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Arsénite de Potasse, ou Liqueur Arsenicale de Fowlei (i

( Arsénite de Potasse. Nouv. Nomend. )

Prenez : Oxide d’arsenic blanc, en poudre., 5

Sous-carbonate de potasse 5

Eau distillée parfaitement pure 5oo

Mêlez avec soin , et faites bouillir dans une capsule de verre , jusqu’à ce que l’oxide d’arsenic soit dissous complètement. Ajoutez à la liqueur, quand elle sera refroidie ,

Alcohol de mélisse composé j0

et ensuite

Eau. quantité suffisante

pour que le poids de toute la liqueur s’élève à 5oo

L arsénite de potasse entrera pour i/5o dans cetle liqueur, dont 72 gouttes, pesant 5o grains, en contiendront par conséquent un grain. ^

Obs. Il ne faut délivrer cette préparation qu’en vertu d’une ordonnance revêtue d’une signature connue.

[Comme on demande quelquefois l’arséniate de potasse et celui d ammoniaque, voici les moyens de les préparer.

Le premier s’obtient en calcinant dans une cornue de grès :

Nitrate de potasse. . / ...

Deutoxide d'arsenic. ) Parties égales.

On lessive le résidu dans l’eau , on évapore en consistance et le sel cristallise. ’

(1) Pharm. Lond. pag. 46, édit. 1819, in-i8.

4o4 PHARMACOPÉE

Pour le deuxième, l'arséiiiate d’ammoniaque , on prend : Acide arsénique i partie.

On le fait dissoudre dans l’eau , et on ajoute autant de carbonate d’ammoniaque, ou d’ammoniaque, qu’il en faut pour neutraliser l’acide, puis on fait évaporer et cristalliser.]

ARTICLE IV

Des SaU'ures.

On appelle sulfures des composés dans lesquels le soufre esî, combiné cliimiquenvent avec des métaux , des terres ou des alcalis. Plusieurs, surtout de ceux qui sont métalliques, se tirent du sein de la terre dans un état si parfait de pureté, qu’ils n’ont besoin d’aucune préparation, et qu’il suffit de les débarrasser des corps auxquels ils adhèrent; mais la plupart exigent une analyse très-soignée, et une longue série d’opérations, avant de pouvoir être employés aux usages de la médecine. On peut , en outre , faire des sulfures métaillques artificiels, et, en effet, on les fabrique eu grand de toutes pièces dans de grandes manufactures qui les fournissent au commerce 5 mais les sulfures alcalins et terreux doivent être préparés par les pharmaciens d’après des procédés qui vont être bientôt décrits. La plupart des sulfures métalliques exigent peu de précautions pour être conservés purs, tandis qu’il faut tenir dans des vases bien bouchés les sulfures alcalins et terreux, qui s’altèrent promptemerit-nar le contact de l’air.

Parmi les sulfures métalliques , il n’y en a encore que quatre qui soient employés comme médlcamens, ou qui entrent dans certaines compositions : ce sont les sülfures d’arsenic jaune et rouge, qui sont dtdînaifèmerit fournis

Ear le commerce , et les sulfures de mercure rouge et noir.

e dernier de ces sulfures doit toujours être fait de toutes pièces; le premier, au contraire, quoiqu’il soit infiniment préférable quand le pharmacien le prépare lui-même, peut être pris chez les marchands ordinaires; le sulfure d’antimoine est fourni par le commerce : enfin le sulfui'e de fer s’obtient en faisant fondre ensemble du soufre et du fer, ou bien s’offre comme résidu de la préparation du mercure pur, revivifié du clnnabre.

1. Sulfure de Mercure noir, communément appelé Ethiops minéral.

Prenez : Mercure pur 8o

Soufre sublimé 160

Triturez-les ensemble dans un mortier de marbre, avec un pilon de verre, jusqu’à ce que le mercure soit parfaitement éteint et que le mélange ait pris une couleur noire.

Obs. Cette poudre devient plus noire avec le temps, ce qui annonce une combinaison plus intime du mercure et du soufre. Il résulte de là, qu’étant ancienne , elle a des propriétés peu difiérentes de celles dont elle jouit quand elle est récemment préparée.

On peut préparer encore autrement le sulfure de mercure noir, en faisant fondre le soufre dans une cuiller de fer, et y versant ensuite du mercure très-divisé, comme on l’obtient en le passant à travers une peau de chamois. Le soufre en fusion, après avoir éloigné la matière du feu, dès qu’il est touché par le métal , se concrète et se combine avec lui, surtout si l’on a soin de bien remuer avec un pilon ou une baguette de fer jusqu’à parfait refroidissement.

Mais le sulfure ainsi préparé ne s’administre point à l’intérieur : on préfère ordinairement, pour cet usage, celui qui a été tait par la simple trituration , sans le secours du feu.

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