‹ Pharmacopee francaise, ou, Code des medicamensChapitre 106 sur 357 · O 54 PHARMACOPÉE · texte numérisé non relu

O 54 PHARMACOPÉE

ne se volatilise en partie pendant cette opération, car il ne produirait plus alors l’effet désiré, de rehausser la force du vinaigre. ]

ARTICLE IV

Des Solutions préparées avec l’Huile.

Les huiles appelées fixes, c’est-à-dire celles qui s’obtiennent par expression , et sur-tout celles d’olives , sont les seules qu’on emploie à la préparation des huiles médicinales. Elles dissolvent facilement les odeurs, certaines couleurs végétales et animales , le principe vlreux des narcotiques , et la partie âcre épispatique des cantharides , matières qui , pour la plupart, sont d’abord combinées avec des huiles volatiles ou des sucs résineux. Elles peuvent aussi dissoudre les particules muqueuses , lorsqu’on los fait bouillir avec des corps qui en sont chargés; ces corps les rendent en effet plus épaisses, et propres à pénétrer l’épaisseur de la peau. Nous avons jugé utile de conserver ici deux exemples de ce genre de solution : le premier est l’huile de mucilage, qui entre dans l’emplâtre de mucilage , et qui lui donne même son nom ; l’autre est l’huile de vers de terre , préparée par l’intermède du vin, et qui , douée peut-être pour cette raison d’une certaine propriété discussive , est fort employée , avec ou sans raison, par le peuple lui-même, dans les douleurs et les engorgemens des articulations.

Au reste , comme ces huiles sont sujettes à s’altérer avec le temps , il faut les renouveler tous les ans , ou plus souvent encore , et les conserver dans des vases de verre ou de grès , placés dans des endroits frais. Mais pour peu qu’elles commencent à se rancir, il faut les rejeter aussitôt , et bien se garder d’en faire usage.

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