‹ Pharmacopee francaise, ou, Code des medicamensChapitre 292 sur 357 · Fomentation mineuse , aromatique et camphrée · texte numérisé non relu

Fomentation mineuse , aromatique et camphrée

Prenez : Vin aromatique , deux livrés , ou 1,000

Aicohol composé -, deux onces, ou 64

Mêlez.

La proportion de l’alcohol camphré au vin aromatique est de l à 16 dans cette fomentation ; elle peut cependant varier suivant la prescription.

4* Fomentation d’ Herbes et de Sous-Acétate dePtonib, ou Fomentation émolliente et résolutive.

Prenez : Décoction d’herbes émollientes, deux livres, ou S

Mêlez.

5. Lotion Hjdro-Sulfurée contre la Gale , proposée par le docteur

Dupuytren.

Prenez : Eau commune i,ooo

Sulfure de potasse 9^

Acide sulfurique ( 66 degrés ) 4

Dissolvez le Sulfure dans l’eau , et mêlez l’acide à la dissolution; mais ne faites le mélange qu’au moment de l’employer.

On peut substituer l’acide acétique à l’acide sulfurique, avec l’attention d’en augmenter la dose.

Obs. Cette lotion est utile pour les soldats , les voyageurs, les pauvres, et tous ceux qui n’ont pas le moyen ou la facilité de recourir aux bains de vapeurs bydro-sulfurées , ni môlne à l’onguent anti-psorique ordinaire.

[Les injections sont des médicamens liquides destinés à être introduits dans les cavités du corps , soit dans les oreilles, le nez, les intestins; dans cette dernière circonstance ils portent le nom de lavemens.

Les lavemens sont ou émolliens, ou laxatifs, ou toniques , suivant les substances qui les composent ; ainsi, les premiers sont ordinairement composés de décoctum de graine de lin , de plantes émollientes; les seconds renferment , outre les infusions emollientes, des sirops purgatifs, tels que du miel mercuriel, des électuaires; il faut alors que ces derniers soient très-exactement délayés dans le liquide.

Enfin, les lavemens toniques sont formés de substances capables de fortifier les parties malades.

Quand on prescrit l’addition du camphre dans un lavement , il faut tenir ce corps en suspension à l’aide d’un jaune d’œuf, et sur-tout faire attention qu’il soit dans un état de division extrême. ]

ARTICLE III

Des Collyres.

Les médicamens qu’on applique sur les yeux ou sur les paupières , pour les nettoyer ou les absterger, prennent le ïiom de collyres. Ou les distingue en secs ^ mous et liquides.

Les collyres secs consistent en des poudres qui doivent toujours être d’une grande ténuité ; les cristaux de sucre leS plus purs , certains sels , comme le niurlate d’ammoniaque , le sulfate de zinc , mêlés d’un peu de sucre, etc. , en fournissent la matière ; on a coutume de les souffler dans l’œil avec un tuyau de plume , a 1 une des extrémités duquel on a ménagé une petite ouverture 5 mais il ne faut jamais les employer qu’avec une grande circonspection.

Les collyres mous , presque toujours sous la forme donguens, ne diffèrent des onguens ordinaires que parce qu’ils oiTt un peu plus de consistance : les principaux sont i onguent cV oxide de zinc, communément appelé onguent de tuthie, et \ onguent ddxide de mercure rouge, connu sous le nom vulgaire dû onguent ophthcilTuicjue , qui font tous deux partie des pommades.

Les collyres liquides, enSn, se préparent avec des eaux distillées , des infusions de plantes et des décoctions , auxquelles on ajoute quelquefois des matières diverses, suivant la nature des indicalioTis. Les formules de collyres sont pour la plupart magistrales 5 cependant quelques-uns de ces remèdes, sur-tout parmi les liquides , sont duu usage si lepandu , qu’ils doivent trouver place ici.

Page 1