‹ Pharmacopee francaise, ou, Code des medicamensChapitre 289 sur 357 · SECTION X · texte numérisé non relu

SECTION X

Des Médicumens appyopTiés principaletnent à l usage externe par leur disposition ou par leur forme.

Un grand nombre de ces médicamens peuvent être considérés comme de simples mélanges ; mais , dans quelquesuns aussi , il s’opère véritablement une dissolution cbimique, et un échange, une association d’élémens , qui donne naissance à des corps nouveaux : c’est ce qui a lieu , à n’en pas douter , dans presque toutes les pommades et les emplâtres. Cependant nous avons cru devoir diviser cette section, non, comme les précédentes, d’après la nature des opérations chimiques , mais d’après l’emploi médical de chaque compose ^ car 1 observateur ne rencontrant presque rien d’incertain ou de douteux, rien dont il ne puisse s’assurer par le témoignage de ses yeux , dans les actions qui s’exercent à l’extérieur , les noms des medicamens suffisent pour indiquer leur maniéré d agir et leur emploi 5 ce qui rend cette classification a-la-fois bien plus certaine et bien plus naturelle.

ARTICLE PREMIER

Des Cataplasmes.

Les cataplasmes sont des medicamens externes , composés de pulpes , de poudres ou de farines cuites avec de 1 eau pure , des décoctions de plantes ou du lait , et réduites en bouillie épaisse. Quand ils ont ete bien préparés de cette manière, on peut y ajouter des huiles, des onguens , diverses espèces de poudres , ou autres substances semblables, qui augmentent ou modifient leurs propriétés suivant le besoin. On s’en sert rarement lorsqu ils sont froids : le plus souvent on les emploie tièdes ou chauds , et quelquefois même très-chauds. Dans bien des cas , surtout s ils .doivent agir comme émolliens , et conserver long-temps leur cha-

leur, il est utile d’y ajouter, sur la fin de la préparation, une huile ou une graisse fraîché quelconcjue, qu’on a soin d’y mêler intimement : de cette manière , en effet , ils se refroidissent plus lentement, et, lorsqu’on les lève, la partie qu’ils couvraient n’est pas aussi péniblement affectée par le froid que le contact de l’air produit en vaporisant l’humidité.

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