‹ Pharmacopee francaise, ou, Code des medicamensChapitre 15 sur 357 · SECTION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SECTION PREMIÈRE

De la Préparation des Médicamens simples, et des Précautions qu'ils exigent de la part du P harmacien. — Choix , dessiccation , renouvellement, nettoiement et purification, disposition et apprêt, pulvérisation.

Les inédicainens simples ne jouissent de toutes leurs propriétés , et ne conviennent aux usages de la médecine , que quand ils sont purs et de bonne qualité. Le pharmacien sera sûr de les bien choisir , en faisant usage des caractères que nous avons assignés, autant que possible, à chacun d’eux , dans la matière médicale , et avec lesquels l’usage et l’expérience le familiariseront chaque jour de plus en plus. Quant à ceux dont les vertus dépendent du temps où on les recueille, de la manière dont on les fait sécher , de celle dont on les conserve , et d’autres précautions analogues , nous allons exposer sommairement comment doit s y prendre le pharmacien pour remplir toutes les conditions désirables.

ARTICLE PREMIER

De l’Election et de la Récolte.

Le temps propre à la récolte des plantes ou des parties des plantes qui servent à préparer les médicamens , varie beaucoup suivant les espèces. Il suffira de faire connaître

ici les précautions générales à observer ; car pour celles qui ont trait à chaque substance en particulier, nous nous en rapportons au savoir et au zèle du pharmacien, qui trouvera d’ailleurs tous les détails nécessaires à cet égard dans les traités de pharmacologie.

1°. Les racines se récoltent ordinairement au printemps et en automne; mais quelques-unes font exception à cause de la marche et des périodes de leur végétation. Ainsi , on récolte les racines annuelles et bisannuelles dans l’automne , et celles qui durent plus de deux années au printemps. Mais , en quelque saison qu’on les recueille , il faut les choisir entières , flexibles , et pleines de sucs; elles doivent aussi ne pas avoir acquis encore cette rigidité ligneuse que la plupart prennent quand elles sont trop vieilles ou trop avancées.

Il y en a quelques-unes , cependant , qu’il ne faut arracher de terre qu’à l’époque où la partie ligneuse est déjà solide : telles sont celles dont on n’emploie que l’écorce en médecine, comme les racines de quintefeullle , de cynoglosse , de bardane , etc. Celles-là , en effet , île se l’écollent que quand l’écorce est devenue assez ferme et assez épaisse pour qu’on puisse la détacher aisément de la portion ligneuse.

2°. Les tiges et les, feuilles doivent être, dans la plupart des cas , cueillies avant l’épanouissement des fleurs , mais après l’évolution complète des feuilles , par un temps sec , peu d’instans avant le lever du soleil, et quand la rosée est dissipée. Les bourgeons et les jeunes pousses se récoltent au printemps, avant le développement des feuilles (i).

3“. Il n’est pas aussi facile de déterminer l’époque à laquelle les écorces doivent être détachées. On peut cependant donner comme règle générale qu’il ne faut ni les prendre sur des arbres ou des rameaux trop avancés en âge , ns les choisir trop épaisses , frappées de mort à la surface , oq altérées par quelque maladie. On écorce les arbrisseaux en automne, et les arbres vers la fin de l’hiver ou au commencement du printemps.

(i) 11 est certaines feuilles . telles que celles de bourrache , piin-

tenips , contiennent une si grande quantité d’eau , qu elles ne renféruicnt que très-peu de principes extractifs ou salins : il v:>uî mieux ne faire sèche* que celles venues au mois dr juin cl de juillet,

4°. Les hois se coupent avant le développement des bourf^eons ou après la chute des feuilles. Il faut les prendre sains et entiers , sur des arbres qui ne soient pas trop âgés , et les conserver , après en avoir détaché l’écorce , le liber et l’aubier.

5®. Les fleurs se cueillent , pour la plupart , avant leur entier épanouissement. Il en est même plusieurs qu on récolte quand le calice ne fait encore que s’enlr’ouvrir à peine I les roses de Provins se trouvent dans ce cas. Mais on prend les sommités fleuries à 1 instant ou les fleurs com- mencent à s’épanouir. Au reste , quelques-unes de ces ^dernières n’oflrent pas les mêmes propriétés , avant de s épanouir et après s’être flétries ; ainsi , par exemple , la petite centaurée jouit d’une amertume plus prononcée , à ce qu on prétend, et d’une action plus fébrifuge lorsque ses fleurs sont fanées , qu’auparavant.

6®. Quant atox fruits , si l’on vent les employer frais, il faut les choisir bien mûrs , volumineux et pleins de suc ; mais si l’on se propose de les faire sécher , on les cueille un peu avant leur complète maturité, et par un temps sec. Il en est plusieurs dont on emploie l’écorce extérieure , comme les citrons , les oranges , les bigarades , les limons , etc. ; mais comme on n’a besoin que de leur épiderme , connu sous le nom de zeste , il faut le détacher soigneusement avec un couteau de la partie blanche qu’elle recouvre (1).

7®. Toutes les semences ^ et particulièrement celles qu’on appelle émulsives , doivent être retirées de fruits pleins , volumineux, entiers , et parfaitement mûrs.

8®. Les champignons , les holets amadouoiers , qu on débite dans le commerce , se choisissent flexibles , mous , élastiques , et susceptibles de supporter une traction assez forte sans se déchirer.

ARTICLE II

De la Dessiccation.

Les médlcamens exotiques fournis par le commerce , doivent être d’abord mondés , puis renfermés dans des vases

(1) A cet effel , il est bon de ne pas sc servir de couteaux de fer, parce que Vaoide des citrons agit sur ce métal , et donne une couleur noire qui gâte les zestes.

rja PHARMACOPÉE

bouchés avec soin , et placés dans un endroit très-sec. Mais y pour conserver les substances indigènes , il faut les sou-^mettre à la dessiccation , opération qui s’exécute de plusieurs manières différentes , suivant leur nature.

1®. Quand il s’agit d’herbes chargées de sucs abondans , après avoir coupé et rejeté la racine, on les étend sur des châssis garnis de toile de chanvre , dans un lieu exposé aux rayons du soleil (i) et abrité du vent, ou dans une^ étuve dont la température, de vingt à vingt-cinq degrés d’abord, doit être élevée successivement jusqu’à trente-six , en observant de les retourner très-souvent, afin de renouveler les surfaces par lesquelles se fait l’évaporation.

[On peut aussi les faire sécher à la chaleur dé la vapeur de l’eau bouillante, qui opère très-promptement cette dessiccation, et produit alors de très-bons résultats. ]

2®. Les herbes moins humides exigent , pour être desséchées, un degré de chaleur moins considérable.

3®. Les tiges et les sommités fleuries qui renferment trèspeu d’humidité , comme celles d’hysope , de caillet , de petite centaurée , etc. , se divisent en petites bottes , qu’on fait sécher à l’ombre , et que l’on conserve enveloppées dans du papier (2).

4®. Les fleurs , détachées de leurs tiges , sèchent également à l’ombre , et d’autant plus promptement qu’elles renferment moins d’humidité. Avant de faire sécher' les pétales des roses et de l’œillet , on a soin d’en couper les onglets. Quelquefois on prépare les violettes d’une manière particulière ; on les étend sur des toiles suspendues , après avoir enlevé les calices, et les étamines , et on les arrose avec de l’eau chaude versée en pluie très-fine, qui se charge d’une matière colorante verte. On répète cette opération une seconde et même une troisième fois , jusqu’à ce que la liqueur se teigne légèrement en bleu; alors, on fait sécher les violettes de la même manière que les autres fleurs. Par ce procédé , elles conservent leur couleur et presque toute leur odeur; elles fournissent aussi un bien meilleur réactif pour apprécier les qualités acide ou alcaline des liqueurs.

(1) L’exposition directe aux rayons du soleil est nuisible, parce, que les plantes perdent leur couleur.

(2) On les enferme ordinairement dans des cornets de papier , puis on les suspend en sorte de chapelet jusqu’à leur entière dessiccation.

Cependant beaucoup de personnes pensent que, pour l’usage médical , il suffit , après avoir enlevé les calices et les étamines , de faire sécher les corolles entre deux papiers , dans une étuve chauffée à 3o degrés R. centig. ), et

de les mettre ensuite dans des boîtes pour que la couleur se conserve.

[ Le procédé qui consiste à laver, et non à arroser les fleurs de violettes , ne présente pas d’avantage, parce qu’il leur enlève toute leur odeur ; le second lui est de beaucoup préférable, et les fleurs séchées ainsi avec soin se conservent très-bien. Il faut toujours placer les feuilles et les fleurs a 1 air pendant quelques jours, si toutefois la température est sèche, avant de les mettre à l’étuve, sinon on s’expose à en dessécher trop rapidement la , surface, et à les crisper de telle sorte, que l’humidité de 1 intérieur s’échappe alors difficilement.]

5“. Les semences émulsives , farineuses ou autres se placent sur des châssis garnis de toiles de chanvre dans des «•renlers où l’air circule librement , ou dans une étuve médiocrement échauffée. On a soin de les remuer souvent , pour renouveler les surfaces en contact avec 1 air (i).

6". Les fruits pulpeux , comme ceux du figuier , du prunier, du rosier sauvage, ne doivent jamais être séchés au point de devenir tout-h-fait durs; il suffit d’en faire évaporer l’excès d’humidité , en les exposant h une chaleur d abord très-douce, qu’on élève ensuite peu-à-peu, et en réitérant cette opération (2) , jusqu’à ce qu’ils soient arrivés au degré de mollesse qu’on juge convenable.

7“, Les racines fibreuses et ligneuses se dessèchent facilement : il suffit de les suspendre , par petits paquets , à des cordes dans une étuve. Les tubéreuses, qui sont plus molles, comme celles de la pomme-de-terre , de la bryone, etc., doivent être coupées par tranches mincês, au travers desquelles on passe un fil , pour en former des espèces de chapelets, qu’on suspend dans une étuve. Il en est qui demandent h être conservées pleines de leurs sucs naturels , parce q*]® les propriétés énergiques dont elles jouissent alors se dissipent presque complètement par la dessiccation : telles sont celles du raifort, de l’iris, du pied-de-veau, de la bryone.

(1) Il est bon de n’opérer que sur une petite quantité de semences, car elles jaunissent et se rancissent très-promptement.

(2) On les met quelquefois dans des fours légèrement chauüés.

delà scille, etc., qu’on doit récolter en temps convenable,

et que l’on conserve en les couvrant de sable sec.

8®. Quant aux bulbes, et généralement à toutes les substances végétales formées de squammes superposées , ceux de scille , par exemple , voici comment on doit les traiter : après avoir enlevé les tuniques extérieures et la tige centrale, on détache toutes les autres squammes, en rejetant également celles qui sont plus voisines du cœur , qui sont les plus molles et les plus blanches; on les déchire longitudinalement en petites bandes , et après les avoir traversées d’un fd , on les suspend dans une étuve jusqu’à ce qu’elles soient bien sèches (i).

9®. Les petites branches , les petites tiges , les écorces et les hols, sèchent également à l’étuve; on les coupe en morceaux, afin qu’ils présentent une surface plus étendue.

10®. Les substances animales doivent être séchées avec autant de soin que les plantes et les racines , mais par des procédés qui varient suivant la nature de chacune d’elles. On place les cantharides dans des greniers bien aérés , éparses sur des toiles ou des châssis, avec l’attention qu’elles ne soient nulle part en tas. A l’égard des vipères , on les écorche , on enlève les viscères , on coupe la tête , et on suspend le reste du corps dans une étuve, pour le faire sécher à une douce chaleur.

ARTICLE III

De la Conservation et du Renouvellement.

Quand tous ces objets sont secs, on les renferme dans des vases ou des boîtes Impénétrables à la lumière , placés dans un lieu sec, et abrités de la poussière et des insectes (a). Ceux qui contiennent quelque principe odorant ou volatil, et ceux particulièrement qui sont susceptibles d’attirer l’humidité de l’air, doivent être conservés dans des vaisseaux bien bouchés. Il faut , en outre , les visiter de temps en

(1) Il n’est pas nécessaire d’enfiler toutes ces petites lanières ; en les plaçant sur des claies , en couches minces, leur dessiccation s’opère aussi trèsl'acilement.

(2) C est 1 humidité sur-tout qu’il faut craindre le plus ; car des substances bien sèches, exposées à une lumière vive, éprouvent bien moins d’altération que lorsqu’elles n’ont pas été complètement desséchées.

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temps, afin de prévenir les altérations que le temps et les insectes peuvent leur Imprimer , et de rejeter promptement la substance qui l’aurait éprouvée. Les substances qui perdent leurs vertus en vieillissant , ne sauraient être longtemps conservées ; il faut que les indigènes soient renouvelées chaque année , et que toutes celles d’entre elles qui ont plus d’un an soient rejetées.

ARTICLE IT

Dn Nettoieruent et de la Purification.

Un grand nombre de raédicamens ont besoin d’être débarrassés de diverses matières impures ou étrangères, qui se trouvent mêlées avec eux : tels sont principalement les graines , les gommes-résines , l’opium , le miel , et le soufre sublimé , qui contient toujours de l’acide quand il n’a pas été lavé.

i". La graisse varie de couleur , d’odeur et de consistance, suivant l’espèce d’animal , ou la partie d’oü on l’a tirée. On doit préférer celle qui provient d’animaux vigoureux , pleins de vie et de santé. On se sert surtout chez nous de celle du porc , appelée saindoux , et improprement axonge, et qu’on doit conserver dans des pots de faïence bouchés et placés au frais. Il faut surtout s’attacher à la priver , autant que possible , de toute humidité ; on y parvient en la faisant fondre au bain-marie. Pour peu qu’elle commence à rancir , on doit sur-le-champ la rejeter des pharmacies.

Prenez : Graisse fraîche quelconque. . . . quantité suffisante.

Enlevez-en les fibres et les vaisseaux les plus apparens, coupez-la par petits morceaux, et malaxez-la sous un filet d’eau pure et froide jusqu’à ce qu’elle se ramollisse. Puis faites-la bouillir avec suffisante quantité d’eau, jusqu’à ce qu’elle soit entièrement fondue; passez le tout à travers un linge épais, et séparez la graisse, qui, en se refroidissant et en se figeant, surnagera le liquide, viendra se figer à la partie supérieure. Faitesla liquéfier de nouveau au bain-marie ; quand elle sera purifiée et concrète, retirez-la, et conservez-la pour l’usage.

[On est dans l’usage de laver la graisse et de la malaxer pour faire sortir le sang des petits vaisseaux qui s’y trouvent disséminés; celte précaution n’est pas nécessaire, car le sang se coagule par la chaleur et reste avec les membranes où la graisse est

renferrnée } la chaleur directe, lorsqu’elle est douce, peut etre substituée à celle du bain-marie , et la graisse n’en est ni moins belle ni moins agréable. Il est inutile aussi de mettre de l’eau avec la graisse, car pour evaporer ce liquide, on est force de prolonger souvent beaucoup 1 action de la chaleur , et si on en laisse une petite quantité, la graisse est plus disposée à se rancir.

Pour la rendre lisse et éviter qu’elle ne soit grenue, au lieu delà laisser refroidir tranquillement après l’avoir passée chaude, on l’agite de temps en temps avec un bistortier presque jusqu’à son entier refroidissement. ]

On prépare de la même manière le suif de mouton , la moelle de bœuf el les autres moelles.

2“. Gommes-résines. Après avoir mis à part les larmes les plus grandes , les plus pures et les plus sèches , on ramollit, en les plongeant dans une quantité d’alcohol étendu

^ J 2 2 2 degrés ) égale à la leur , celles qui sont molles et

mêlées d’impuretés , on passe ensuite le tout à travers un linge en pressant , et on fait évaporer jusqu’à complète dessiccation au bain-marie. La gomme ammoniaque ainsi préparée, convient beaucoup mieux pour faire des onguens ; car , lorsqu’on l’emploie en poudre , ainsi qu’on le prescrit communément , elle se met presque toujours en grumeaux , et ne se répand pas également dans la masse de l’onguent.

3®. U opium est ramolli dans deux fois son poids d’eau ^ après quoi on le passe d’après la même méthode; on le fait évaporer, et on lui laisse acquérir plus ou moins de consistance , suivant l’usage auquel on le destine. On le conserve dans cet état de pureté , sous le nom de laudanum ou d’opium purifié.

4®. Pour clarifier le miel , on le met sur le feu , et dès que la chaleur le fait monter , on y verse une petite quantité d’eau froide : on l’écume , on le passe , et l’on y ajoute l’eau nécessaire pour lui rendre la mollesse convenable , mais qui ne doit pas excéder le quart de son poids. Dans cet état de pureté , il est plus propre aux usages pharmaceutiques , et connu sous le nom de miel despumé.

5®. Le soufre sublimé , communément appelé fieurs de soufre, contient toujours une certaine quantité d’acide sulfurique et d’acide sulfureux. Il faut donc le laver à l’eau bouillante , le passer, et le laver encore, jusqu’à ce qu’un papier bleu, teint avec le tournesol , n’indique plus la présence de la moindre parcelle d’acide dans l’eau qui a séjourné sur lui.

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[CVst la présence de cet acide, et non de l’acide sulfureux, qui lui donne la propriété d’attirer l’humidité de l’air, ce qui le rend impropre à beaucoup de préparations pharmaceutiques. ]

G“. On dépouille la térébenthine d’une grande partie de l’huile essentielle avec laquelle elle est unie , et le feu est l’agent qu’on emploie h cet effet , par l’intermède de l’eau ; elle porte ensuite le nom de térébenthine cuite.

Pour la préparer, prenez :'ïêréh&nù\\ne, autant qaevous voudrez.

Jelez-la dans une quantité d’eau suffisante, triple environ de la sienne ; faites bouillir le tout , et prolongez l’ébullition jusqu’à ce que la térébenthine versée dans l’eau froids s’y prenne en une pâte mollasse : forinez-en alors des bols de trois décigrammes ou six grains chacun, que vous conserverez dans l’eau froide.

Ou peut, en suivant la même méthode, adoucir et solidifierles résines les plus liquides, les plus odorantes et les plus âcres (i),

ARTICLE V

De l’Adaptatlun aux usages inédiciuaux.

PRÉPARmON DE l’ÉCORCS DE GAROU.

Prenez ; Branches de Garou. . . . quantité suffisante.

Faites-les macérer dans de l’eau ou du vinaigre, jusqu’.^ co que l’écorce se détache aisément du bois. Partagez ensuite cette écorce en morceaux de diverses grandeurs , que vous ferez bien sécher, et que vous conserverez pour l’usage fx).

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