VII. Extractios des résines
Outre les résines qui découlent des plantes , soit par des crevasses survenues spontanément, soit par des incisions faites h leur écorce, il en est d’autres qui , renfermées dans le tissu même du végétal , ne peuvent être extraites et obtenues à l’état de pureté que par des procédés plus ou moins compliqués. La plupart se vendent chez les droguistes , mais presque toujours elles sont fort impures, de sorte que le pharmacien ne doit employer que celles qu’il a préparées iul-mcme, ou du moins qu’il a débarrassées de toutes les matières hétérogènes qu’elles renfermaient.
Nous citerons pour exemple la
Résine de Jalap.
Prenez; Teinture de jalap préparée par le procédé indiqué plus haut. . . autant que vous voudrez.
Distillez au bain-marie , jusqu’à ce qu’il ait passé les trois quarts du liquide dans le récipient. Mêlez à ce qui reste égale quantité d’eau distillée; la liqueur se trouble alors, et il se précipite au fond une matière abondante qu’on rassemble sur un
(1) Souvent cette saturation est longue et ditRcile à obtenir, parce quêta morphine bien cristallisée se dissout difficilement : il faut chauffer longtemps.
filtre. Après avoir lavé plusieurs fois ce précipité avec de l’eau distillée, on Ife laisse égoutter , et on l’exprime avec précaution. Par ces divers procédés on obtient une substance presque sèche , friable , qu’on fait évaporer à siccité, après l’avoir dissoute dans l’alcohol tiède j c’est la résine de jalap à l’état de pureté.
Préparez de même les résines de scammonée , de quinquina et des autres écorces et racines.
FRANÇAISI'.