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Cataplasme de Mie de Pain

Prenez : Mie de pain de froment rassis, grossièrement

émiettée , quatre onces, ou 128

Lait de vache nouveau , ou décoction de racine de guimauve, une livre et demie, ou ^5o

Faites cuire, en remuant toujours avec une spatule de bois, jusqu’à consistance convenable, et vous aurez un cataplasme, auquel vous pourrez ajouter, au moment de l’application.

Safran en poudre, un demi-gros, ou 2

[Il faut faire bouillir le pain avec un peu d’eau, avant d’y ajouter le lait, pour dissiper l’acide acétique, qui ferait tourner celui-ci; alors, lorsque le pain est bien ramolli, on y mêle par portions le lait chauffé à part, et l’on cuit en consistance convenable.

Quand on prescrit d’incorporer un jaune d’œuf dans le cataplasme , il faut que ce dernier ne soit pas trop chaud, car il pourrait concréter l’albumine, et former alors des grumeaux dans le mélange. Il en est de même du camphre, que souvent l’on met en poudre à la surface des cataplasmes en partie refroidis.

Nota. Quand on ajoute au cataplasme des teintures alcoholiques ou du laudanum , il faut avoir le soin de faire le cataplasme très-épais pour que ces liquides restent autant que possible à sa surface, et par conséquent en contact immédiat avec la partie malade.

On prescrit quelquefois d’ajouter aux cataplasmes soit du savon, soit des gommes résines ; il faut, dans le premier cas , que le savon, dissous dans un peu d'eau, soit épaissi en forme de pulpe pour être mêlé au reste, ou bien il faut dissoudre la gomme résine dans le vinaigre ou dans l’alcohol, évaporer en consistance de miel épais, et l’ajouter au cataplasme.]

2. Cataplasme de Farines et de Pulpes, ou Cataplasme émollient.

Prenez ; Farines émollientes, quatre onces, ou. . . 128

Délayez-les dans suffisante quantité de décoction de

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plantes émollientes ; ensuite faites-les cuire ; après quoi

retirez-les du feu 5 et ajoutez-y ^ ^

Pulpe d’espèces éinoHienles, récemment préparée , quatre onces , ou • '28

Oubien, poudre d’espèces emolhentes, une once, ou 52

et faites cuire jusqu’à la consistance voulue.

Obs. Comme les cataplasmes préparés avec des substances émollientes sont sou vent destinés à faciliter l’absorption de raédicaraens plus énergiques par la surface ramollie de la. peau, il convient alors de ne pas soumettre ces derniers à l’ébullition , et de ne les ajouter qu’à l’instant même où l’on applique le topique. Telles sont, par exemple, les poudres de ciguë, de safran, ou autres, mais principalement les substances auxquelles la décoction enlève tout ou partie de leurs vertus.

5. Cataplasme de Pulpes et d’ Onguent, ou Cataplasme Maturatif.

Prenez ; Farines résolutives , quatre onces , ou • • ■ . >28

Faites-les cuire, avec suffisante quantité de décoction de plantes émollientes, jusqu’à consistance convenable.

Ajoutez alors

Pulpe d’oignons de lis blanc, récemment préparée,

deux onces , ou

Pulpes de feuilles d’oseille bouillies , deux onces , ou oq

Onguent basilicum ou de la mère, une once, ou . .

Mêlez avec soin.

Obs. Il convient de délayer l’onguent dans un peu d huile ; autrement, en effet, ne se mêlant pas assez intimement avec les autres pulpes, il pourrait se solidifier en refroidissant, et se séparer de la masse dans le corps même du cataplasme,

[Cataplasme maturatif de Plenck.

Farine de lin 1

Ferment de bière ; ' ’ ’ ‘ 'jl ’ I**

Gomme-résine galbaniun ( dissoute dans im jaune doeuij.

Pulpe d’ail cuit sous la cendre 5;)

Onguent ba.silicum. ...» 3j

Huile de lys ^

Faites , selon l’art, un cataplasme.

Cataplasme résolutif savonneux.

Mie de pain

Savon de Venise

Formez un cataplasme d’aprè? de qui a été dit ci -dessus.]

4. Cataplasme de Quinquina et de Camphre, ou Cataplasme, antiseptique.

Prenez : Farine d’orge, six onces, ou iga

Éau commune , une livre , ou 5oo

Ecorce du Pérou, réduite en poudre, une once, ou 53

Faites bouillir ces substances ensemble pendant un quart-d’heure,en les remuant toujours avec une spatule de bois, jusqu’à ce qu’elles aient acquis la consistance d’un cataplasme, auquel vous ajouterez, quand il sera

refroidi à demi ,

Camphre en poudre, un gros, ou 4

[ Cataplasme antiseptique de Reuss.

Pondre de quinquina 64

— de rhue , . 64

Camphre pulvérisé 12

Esprit-de-vin camphré 64

Vinaigre q. s.

Mêlez et formez à froid un cataplasme.]

5. Cataplasme de Pavot et de Jusquiame , ou Cataplasme anodin.

Prenez': Têtes de pavot blanc, hachées menu, une

once, ou 5a

Feuilles fraîches de jusquiame noire, deux onces, ou 64 Faites-les bouillir avec quantité suffisante d’eau commune, jusqu’à réduction d’une livre et demie à-peu-

près , ou

Passez , et délayez dans la colature ,

Farines émollientes j quatre onces , ou 128

Ensuite faites bouillir, en remuant sans cesse, jusqu’A consistance de cataplasme.

[ Cataplasme fortifiant.

Espèces céphaliques 2 poignées.

Menthe poivrée , rhuë, thym, Sabine, mélisse, lavande, romarin, baies de genièvre, macis ^

anis ââ 64 grammes.

T.irtrate de potasse et de fer 16

Colcothar 3a

Vin rouge q> s.

Faites un cataplasme à froid.

Cataplasme de Carottes.

„ ^ , ... aidant que vous voudrez.

Carotte rapee. '

Aioutez-y une quantité suffisante de Décoctuin de ciguë, et formez un cataplasme.]

6 Cataplasme de Poivre et de Vinaigre, vulgairement appelé

Cataplasme antipleurétiqueourubejiant.

Prenez : Orgé torréfiée légèrement et pilée, quatre onces, ou.

Vinaigre très- fort , une once , ou ^

Blancs ' ’ ’ ‘ V

Mêlez dans un mortier de marbre , et faites, avec suffisante quantité d’eau commune, une masse que vous étendrez sur des étoupes placées elles-memes sur une

*^*sàupoudrez ensuite la surface de ee cataplasme avec

un mélange de ^ ^

Poudre de poivre noir, une demi-once , ou

De semences de fenouil, une demi-once, ou. ... i

Cataplasme de 3Iûutarde . oa Sinapisme.

Prenez : Poudre de semences de moutarde fraîches

Mêlez^dans un mortier de marbre, jusqu îi consistance de cala plasme, que le médecin prescrira pur ou diversement compose , Suivant les circonstances : quelquefois, en effet, on y mele plus ou moins de farine d’orge ou de lin, pour en mitiger 1 action ; dans d’autres cas , au contraire, on y fait entrer de la racine de raifort sauvage rripéc, des gousses d ail .pilees , ou autics substances semblables , pour le rendre plus énergique. ■

On ne doit le préparer qu’à l’instant meme où 1 on doit 1 em-

^ r\l Robinet, pharmacien distingué, a conseille, pour 1 usage des sinapismes, d’extraire à froid , par la pression, ^ de la farine de moutarde ; il obtient des sinapismes plus actifs avec la farine ainsi exprimée, qui a de plus l’avantage de se rancir moins vite.

Cataplasme épispastique de Swédiaur.

Farine de froment ^.T

Farine de moutarde noire ^ ^

Vinaigre. * ’ '

Raçjnc de raifort rûpé* i ‘ ‘

Faites un sinapisme que vous appliquerez à la plante des pieds.

Nota. On ajoute quelquefois aux sinapismes du sel ammoniac, ou du poivre pilé. Enfin, on emploie aussi des mélanges d eau et d’acide hydro-chlorique, pour former à la peau une excitation vive et nécessaire.]

ARTICLE II

Des Fomentations et Lotions.

Les médecins appellent^/Tzerztoïto/zv et lotions non-seulement i’acte de fomenter et de lotlonner, mais encore les médicamens dont on se sert pour humecter et laver les parties extérieures du corps frappées de maladie, ou recouvrant des organes affectés. Les infusions et décoctions de plantes, le lait et le vin, soit simple, soit aromatisé , peuvent être employés en fomentations et en lotions , suivant la nature du mai. On applique les fomentations , le plus souvent tiedes , et à l’aide d’un morceau d’étoffe de toile ou de laine , qui en est imbibé 5 mais, quelquefois, le liquide dont on se sert et la maladie elle-même obligent a les faire froides , ou très-chaudes. La plupart sont prescrites extemporanément, et d’après les circonstances. Nous citons seulement, en exemples, les suivantes.

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