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Mariate de Mercure Oxigéné et d’ Ammoniaque

( Deuto-Chlorure de Mercure, et Hydro-Chlorate d’Ammoniaque.

Nouv. Nomencl. )

En mêlant avec le muriate de mercure oxigéné, préparé par la méthode ci-dessus, une égale quantité de muriate d’ammoniaque, et dissolvant ou sublimant ces deux substances ensemble, on obtient un sel triple, très-soluble dans l’eau, qu’on devrait nommer muriate ammoniaco-mercuriel, et qu’on appelait autrefois .sel allembroth.

[M. Soubeiran, pharmacien en chef de l’hôpital de la Pitié, a publié dernièrement (i) un travail très-intéressant sur ce sel ou composé double. Il a fait voir que celui obtenu depuis la formule du Codex , n’est qu’un mélange très-variable de deutochlorure et de sel amraonianue. I! l’a obtenu, au contraire, en proportions constantes , et l’a trouvé composé de quatre parties de sel ammoniaque et d’une partie d’hydro-chlorate de mercure qu’il regarde à l’état de sel. Il cristallise en prismes rhomboïdaux comprimés, efflorescens , à une chaleur de 36 à 4o°, solubles, se volatilisant par la chaleur, et formant alors un produit plus riche en hydro-chlorate ammoniacal; c’est ce qui doit faire rejeter la préparation de ce composé double par la sublimation.

M. Soubeiran le prépare en faisant dissoudre parties égales de deuto-chlorure de mercure et de sel ammoniaque, puis évaporant et faisant cristalliser plusieurs fois les eaux-mères, c’est dans celles-ci que le set allembroth se produit et paraît en trèsbeaux cristaux.

Le composé qui se forme en versant de l’ammoniaque dans une solution de deuto-chlorure de mercure, est de toute autre nature ; il n’est pas usité en médecine.

On peut aussi préparer très-bien ce produit, soit en traitant le sulfure d’antimoine par l’acide hydro -chlorique, comme le conseille M. Thénard, décantant le liquide, le distillant et fractionnant les produits : lorsqu’il est rapproché convenablement, le chlorure d’antimoine qui le sublime se solidifie , et il est trèsblanc et peu dispendieux à obtenir ; soit en faisant dissoudre l’antimoine métallique en poudre , à l’aide de l’acide hydrochloro-nitrique, rapprochant la liqueur claire et soumettant à la distillation, comme ci-dessus, en fractionnant les produits. Ce

(i) Journal de Pharmacie. Avril, Mai i8î6.

procédé est dû à M. Robiquet ; il réussit bien , mais il exige plus de précautions que dans plusieurs formulaires.

i3. Deuto-Mariate cC Antimoine sublimé, vulgairement appelé Beurre cT Antimoine.

(Chlorure d’Antimoine. IVouv. Nomencl.)

Prenez : Antimoine pur

Mercure ( deuto-chlorure ) 400

Réduisez chacune de ces substances à part , en poudre très-fine, dans un mortier de verre; mêlez-les promptement, et distillezles à une chaleur graduellement augmentée, sur un hain de sahle dans une cornue de verre , dont le col soit long et large. Le chlorure d’antimoine se prendra en une masse semblable a de la îïlace : si par hasard il adhère au col de la cornue, on approchera un charbon ardent pour le liquéfier et le détacher. Ainsi obtenu , on le conservera dans un vase exactement bouche.

On trouve, et surtout dans la Pharmacopée prussienne, une formule pour obtenir le chlorure d’antimoine a l’etat liquide, ce qui ne se produit avec l’autre que par une longue exposition dans une atmosphère humide. La voici :

Verre d’antimoine. . . > pulvérisés avec soin.

Sel marin décrépité. . •

Acide sulfurique.

Mêlez et distillez dans une cornue de verre, jusqu’é ce qu’il se forme des vapeurs rouges. ]

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