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Huile de jaunes WOEufs

Prenez ; Jaunes d’œufs frais (environ 60)0 d . • î,ooo.

McUez-les dans une bassine d’argent, et faites-les réduire de

(1) Journal de Chimie Médicale i tom. I*', pag.

moitié au bain-marie, c’est-à-dire, jusqu’à ce qu’en les pressant entre les doigts, on fasse aisément sortir l’huile. Alors, enveloppez-les d’une toile de chanvre très-serrée, ou d’une étoffe de crin , et soumettez promptement la masse à la presse, entre deux plaques de fer, échauffées au point convenable dans l’eau bouillante. Passez l’huüe au travers d’un papier gris , à la chaleur du bain-marie, et vous aurez, de la quantité susdite de jaunes d’œufs, buile douce environ.- i25.

[M. Chaussier a proposé de l’enlever à Eaide de l’alcohol, en traitant les jaunes d’œufs par cet agent; puis d'évaporer ensuite Ja dissolution à une douce cha’eur.

Cette buile est assez bonne par ce moyen; mais elle conserve toujours l’odeur du véhicule qui a servi à l’extraire. ]

Obs. Cette huile se mêle fort bien à l’éther sulfurique, et en toute proportion. Elle ne -se conserve pas long-temps, et il faut la renouveler souvent, ou plutôt, comme tous les mécjicaraens magistraux, elle ne doit être préparée qu’à mesure qu'elle est prescrite.

ARTICLE rv.

Des Pulpes.

Les plantes , ou les parties des plantes qui sont molles et succulentes , peuvent être réduites en pulpe avec la seule précaution de lès piler dans un mortier de marbre, et de les passer à travers un tamis de crin très-serré (i). Quant aux racines et aux fruits, dont le parenchyme est moins riche en suc , il ne faut pas les piler, mais bien les râper et les tamiser ensuite. Enfin les plantes ^ ou parties de plantes trop sèches et trop dures , doivent être ramollies d’abord par la macéra-, tion , soit dans l’eau , soit dans le vin , ou par la coction dans suffisante quantité d’eau ; ces divers dgens ayant rompu leur tissu , on a moins de peine A les tamiser et à les réduire en une pulpe molle et bien lisse. On doit la réduire alors en une pâte épaisse , dont on augmente encore un peu la consistance , au besoin , par une évaporation lente. Mais il ne faut les préparer qu’au moment de s’en servir,, car, pour peu qu’on les. conserve, elles s’altèrent et se corrompent.

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