Sirop d’ Amandes ou d’ Orgeat
Prenez : Amandes douces mondées de leur pellicule,
une livre , ou
Amandes amères , une demi-liyre , ou ■
Suçre très-blanc, une livre et douze onces, ou. . . pilez long-temps dans un mortier de marbre ", avecun pilon de bois , en ajoutant peu-à-peu
Eau commune, quatre onces, ou
pour faire une masse molle. Délayez cet,te masse daiis
Eau , trois livres et douze onces, ou
pour faire une émulsion : passez en exprimant, et aj,outez à la colature
Sucre blanc , cinq livres , ou
Faites bouillir légèrement dans on vase d’argent ou de faïence, pendant dix minutes, en agitant toujours,
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(1) On doit n’en préparer qu'une très-petite quantité à-la-fois-j pour renouveler souvent ce médicament , qui s’altère très-vite.
jusqu’à ce que le sucre soit dissous. Alors éloignez le vase du feu, passez, et ajoutez, lorsque le sirop sera presque froid,
Eay de fleurs d’oranger, trois onces, ou 9G
Ou esprit d’écorce de citron , une demi-once , ou. . 16
Conservez.
[On peut monder les amandes de leur pellicule, en les laissant pendant douze heures dans l’eau froide; elles jaunissent moins qu’en employant l’eau chaude.
En broyant, sur une pierre à chocolat, la pâte, préalablement faite dans uji mortier de marbre, on lui donne un grand degré de finesse, et l’émulsion en est souvent plus blanche. II est bon toutefois de passer cette dernière une seconde fois à travers un tissu de toile serré , qui puisse s’opposer au passage des parties les plus ténues du parenchyme.
On ajoute aussi un peu de gomme arabique blanche , en dissolution au sirop bouillant pour l’empêcher de se séparer. On délaie dans l’eau de fleurs d’oranger la pellicule qui s’est formée à la surface du sirop; après son refroidissement on l’ajoute à ce sirop, et on passe ensuite le tout à travers une étamine.
Quelques praticiens voulant éviter la séparation qui se produit dans le sirop d’orgeat, ont présenté plusieurs moyens de le préparer; parmi ceux-ci nous pouvons citer d’abord M. Oulès. Ce pharmacien fait ce sirop en prenant
Amandes douces 2 livrés ou 1000
— — amères 1 livre 5oo
Eau pure. 6 livres 3ooo
Sucre royal. 10 livres 5ooo
Eau distillée de fleurs d’oranger 5 onces 160
Essencé de citron 6 gouttes.
Après avoir mondé les amandes de leur pellicule, il conseille de les piler avec le 1/4 de sucre , sans eau , jusqu’à ce que l’huile sorte, alors il fait l’émulsion, puis le sirop.
Cë moyen doit éhàuffer l’huile assez pour la déterminer à rancir, et à donner au sirop un goût trës-désâgrêa'ble , au bout de quelque temps.
M. Cruel a proposé de piler ou de broyer les amandes au point d’en faire une pulpe assez fine pour entrer tout entière avec l’eau dans le sirop. Ce procédé, qu’il exécute à' une douce chaleur, peut être défectueux, en ce que le parenchyme doit déterminer lë mélange à fermenter assez promptement.
M. Pellerih a présenté aussi sur la prépafatiori du sirop d’orgeat plusieurs modifications heureuses ; savoir, de piler lès amandes avec beaucoup de sucre, et par petites portions, pour faciliter l’unio'n de l’huile avec ce sucre, à fonnCr l’émulsion, qu’il passe dèuxforè , et'enfiù afocmeVle sirop.]
1‘HARMACÜPEK a5. Sirop d’Ether sulfurique.
Prenez : Sucre blanc, deux livres, ou. ......
Eau distillée simple, une livre , ou
Dissolvez sans feu , et passez ; introduisez la liqueur dans un flacon de verre à deux tubulures , l’une en dessus l’une à la partie inférieure et latérale, et la première pourvue d’un bouchon , la seconde d’un robinet.
Ajoutez au sirop
Ether sulfurique. .
Remuez souvent le mélange pendant cinq ou six jours, laissez-le ensuite reposer; alors l’écume gagnant la surface, le sirop s’éclaircira : vous l’obtiendrez pur et saturé d’éther en ouvrant le robinet.
[L’éther qui surnage sans avoir été mêle au sirop, peut servir à une nouvelle opération, s’il n’est pas toutefois de.venu trop acide. ]
Sirop de Mercure et de Gomme , appelé mercure gommeux de Ptenck.
Prenez : Mercure pur, un gros, ou 4
Gomme arabique en poudre , trois gros , ou 12
Sirop diacode, une demi-once, ou 16
Triturez ensemble dans un mortier de marbre, jusqu’é extinction totale du mercure.
On ne prépare ce sirop qu’à mesure qu’il est demandé.
[C’est ici le lieu de dire un mot d’un sirop connu sous le nom de sirop de Belet, qui se prépare souvent très-infidèlement, et qui se décompose aussi très-promptement. Voici le procédé que l’on doit suivre de préférence, en ayant soin de n’en préparer
que peu à-la-fois. On prend ;
Proto-nitrate de mercure bien pur; 3o
On les faPî dissoudre dans eau très-faiblement acidulée. ... 200
Puis on ajoute cette dissolution à sirop de sucre blanc 3, 000
que l’on a fait rapprocher d’avance.
Lorsque le mélange est fait exactement , on aromatise avec de l’éther nitrique alcoholisé
Cette addition devrait peut-être être supprimée, car elle détermine souvent la précipitation du nitrate mercuriel et la décomposition de ce sel , que les élémens de l’alcohol paraissent réduire en partie. On a proposé l’emploi de l’acétate de mercure au lieu de nitrate (1). Quant à celui de sublimé corrosif, il doit être rejeté tout-à-fait.
(1) Est-ce le proto ou le deutoîM. Virey semble indiquer le premier; après lui , M. Bouillon-Lagrange : mais comment le fait-on dissoudre?
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La substitution est facile à reconnaître par le nitrate d’argent, qui précipite abondamment en blanc, et par la potasse, qui fait un dépôt jaunâtre. ]
27. Sirop de Sulfure de Potasse , d’après la méthode proposée par M. Chaussier.
Prenez : Sulfure de potasse, une demi-once, ou. . 16
Eau distillée d’hysope ou de fenouil, une demi-