié au bout de trois heures, on observe les mêmes phénomènes.
Après vingt-quatre heures, la leucocytose est moins généralisée dans les vaisseaux du poumon, il
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y a beaucoup moins de leucocytes isolés porteurs de bacilles dans les capillaires, les leucocytes avec leurs bacilles se localisent en certains points.
Au bout de quarante-huit heures, le noyau de ces leucocytes polynucléaires devient homogène,trouble, il se fragmente. Dans les capillaires dilatés aux endroits où se trouvent réunis bacilles et leucocyles, les polynucléaires sont en voie de désagrégation.En outre, on trouve pour la première fois, de grands éléments à noyau unique gros et peu chromatique à protoplasme peu abondant. Ces grands mononucléaires siègent à la périphérie du capillaire dont le centre est occupé par les bacilles et les amas de polynucléaires désagrégés. Avec l’arrivée de ces mononucléaires /coïncide la formation de cellules géantes intravasculaires.
Dès le troisième jour la granulation est constituée, on trouve au milieu d’un capillaire un amas de leucocytes dégénérés, tout autour une ou plusieurs cellules géantes contenant des bacilles et à la périphérie des leucocytes mononucléaires. Cellules géantes et mononucléaires englobent les bacilles et les fragments de chromatine provenant de la destruction des polynucléaires. Autour du capillaire dilaté existe / une agglomération cellulaire considérable, les capillaires des parois alvéolaires environnants sont remplis de lymphocytes.
Le cinquième jour, les granulations sont visibles à l'œil nu, elles grossissent progressivement grâce à l’arrivée de nouveaux éléments migrateurs. Ces
phénomènes se continuent pendant une dizaine de jours, à partir de ce moment la granulation évolue vers la caséification, cette transformation coïncide avec la généralisation de la tuberculose dans les organes et l’animal meurt le vingtième jour.
Si nous examinons de la même façon les poumons de lapins ayant reçu avant le bacille bovin les deux injections de spores d'Aspergillus, nous ne trouvons plus au bout de dix minutes de polynucléaires dansles capillaires ; les bacilles en petits amas sont entourés par des mononucléaires. Chez un animal tué au bout de trois heures, les capillaires du poumon sont dilatés, remplis de mononucléaires ayant englobé des bacilles, on ne trouve guère que deux ou trois polynucléaires relégués le long de la paroi du capillaire. Au bout de quarante-huit heures la lésion tuberculeuse est devenue plus grosse, mais toujours consti- ‘tuée par des mononucléaires. Au dixième jour, on ne constate pas la moindre ébauche de caséification comme chez le témoin.
Dans les expériences précédentes, l'injection de bacilles tuberculeux, en déterminant une polynucléose pulmonaire précoce et une mononucléose à la fin du deuxième jour, a tué l’animal en une vingtaine de jours. Cette même injection de bacilles tuberculeux, précédée d'injections intraveineuses de spores d’Aspergillus, n’a provoqué qu'une mononu. cléose locale et l’animal ne meurt qu’au bout de deux mois.
Normalement chez la poule, expérimentalement
chez le lapin, lorsque les polynucléaires accourent les premiers à la rencontre du bacille tuberculeux, l'animal meurt assez rapidement ; tandis que lorsqu’ils cèdent la place aux leucocytes mononucléaires, l'organisme, envahi, tolère la présence du bacille dans ses tissus pendant une période relativement très longue. Cette résistance du lapin et de la poule est bien due à l'intervention précoce des leucocytes mononucléaires ; ils retardent la pullulation du bacille chez le lapin et l’empéchent de manifester son action nocive chez la poule, mais ils sont incapables de le détruire, ils ne le digèrent pas.
Ces données rapprochées de la définition du terme, phagocyte, ne nous permettent pas d'accepter l’interprétation de Metchnikoff « la résistance des macrophages est des plus efficaces, Incapables de détruire totalement les bacilles, ces 'phagocytes exercent sur eux une influence défavorable et les empêchent de pulluler et de manifester leur action nocive. »
Limmunité dans les maladies infectieuses, p. 197.