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Sirop de Violettes

Prenez ; Pétales de violettes récens, quatre livres, ou. 2,000 Mettez-Ies dans un vase d’étain, ayant beaucoup de capacité, et de profondeur. Versez dessus Eau bouillante , huit livres, ou 4,000

Faites inlxiser pendant douze heures dans un vase couvert; passez en exprimant légèrement ; laissez la liqueur reposer pendant quelques heures , et décantez-la.

A joutez-y, dans un vase d’étain , le double de sucre blanc bien pur, et faites un sirop à la chaleur du bain-marie.

[La nature du vase où se fait l’infusion n’est pas indifférente, et il est bien prouvé aujourd’hui, par l’expérience, que ceux d’étain donnent une teinte violette bien plus belle. Ce n’est pas ici le lieu de discuter sur la cause de ce phénomène; car on l’ignore encore , et on n’a élevé à ce sujet que des hypothèses.

Il faut, avant de farce le sirop , laisser déposer l’infusion pour en séparer une matière v.erdâtre pulvérulente qui se dépose, et qui nuirait à la belle couleur du sirop.On peut mettre aussi un peu moins du double de sucre, sinon le sirop serait un peu trop cuit. Il arrive quelquefois que le sirop de violettes, au bout d’uu certain temps, et sur- tout quand les bouteilles ont été mal remplies, s’altère, devient acide, et prend une teinte rougeâtre. Qn peut lui restituer assez bien sa couleur primitive, en y mêlant de très-petites quantités de magnésie caustique , pour saturer I acide. Si l’on avait dépassé le point de saturation, le sirop prendrait une teinte verte; à l’aide d’une très-petite quantité d’acide acétique faible , 00 remédierait à cet autre inconvénient. ] On prépare de cette manière les sirops de fleurs de chèvrefeuille, de coquelicot, d’œillet, de nénuphar blanc, de pas-d’âne , de roses rouges , etc.

Sirop de Capillaire.

Prenez ; leuillcs de capillaire du Canada, quatre onces, ou . ,

anS PHAMIACOPÉE

Faitcs-les infuser pendant deux heures dans

Eau bouillante , six livres , ou. 5,ooo

Passez la liqueur, et faites-y dissoudre sucre blanc,

quatre livres , ou ; 2,000

Faites cuire en consistance d un sirop, que vous verserez encore bouillant sur

Feuilles de capillaire mondées, deux onces , ou. . . 04

Faites infuser pendant deux heures dans un vase clos , passez, et vous aurez un sirop auquel, pour le rendre plus agréable, vous pourrez ajouter de l’eau de fleurs d’oranger.

[La quantité d’eau prescrite est un peu trop considérable, parce qu’on est obligé de prolonger ensuite fort long-temps l’ébullition : il nous semble que i,5oo d eau suffiraient.

On doit laver à l’eau froide le capillaire , pour en séparer une poussière qui donnerait de 1 acrete au sirop.

Quelques praticiens se contentent de verser le sirop chaud sur le capillaire sec, et de passer lorsque le tout est refroidi. Parce moyen , le sirop ne se trouve chargé que de l’odeur de la plante, et nullement de la matière extractive. Il est, à la vérité, moins coloré ; mais il nous semble remplir moins les intentions du médecin.

On peut aussi préparer ce sirop en decuisant le sucre cuit au boulet, avec l’infusum mis dans les proportions nécessaires, et verser, comme à l’ordinaire, le sirop bouillant sur une partie des feuilles de la plante. ]

Préparez de même le sirop de capillaire de Montpellier.

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