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Pulvérisation des sels

Les sels se pilent dans des mortiers de marbre , de porcelaine ou de verre. Quelques-uns, plus dilliciles à pulvé-

(ï) La magnésie anglaise , ou carbonate de magnésie , se divise de la même tnanière.

riser (jue les autres , ont besoin qu’on les porphyrlse sans eau : tels sont , par exemple , le tartrate antimonié de potasse , le sulfate de potasse , etc.

[Les sels acides ne peuvent être pilés que dans des mortiers de porcelaine, de verre ou d’agaihe, mais jamais de marbre, car ils agiraient sur le carbonate de chaux ; quelques-uns, tels que ceux de mercure, se pulvérisent dans des mortiers de gayac.]

Pulvérisation des charbons.

Prenez: Charbon de tilleul, de saule, de peuplier, ou de tout autre bois tendre, bien brûlé, léger, sonore et pur. . . * autant que vous voudrez.

Humectez-le avec une quantité suffisante d’eau ; pilez-Ie ensuite dans un mortier do fer, ou soumettez-le à l’action de la meule , et faites-en une p5te mollasse que vous laisserez pendant plusieurs heures sur des toiles, afin qu’elle égoutte peu à peu; ensuite, disposez-la en pains orbiculaires , que vous mettrez sécher au soleil. •

Préparez de même le charbon d’os calcinés.

Obs. L’insolation donne au eharbon une efficacité qu’il n’aurait pas si onde faisait sécher à l’ombre : c’est le seul moyen de le dépouiller de toutes les odeurs et couleurs étrangères.

[Par le lavage, on' enlève aux charbons clifférens sels solubles dépotasse, et des matières huileuses pyrogénées qui nuiraient aux préparations clans lesquelles on fait entrer ces charbons. Mais il est encore très-avantageux de les traiter , sur-tout celui des os, par les acides acétique ou hydrochlorique , pour enlever le phosphate et le carbonate de chaux, ainsi que le phosphate de magnésie, le sulfure de chaux et l’oxide de fer qui s’y trouvent. On lave ensuite avec soin le charbon pour le priver des sels que 'l’acide a formés. MM. Bussy et Payen ont publié des mémoires fort intéressons sur l’action et la force clécoloratrice du charbon végétal et du charbon minéral. ]

ti4* Poudre d'éponges brûlées.

Prenez : Éponges brfjlées dans un creuset couvert. . . autant que vous voudrez.-

Triturez-les dans un mortier de marbre, sans eau, et passez la poudre au tamis de soie.

[Il est un grand nombre de machines à diviser et à réduire les corps en poudre ; on n’a cité ici que les principaux procédés suivis le plus généralement^ Nous ne pouvons toutefois passer

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«ons si'ence un moyen de diviser ie iiiereure doux> ou 1 oxide d’arsenic, à l’aide de la vapeur. Le procédé publié par M. Henry fils, dans \e Journal de Pharmacie, toin. 9 )? consiste a faire arriver simultanément dans un ballon de la vapeur d eau, et *es corps aussi réduits eu vapeur. Le produit obtenu lave est passe au tamis de soie pour séparer les portions qui se sont solidifiées «ans avoir été divisées. Par ce moyen , on obtient le mercure doux en poudre très-blanche , et aussi impalpable que celui des Anglais.]

SECTION n.

Des Médicamens quon tire des substances simples, presque sans altérer leurs principes constituans.

ARTICLE PREMIER

Des Sacs obtenus par expression.

Comme tous les végétaux ne contiennent pas la même quantité de suc , U iaut avoir égard h la nature et à l’état de chacun , pour pouvoir en exprimer convenablement celui qu’il renferme. Plusieurs plantes , riches en suc , n’ont besoin pour le céder que d’être mondées, pilées avec soin , et soumises ensuite à la presse. De ce nombre sont le cresson de fontaine , le cochléaria , 1 oseille , la laitue , etc. D’autres , peu succulentes ou trop visqueuses , ont besoin qu’on les humecte ; mais il ne faut y ajouter que la quantité d’eau rigoureusement nécessaire pour faciliter l’expression du suc : on les pile alors , et on les met à la presse. ■ C’est ainsi qu’on traite la bourrache , la buglose , l’ortie , etc. Certaines parties des végétaux doivent être préalablement réduites en pulpe par l’action de la râpe : tels sont la racine de carotte, les fruits du cognassier, d^* pommier, du poirier. Quelques parties enfin , après avoir été pilées et réduites en pâte , ont encore besoin, de subir un certain degré de fermentation avant d’être mises en presse. C’est de cette manière qu’on agit avec les baies de nerprun, de sureau, les fruits du citronnier , du bigarradler , de l’oranger , etc. Quant â la dépuration des sucs obtenus des plantes par expression , il faut, autant que possible, les passer à froid, sur-tout quand ils ont de l’odeur : s’ils étaient trop épais ou trop visqueux pour traverser facilement le filtre , on les exposerait à la chaleur du bain-marie, afin de les liquéfier un peu.

Parmi les sucs , les uns sont magistraux , et ne se préparent immédiatement qu’en vertu d’une ordonnance du médecin; les autres sont officinaux , et doivent être conservés par le pharmacleîî. Ôn tient ces derniers dans des bouteilles de

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verre dont le col et l’orifice sont étroits , et on étend h leur surface une légère couche d’huile d’amandes douces , ou de toute autre huile difficile è concréter. Les bouteilles sont ensuite bouchées exactement, et déposées dans un endroit frais. Il faut de temps en temps renouveler l’huile,

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