Préparation do là Magnésie pure
( Oxide de Magnésium. Noav. Nomenct. )
Prenez : Carbonate de magnésie. .... autant qu'il en faut,
Calcinez-ledans un creuset de terre à un feu assez vif, jusqu’à ce qu’il ne fasse plus effervescence avec l’acide muriatique. Alors laissez refroidir la matière , et conservez-la dans un bocal bi.en bouché.
Ainsi dépouillé de son eau et de son acide carbonique, la magnésie ne présentera plus en poids que le tiers du carbonate employé.
[On s’aperçoit que la magnésie est décarbonatée entièrement lorsqu’une pincée, mise dans une eau acidulée, ne donne aucune effervescence. MM. Chevallier et Idt conseillent de laver préalablement le carbonate avant de le calciner, afin d’en séparer quelques substances étrangères dont il est mêlé. C’est une précaution qu’il est bon de suivre (i).
Chaux 3 ou Oxide de Calcium,
Cette substance se trouve ordinairement dans le commerce, où on la prépare en grand dans les arts : on peut cependant, pour l’obtenir plus pure, la préparer soi-même : il faut alors calciner très-fortement dans des creusets du marbre blanc pilé ou concassé menu, le résidu est la chaux. On peut aussi se servir d’écailles d’huîtres ou de coquilles d’œufs ; mais dans ces corps la chaux est mêlée d’une très-petite quantité de phosphate de chaux et de phosphate magnésien unis primitivement au carbonate. ]
ARTICLE III
Des Métaux et des Oxides métalliques.
Les pharmaciens emploient certains métaux purs , ou à l’état métallique proprement dit , tandis qu’ils ne se servent des autres que sous forme df oxides. Les oxides varient i beaucoup quant au degré d’oxidation , et fournissent ainsi des médicamens doués de propriétés fort différentes ; il I faut donc les choisir avec le plus grand soin , afin qu’ils
(i) Voyez Manuel du Pharmacien , 1. 11 , p. 452,
35a PHARMACOPÉE
puissent convenir au but qu’on se propose d’atteindre. Les métaux à l’état métallique doivent être choisis très-purs ou purifiés : on a donc recours à des caractères particuliers pour éprouver ceux qu’on tire des grandes fabriques , pour les faire servir à dilTérens usages ; car les matières étrangères dont ils sont le plus souvent mêlés leur communiquent des propriétés tout-h-fait différentes de celles qü’on désire. Le pharmacien ne doit pas avoir plus de confiance dans les oxides qui arrivent par la voie du commerce : la plupart, en effet , sur-tout ceux de plomb , d’antimoine, de zinc et de bismuth , sont impurs , et exigent des soins bien dirigés pour être ramenés au degré de pureté convenable.