Fécule aitbile de Pojnme de terre
Prenez : Pommes de terre bien mondées de leur pellicule...
autant que vous voudrez. » , <■
Convertissez-les en pulpe au raojen d’une râpe de ter ; raclez cette pâte avec suffisante quantité d’eau, passez-la h travers un tamis de crin , et recevez la liqueur toute trouble dans un vase de verre ou de faïence. La fécule se déposera aussitôt : punfiezla par des lotions réitérées, et faites-la sécher i l’ombre et à une douce chaleur,
ARTICLE III
Des Huiles obtenues par expression.
Les huiles et les autres matières grasses renfermées dans certains végétaux , diffèrent beaucoup les unes des autres par la cohésion de lèurs molécules. Quelques-unes sont si fluides , qu'à l’instar des socs aqueux elles s’obtiennent par la simple pression. D’autres , quoique fluides de leur nature ,
fil On prescrit de faire sécher la féculQ précipitée et encore ‘®bibee du suc verdâUe qui la surnageait avant la décantation , poiy celte substance Une partie de la matière résineuse active et du F'^ip - T)ur"-atif. Le princip ; âcre est trop lugace et trop iaci.cment delrui p qu’il eu reste^ensiblement dans cette fécule au bout de quelque temps.
rRANÇAISE.
sont tellemeot eniacées par des substances mucilagîueuses , qu’elles cèdent difficilement h la pression , et qu’on ne peut pas les extraire par ce procédé. Quelques-unes , enîîn, semblables à du suif, sont tellement concrètes , qu’on ne peut les obtenir qu’en les chauffant auparavant pour leur donner de la fluidité. On conçoit sans peine que de pareilles difiérérénees dans leur nature , obligent de varier les procédés d’extraction suivant les qualités physiques de chacune.
En général, comme les graisses et les huiles ohlcnues par expression sont fort sujeücs!h se rancir, il faut los renouveler souvent et les conserver au frais.
1, Huile d’ Amandes douces.
t’renei : Auianchis douces choisies... quantité nécessaire.
Secouez bien ces amandes sèclies et renfermées dans un sac, pour que la poussière se détache de leur e.iveloppe et puisse être séparée au moyen du crible.
Après les avoir mondées ainsi, pilez-les dans un mortier de marbre avec un pilon de bois, ou mieux encore réduisez-les en farine à l’aide d’un moulin bras. Ensuite soiimettez-lcs à la presse dans un sac de toile de chanvre; exprimez fortement, afin que l’huile sorte, et conservcz-la pour l’usage. Cetîe huile, pasr sée à travers du papier Joseph, est limpide et se garde fongtemps.
[Quelques praticiens avaient conseillé de monder les amandes do leur pellicule rougeâtre, en les trempant dans l’eau chaude ; mais ce mode , diflicile à pratitjuer en grand , ne donne pas de bons résultats, car il dispose l’huile à se rancir.
Les amandes douces de bonne nature doivent fournir au moins quarante-cinq pour cent d’huile. Quand on vent donner à celic, retirée des amandes amères, l’odeur agréable de ces fruits, on trempe ceux-ci préalablement dans l’eau bouillante pendant; quelques minutes, et on les fait sécher. La chaleur développe alors cette odeur due^ de l’huile volatile, et dont probablement une petite quanliié se dissout datas i’huiîe fixe.
‘ tourteaux ou gâteaux, qui restent après rexprossion . fournissent une certaine proportion d’imüe volatile, lorsqu’on les distille arec l’eau.]
Préparez de même les huiles d’amandes amères , de noix , de pistaches et des quatres semences froides , ainsi que celle? de noix de Ben , de pavot blanc , etc.
PHÂRMACOPEB