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I. Acide sulfurique

On achète ordinairement cet acide dans le commerce; mais on a recours au procédé suivant pour le purifier.

Prenez : Acide sulfurique du commerce (66 degrés). i,ooo

Versez-le dans une cornue de verre à long col et iutée, de manière à ne la remplir qu’aux trois quarts.

ftlettez la cornue sur un bain de sable , placé lui-même sur la grille d’un fourneau ; adaptez au col un ballon de verre sans luter les jointures. Le col de la cornue doit s’enfoncer jusqu’à moitié dans la cavité du ballon. Couvrez la cornue d’un dôme, etallu» mez le feu. Chauffez d’abord modérément l’appareil, et quand la chaleur devient un peu plus forte , il passe environ un quinzième d’acide faible, que vous mettrez à part. Replacez alors le

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récipient, entouré de linges trempés dans l eau chaude, et poussez le feu, de inanière à ce que l’acide bouille lentement dans la cornue : distillez presque jusqu'à siccité.

De cette manière , vous obtiendrez l’acide sulfurique pur, que vous conserverez dans des flacons bien bouchés. Il marque 60 dejïrés à l’aréomètre, et sa densité est de 1,847-

[Il est plus avanta^!;eux de placer la cornue sur un triangle, dans un fourneau de réverbère à feu nu, en évitant toutefois le contact de l’air, que de 1a mettre au bain de sable; car cette dernière ne serait pas suflisante; dans l’autre cas on peut plus facilement conduire le feu à volonté et l’activer ou le diminner.il faut do plus placer le récipient sur un bain de sable chauffé légèrement; de ces soins et de la précaution d’éviter le contact de l’air extérieur dépend le succès de l’opération. Comme il arrive souvent , en raison de la densité de l’acide, qu’il se fait dans le vase distülatoire des soubresauts capables de causer la fracture des va.se.s, on doit avoir l’attention d’introduire dans la cornue non pas des morceaux de verre, comme on l’a conseillé à tort, mai.s quelques grains, ou mieux, un fil de plaline, qui répartit également le calorique dans toute la masse par sa propriété conductrice.]

; ' 2. J eide sulfureux.

Prenez : MercuYe très-pur, . . ; . . , 5oo

Acide sulfurique pur (66 degrés). 75o

Distillez ensemble dans une cornue de verre lulée, à laquelle vous adapterez un appareil 'de Woulf, composé de quatre flacons, garnis de tubes de sûreté, et contenant, le premier, une petite quantité d’eau distillée, et les autres environ aSo parties d’eau. Dis- ])osez d’ailleurs l’appareil de telle sorte que la partie la plus longue de la branche des tubes recourbés plonge jusqu’au fond de l’eau.

Les choses étant ainsi disposées, et toutes les jointures bien lutées, allumez le feu , et continuez-le jusqu’à ce que l’eau des flacons soit complètement saturée de gaz, et que les baltes pas- .sent dans le dernier, A une température de 10 à i5 degrés, un volume d’eau se chargera de ti'cnte-trois volumes de gaz, acide sulfureux, égalant 91/1000 de son propre poids. >

L’opération terminée, délutez l’appareil, mettez à part l’éau du premier flacon qui contient un peu d'acide sulfurique en dissolution, et la liqueur renfermée dans les autres sera de l’acide .«•ulfureux liquide. Ce dernier marque 7 à l’aréomètre, et sa densité est de i,o55.

Il reste dans la cornue du sulfate acide de mercure, qu’on peut conserver pour d’autres usages.

Obs, En mettant dans les flacons une solution de potasse, de sonde ou d’ammoniaque, au lieu d’eau pure, on obtient du

FRAMÇAISE.

sulfite de potasse, de soude ou d’ammoniaque, que l’on peut faire cristalliser, après avoir évapore la liqueur.

fÜn a conseillé aussi de faire la préparation rte cet acide, en décomposant l’acide sulfurique par des matières végétales e recevant les produits gazeux dans l’eau comme dans 1 appareil décrit Ce procédé, plus économique au premier aperçu, est moins avantageux, en ce qu’il se forme en mênae temps du gaz carbonique dont une partie doit rester en dissolution dans l eau avec l’aîide sulfureux, et, d’ailleurs , la facilite de pouvoir utiliser pour la préparation du sublime corrosif, le deulo-sulfale acide de merçurJ, comme l’indique le Codex, rend 1 operation tres-

^‘'c’isïïïclde^'uifureuxqu^ M- Bussy, professeur l’Ecole de Pharmacie, est parvenu à obtenir liquide à 1 état anhydre (ij, par un procédé assez direct et assez facile. Ce corps, dont nous ne nous occuperons pas ici puisque ce n’est pas le lieu convenable, lui a permis d’obtenir la liquélaction d une toulc d autres gaz que M. Faraday avait eus par des procédés plus difficiles. Nous engageons le lecteur à consulter ce mémoire , rempli de Iqits très-curieux et très-neufs.]

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