ÉPONGES PRÉPARÉES
Les chirurgiens se serveht souvent d’éponges pour dilater les ulcères ; mais elles ne remplissent cet objet que quand elles sont préparées convenablement, et surtout privées de toute humidité. On peut les en dépouiller de plusieurs manières différentes; mais il paraît que celle qui consiste à employer la cire n’est pas la meilleure.
(1) On fait quelquefois des pilules de baume de Tolu, eu raaiolUssant seulement ce baume dans l’eau , et le divisant convenablement.
(2) Les écoi'Ces séparées du bois vert sont préfér«tblei<
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fcPO-N'CES PUÉPARKE' A tA CIRE.
Prenez ; éponges fines et sèches, bien lavées, el nelloyèes de tous les corps étrangers.
Plongez-les dans de la cire jaune liquéfiée au leu , et pressezlés fortement entre deux plaques d’etain , chauffées dans 1 eau bouillante. Relirez-les quand elles seront refroidies.
ÉPOKGl^S PRÉPARÉES SASS CIRE.
Prenez : éponges fines lavées et propres.
Serrez-les fortement , tandis qu’elles sont encore humides , avec une corde dont les tours contigus ne laissent point d lUlervalle» entre eux, de manière qu’elles en soient couvertes dans toute leur étendue à-peu-près comine une carotte de tabac. Fixez cette corde par un nœud facile à délier, puis faites secher epoiige avec soin, et conservez~la dans un endroit très-sec.
Lorsqu’on veut s’en servir, on déroule la corde, et on coupe , avec un couteau bien affilé ou des ciseaux, un morceau auquel on donne la forme convenable.
rCe morceau d’éponge, ainsi comprime, reprend, quand il est placé dans une plaie, assez d’humidité pour sc gonfler, et, en auglntant de volume, il tient les lèvres de cette plaie assez écfrtées pour faire écouler le pus ou le sang , et empeche qu ils ne séjournent et forment un foyer d’irritation.j
AHTIGLE VI.
De la Pulvérisation.
Toutes les poudres ue se font pas de la même niamère. Certaines substances ont besoin d’être triturées d autres d’être pilées , et plusieurs doivent être porphyrisées ; ques-nnes enfin exigent préalablement uiie opération chimique, sur laquelle nous reviendrons en temps et lieu : leur nature et leur état indiquent le procédé le plus convenable.
Le plus ordinairement , avant de pulvériser une substance quelconque , il faut la préparer par une opération préliminaire. Ainsi , les racines et les bois doivent être tantôt coupés en menus morceaux, tantôt limés, râpés, ou haches en copeaux. Mais de quelque manière qu’on s’y prenne , une poudre ne sera jamais bien faite , si Ton n’emploie avec exactitude et scrupule les précautions qun commandent la nature de la matière ou les préceptes de Fart»
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Il faut [),reü4tc gaptfe, eu pulvériAaul; çci'îaûis aiédioameus, soit de laisser se dissiper dans l’atmosphère les parties les plus subtiles et les plus elficaces , soit, si Fou agit sur une substance acre , de s’exposer les yeux , la gorge , le visage» ou les mains b la poussière ténue qui s’eu échappe. C’est ce qu’on a sur-tout b redouter quand on l’éduit en poudre d>,i l’ipécacuanha , de l’euphorbe, des cantharides , et plusieurs minéraux. Le moyen d’éviter ce danger est d’attacher solidement autour du mortier une peau lâche qui vienne s’attacher autour du pilon. Les tamis de soie ou de crin doivent également être couverts pendant qu’on les agite entre les mains pour obtenir la partie la plus fine de ces pou.dres.
Au reste , il est Important de remarquer qu’on ne doit jamais préparer les poudres en grande quantité , même celles des substances qui s’emploient le plus sous cette forme ; car tous les médicamens , si l’on excepte un petit nombre de minéraux , se conservent beaucoup mieux en masses. 11 faut sur-tout s’abstenir de pulvériser à-la-fois beaucoup de substances volatiles odorantes , ou promptes à attirer l’humidité de l’air. Ainsi , les poudres d’ipécacuanha , de rhubarbe et de quinquina se conservent peu, quoiqu’on ait l’attention de les renfermer dans des vases bien bouchés; ea ell’et, quand on les débouche souvent, elles perdent beaucoup de leur eflicacité par Faction de l’air. On conçoit d’ailleurs que c’est là un motif puissant pour tenir les vases parfaitement fermés.
La couleur, indice de la bonne qualité des poudres , et principalement de celles des substances végétales , se conserve quand on a soin de soustraire le médicament à Faction de la lumière. Aussi , quand on les renferme dans des vases de verre , on aura le soin de coller du papier noir sur toute leur surface extérieure (i).
Pour ce cjui concerne les tamis , ils donnent des poudres plus ou moins fines , en raison de la densité de leur tissu ; ceux de crin fournissent les plus grossières , et ceux de soie les plus ténues. Les meilleurs seraient ceux fabriqués avec des fils d’argent, s’ils étaient moins dispendieux.
Les mortiers doivent varier également , selon la nature ou la durée des substances à pulvériser, üa en a de fer, de mar-
(i) Nous rappelleroxis (x qui a été dit au sujet de la conservation des feuilles et fleurs ; c’est que rhmïiidilésur-Iout favorise aussi la décoloratiort dés poudres par la lutniùte.
bre, de verre , etc. Les pilons peuvent être aussi de bois, de
fer, de ver>re, etc. , , a
Quand, après une première trituration , on a séparé en tamisant la partie la plus fine de la poudre , il faut triturer encore une fois ce qui est resté à la surface du tamis, et dont on tire ainsi une nouvelle quantité de poudre, loutes ces poudres du même médicament, ainsi obtenues à plusieurs reprises , doivent être ensuite mêlées ensemble , afin que les vertus médicinales de la substance soient distribuées d une manière uniforme dans toute la masse.