A LONDRES, MEME MAISON
3 Bedford Street , Bedford square.
A Bruxelles, au Dépôt de Librairie Médicale française, Marché aux Poulets, n“ iai3.
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AVERTISSEMENT
L’ouvrage que nous présentons au Public en sera , nous osons l’espérer, favorablement accueilli, il ne pouvait être mis au jour dans des circonstances plus favorables : en effet le Codex Parisiensis ^ déjà vieux et incomplet à l’époque de sa publication , présente encore bien plus de lacunes et d’imperfections après les huit années qui viennent de s’écouler, et pendant lesquelles tant de travaux importans , tant de découvertes intéressantes ont apporté des changemens dans la pharmacie. C’est cependant le seul guide légal que doivent suivre les pharmaciens dans la préparation des medicamens officinaux ; aussi avons-nous cru devoir en reproduire exactement le texte; mais nous avons eu pour but de le rendre essentiellement pratique, et par conséquent plus utile aux lecteurs auxquels il est destine. Nous n avons pas eu le dessein de tracer le plan d’un Code pharmaceutique , ni de faire une critique détaillée de celui que nous possédons ; ces digressions auraient inutilement grossi le volume ; les additions, les obsei’vations et les corrections que nous avons faites a la plupart des articles montreront qu’il n en est aucun qui n’ait été l’objet d’un examen scrupuleux et approfondi.
Si, dans la matière médicale, nous nous sommes abstenus de discussions botaniques, c’est qu’elles nous
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ont paru peu convenables à un ouvrage qui, par sa nature , ne peut accorder que peu de place à Thistoire naturelle des médicamens. Au contraire, nous avons indiqué avec beaucoup de détails lés caractères des substances médicamenteuses, les analyses qui en ont été faites , et les moyens de reconnaître les diverses sophistications malheureusement trop fréquentes dans le commerce. Aux articles qui traitent des différentes préparations qu’on fait subir aux médicamens, nous avons ajouté au texte 'du Codeæ tout ce qui , depuis, l’époque de sa publication, a paru digne d’attention. Les diverses méthodes que nous avons consignées méritent d’autant plus de confiance quelles ont toutes été expérimentées en grand dans les laboratoires de la Pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, etablissement dont notre position nous interdit de faire l’éloge , mais que les médecins et les pharmaciens peuvent et savent apprécier.
En reproduisant avec exactitude un certain nombre de préparations surannées et réprouvées par la saine physiologie comme par les connaissances chimiques dont se trouve surchargé l’ancien Codeæ , nous n avons en aucune manière entendu leur donner notre assentiment’, nous avons voulu seulement nous soustraire au reproche d’avoir altéré l’ouvrage officiel. Nous faisons, au contraire, des vœux pour que les médicamens , après que l’analyse chimique en aura mis a découvert les principes actifs, soient essayés par des expérimentateurs habiles qui en constatent les piopriétés, et ne soient employés que séparément, afin
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qu’on puisse mieux juger de leurs effets. Mais si nous nous sommes fait un devoir de respecter le texte de l’ouvrage même dans ce qui nous avait semblé susceptible d’étre blâmé , nous avons retranché , sans scrupule, la longue préface, qui ne nous a paru rien contenir d’important à l’époque actuelle.
Il nous aurait été facile, en compulsant les diverses Pharmacopées étrangères, d’ajouter à la notre de nombreuses formules. Nous ne l’avons pas fait, d’abord parce que nous ne reconnaissons pas beaucoup d’avantages aux composés médicamenteux , et ensuite parce que l’ouvrage étant une Pharmacopée française, ne devait présenter que les médicamens usités en France. D’ailleurs , quand même nous eussions eu le projet de faire de semblables additions, nous nous en fussions abstenus , sachant qu’un travail de ce genre, remarquable par son étendue, était exécuté par le Docteur Jourdan, médecin dont l’excellent esprit et l’immense érudition sont généralement connus. L’ouvrage qu’il livre en ce moment à l’impression , et qui ne laissera rien à désirer à cet égard , a pour titre : Pharmacopée Universelle, ou Conspectus des Pharmacopées d’Amsterdam, Anvers , Dublin , Edimbourg, Genève, liondres, Wurtzbourg, américaine, autrichienne, etc. , etc.
Depuis l’apparition du Codeæ, deux traductions ont été publiées; la seconde, celle du docteur Jourdan, était infiniment supérieure à l’autre : elle nous a été d’un grand secours, quoique cependant nous ayons de nouveau traduit l’ouvrage tout entier. Nous avons,
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dans l’exposé des méthodes opératoires, préféré la forme impérative , comme plus animée et permettant de ménager les périphrases.
En un mot, nous avons fait tous nos efforts pour mettre au niveau actuel des connaissances un ouvrage déjà ancien, mais qu’on doit garder jusqu’à ce que l’Administration en fasse faire un nouveau qui soit plus en harmonie avec les besoins présents de la médecine et de la pharmacie.
Une autre traduction du Codex a paru un peu avant la nôtre : nous nous plaisons à rendre hommage au talent de celui qui l’a publiée^ mais la plus légère comparaison suffira pour faire reconnaître combien de choses importantes nous avons ajoutées , qu’on chercherait vainement dans l’ouvrage de notre honorable rival.
Paris , 10 novembre 1826.
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