‹ Pharmacopee francaise, ou, Code des medicamensChapitre 38 sur 357 · Huile d’EuphorbiaLalhyiîs · texte numérisé non relu

Huile d’EuphorbiaLalhyiîs

[M. Chevalier (Journal de Chirvic Médicale f t. 2, pag. Jr8), a donné plusieurs procédés pour extraire cette huile; voici les deux principaux : , t •

Premier mode. On prend les semences mûres de Veuphorbia lalhyris, et après les avoir mondées, on les réduit eu pûte et on les exprime fortement. L’huile obtenue est laissée en repos, puis décantée et filtrée avec soin.

Deuxième modci II consiste à traiter la pâte par l’éther sulfurique à plusieurs reprises , et à faire évaporer, à l’air libre ou à i’éluve , le liquide cha’rgé de la partie huileuse. Ce dernier mode est préférable, en ce qu’on perd moins de produit que lorsqu’il faut se servir de linge pour exprimer. ]

, Huile concrète de semences, de Cacao. '

Prenez : Semences de cacao mondées... autant qu'il eri faut.

Après les avoir torréfiées légèrement dans une poêle de fer , piiez-les doucement dans un mortier, et broyez-Ies ensuite sur

(i) Il faut SC gai.anlîi- le plus possible de la vapeur qui sç dégage de».#»hiçùce? lorsqu’on le^ pl'e , c"r elle est !f ès-irrUantn.

FRANÇâÏBE. 199

une pierre cliciufTée par-dessous , comme on le fait pour la préparation du chocolat; faites ensuite bouillir cette masse dans suffisante quantité d’eau, jusqu’à ce que 1 huile surnage; laissez cette huile se concrétcr à mesure qne 1 eau relioidit, et enlè-"

TCZ'la. , ,

Ou mieux encore : humectez la masse pilée avec une quantité d’eairsuffisante; enfermez-la dans un sac de toile serrée , que vous placerez entre deux plaques d’étain chauffées dans l’eau

bouillante, et exprimez de suite à la presse.

Enfln , comme cette huile , de quoique manière qu’on la prépare, est communément concrèie, liquéfisz-la au bain-marie, et passez-la à travers un ültre de papier Joseph, pendant qu elle Lst encore chaude. Après l’avoir purifiée ainsi, laissez-la se concréter de nouveau , et conservez-la.

[MM. Henry père et Gnibourt ont donné (i) des observations sur la préparation du beurre de caCao. 11 résulte, d’après leur travail, que le cacao des îles fournit plus de produit que celui dit carüfiue , comme Baume l’avait annoncé ; la nature de 1 huile volatile étant toutefois parfaitement semblable.

Le'.procédé de Josse, cité en second lieu , est préférable-à celui de Demachy, qui consistait à exposer la poudre des amandes à la vapeur de l’eau et à- exprimer ensuite. Il doit toutefois être préférable au procédé par l’ébullition, qui contribue a rancir un peu l’huile.

Le beurre de cacao se conserve très-biea en le coulant encore chaud dans des bouteilles de quatre onces, que 1 pn remplit entièrement, et que l’on bouche et goudronne avec soin. On conserve ces bouteilles à la cave , et lorsqu’on a besoin de beurre de cacao, on en chauffe une au bain-marie, après l’ayoir débouchée, et on coule l’huile dans un moule de fer-blanc, comme à l’ordinaire. Par cette attention on évite le contact de l’air , qui altère promptement celte préparation.

Le beurre de' cacao se fond à u4 degrés , et reste transparent à 25 degrés , et se fige à sri,5 thermomètre centigrade.

La graisse de vehn , à laquelle on le mêle quelquefois, donne des variations très-grandes dans les degres de lusibilité. ]

Préparez de même , mais sans torréfier les fruits 1 huile de baies de laurier, et celle de noix muscade.

Page 1