‹ Pharmacopee francaise, ou, Code des medicamensChapitre 4 sur 357 · Ü2 PHARMACOPÉE · texte numérisé non relu

Ü2 PHARMACOPÉE

CoPÀiFiîRE OFFICINALE. Copalui, {Copaifeva officinalis. L» Copaïba. Clus. )

C’est en pratiquant des incisions à son écorce, qu’on obtient le baume de copafiu [balsamum copalbce), résine liquide, jaune, transparente, d’une odeur forte et désagréable j d’une saveur âcre , amère et repoussante.

[Cette résine , ou sorte de térébenthine , est aujourd’hui trèssou vent falsifiée dans le commerce. On la mêle sur-tout avec l’huile de ricin , qui , comme elle , se dissout dans l’alcohol. Pour reconnaître cette fraude, on a proposé plusieurs moyens. Voici les principaux : i°. L’ébullition dans l’eau jusqu’à résinification complète. (Voy. Journal de Pharmacie, tom. Xï , pag. l'jaS.) S’il s’y trouve de l’huile de ricin , le mélange s’épaissit seulement sans se solidifier : i/8 d’huile est sensible par ce mode.

•2°. La saponification à l’aide de l’ammoniaque f Voy. Journal de Pharmacie, tom. XI, pag. 128), par MM. Planche, Ancelin , Guibourt. Lorsqu’il y a de l’huile de ricin , les mélanges se troublent et deviennent blanchâtres : il faut une température peu élevée pour que l’elfel réussisse bien.

3°. Le mode proposé par M. Blondeau , qui consiste à traiter le mélange par le carbonate de magnésie, et non la magnésie caustique. Si le baume de copahu est pur, le sel se dissout, sinon U reste très-louche. ] (Voy. Journal de Pharmacie,)

CopAl ( FAUX. ) Voy. Sumac ailé.

CopAE (vrai. ) Voy. J^atérie des Indes.

Copalme de la Louisiane. Voy^ Liquidambar de la Louisiane.

Coq des jardins. Voy. Balsamite odorante.

Coque du Levant. Voy. Ménisperme à coques.

Coquelicot. Voy. Pavot coquelicot.

Coqueloühde. Voy. Anémone pulsatille.

CoQUERETALKÉKENGE. {Plijsalis alkekengi.h. Alkekengi officinarum. L K. li.)

CoRALLiNE DE CoRSE. Voy. V^arec coralline.

Coriandre cultivée. ( Coriandrum sativum. L. Coriandrum majus. C. B. P; I. R. H.)

Cormier. Voy. Sorbier domestique.

Corne de cerf rampante. ( Coronopus Ruellii. J. B. ; Gcertn. Cochlearia coronopus. L. JSfasturtium sylvestre , capsulis cristatis. I. R. H. )

CoRNODiLLER MALE. [Comiis iiias. L. Comiis hortôTisis mas. C. B. P. ; I. B. H.)

CosTUS d’Arabie. ( Costiis arabicus. L. Costus iridein redolens. C. B. P.)

Racine de l’épaisseur du pouce, ligneuse, dure, inodore, peu. sapide, d’un jaune rougeâtre, et couverte d’une écorce grise, friable, amère, qui exhale une odeur semblable à celle de l’iris.

Cotonnier de Malte. {Gossypium herbaceum. L. Xylon sive gossypium herbaceum. J. B. ; I. R. H.)

Cette plante, et plusieurs autres espèces du même genre , fournissent le coton [gossypium).

Cotylédon nombril de Vénus. [Cotylédon umbilicus.\j. Cotylédon major. C. B. P.; I. R. H. Cotylédon umbilicus veneris. Clus.')

Cotylédon de Portugal. {Cotylédon lutea. Ait.; Willd. Cotylédon tuberosa , radice longâ repente. Mur .; I. R. H.)

Ces deux plantes remplacent au besoin la joubarbe des toits.

Coudrier. Voy. Noisetier ordinaire.

CouLEUVRÉE. Voy. Bryonc dioïque.

Courge calebasse. ( Cucurbita lagenaria. L. ; J. B.; L R. H. A. Cucurbita prior. Dod. B. Cucurbita latior. Cucurbita latior folio molli j, flore albo. J. B.; I. R. H. C. Cucurbita longior. dod. Cucurbita longior folio ikolli ^ flore albo. J. B.; I. R. H.)

On emploie indistinctement les graines des trois variétés.

Courge pastèque. ( Cucurbita citrullus. L. Anguria citi'ullus dicta. C. B. P.; I. R. H. Citrullus. ojf. ; murr.)

Cran de Bretagne. Voy. Cochléaria de Bretagne.

Crème de tartre. Voy. Vigne à vin.

Cresson alénois. Voy. Passerage cultivée.

Cresson de fontaine. Voy. Sisymbrion cresson.

Cresson d’Inde. Voy. Capucine cultivée.

Cresson de para. Voy. Spilanthe cultivé.

Cresson des prés. Voy. Cardamine des prés.

CropAL. Voy. Nérion antidysentérique.

Croisette velue. Voy. V alantie croisette.

CaoTON cascarille. [Croton cascarilla. L. C asc a?' ilia ^ chacarilla. ojf.)

Écorce brune, dure, dense , pesante, couverte d’un épiderme blanchâtre : elle a une saveur amère et aromatique, et elle répand une odeur agréable, sur-tout quand on l’échauffe.

[Soumise à l’analyse, on y a trouvé principalement : une résine en grande quantité, et une huile verte aromatique trèssuave. ]

Croton d’eleuthera. ( Croion eluilieria. Sw. Clutia elutheria. L. ElutJieria cortex, ojff.)

Croton porte-laque. {Croton lacciferum. L.)

Un insecte appelé {Coccus lacca), en piquant les branches de différens arbres, et principalement celles du croton, nommé pour cette raison poi'te-laque , provoque l’exsudation d’un suc qui se concrète. C’est une substance résineuse et rbugeâtre, élaborée par l’insecte dans des cellules particulières ; on lui donne cependant le nom de gomme laque. 11 existe trois sortes de laques dans le Commerce : i°. la laque en bâtons, qui adhère encore aux rameaux de la plante ; elle est d’un rouge brun, et sa cassure est brillante; 2°. la laque e?i larmes , qui ne diffère de l’autre que parce qu’elle est détachée des rameaux, et sous la forme de grains ; 3“. la laque en tablettes, obtenue en faisant fondre au feu la précédente , qu’on passe ensuite à travers un linge, et qu’on coule en lames minces sur une pierre bien plane. On doit choisir la laque transparente, d’un beau rouge, et répandant une odeur agréable et prononcée lorsqu’on la fait fondre au feu. Outre la partie résineuse, elle contient du gluten [Vallée), de la cire [Hatckett), et un principe colorant, soluble dans l’eau.

[M. Guibourt adonné (1) les résultats de l’analyse de plusieurs variétés de laque. Comme cette substance est plus usitée dans les arts que dans la médecine, nous renverrons à cet ouvrage.]

Croton de tilly. ( Croton tiglium. L. Ricinoïdes Indien , folio lucido J fructu glabro , grana tiglia officinis dicta. Burm.)

Le bois de cet arbrisseau est le bois des molusques [lignuin pavante , ou moluccense ) , et ses semences sont les graines de tilly {grana tiglia).

[On prépare aujourd’hui avec les semences de ce végétal une huile fixe, très-purgative et très-vénéneuse, à forte dose. Cette huile, d’après MM. Pelletier et Caventou, a beaucoup d’ana-

(1) Histoire des Drogues simples.

logie avec celle du pignon d’Inde (jalropita curcas). Cependant ces chimistes n’annoncent pas y avoir trouvé d’acide semblable à celui dit jatropliique, auquel ils attribuent les propriétés actives de l’huile j mais un principe volatil très-âcre. On ne duit donner ces semences et l’huile qu’avec toute la prudence possible et à des doses extrêmement faibles.]

Croton bes teinturiers. ( Crolon tinctorium. L. 'Ricinoïdes ex quâ par atiir iomnGsoX gallorum. L R. H. HeliotropiuTjitricoccum. C. B. P.)

Le suc de cette plante s’appelle tournesol [saccus heliotropii , lacmus , succustornœ, lacca cærulea.) On en imbibe des linges, qu’on expose ensuite à la vapeur ammoniacale de l’iirine en putréfaction; c’est alors le tournesol en drapeaux : on en imprègne aussi des masses de chaux mêlée de carbonate de potasse, ce qui produit le tournesol en pains.

CuBÎîBE. Voy. Poiure cubèbe.

Cumin OFFICINAL. [Cuminurneyminum. L. Cuminumswe cyminuni sativum. J. B. Feniculum orientale cuminum dictum. I, R. H.)

Cumin des prés. Voy. Carvi cultivé.

CuRCUMA LONG. ( Curcuma longa. L.)

CuRCUMA ROND. [Cw'cuma rotunda. L.)

Racine ronde ou longue et contournée, d’une couleur safrariée en dehors , et orangée en dedans ; d’un tissu dense et serré, présentant l’aspect de la cire dans sa cassure , d’une saveur acide et amère , d’une odeur aromatique , et remplie d’un suc résineux jaune, qui prend une couleur de sang quelquefois brune lorsqu’on le met en contact avec des substances alcalines. ^

CuRRAGE. Voy. Polygone poivre d’eau.

Cuscute épithyme. {Cuscuta épytliymum. L. Cuscuta minor. I. R. H.)

Cuscute grande. ( Cuscuta europœa. L. Cuscuta maior C. B. P.; I. R. H.) ^

CusPARiE angusture. ( Cusparia angustura. Humb. ■ PI. Æquinox. Angustura qfficinalis. Ricli.) ’

Ecorce quelquefois aplatie, mince, rase en dehors, et d’un gris rosé en dedans; d’autres fois, et alors elle a plus de saveur et d’odeur, coiïverte extérieurement d’un épiderme fongueux et blanc, comme sali par la boue. Intérieurement; elle est rouge, dense, et offre une cassure brillante. Elle a une saveur amère et nauséabonde , à laquelle succède un senlirnent d’ûcreté

qui se fixe à la pointe de la langue j son odeur est forte et désagréable. ^ , ,

r Jusqu’ici les analyses diverses tentees sur cette ecorce ny ont pas fait découvrir de base organique , comme dans l’écorce du brucea antidysenterica ou fausse angusture.]

CyclAme d’Europe. [Cyclamen Europœum. L. Cyclamen orhiculato folio. G. B. P. ; I. R- H. Arthanita nyel panis porcinus^ vel rapum terræ. Ojf.)

Cynanque faux séné. ( Cynanchum argel.)

[C’est la feuille de cette espèce qui se trouve si souvent mêlée au séné , comme il a été dit plus haut.]

Cynanque de Montpellier. [Cynanchum Monspeliacum. L. PeriplocaMonspeliacafoliis rotundioribus . I. R. H. Scammonia Monspeliaca flore parvo. J. B.)

On extrait de cette plante un suc qui forme la scammonée de Montpellier [scammonia Monspeliaca.)

Cynodon chiendent. [Cynodon dactylon. JUch. Panicum dactylon. L. Dactylon radice repente , sive gramen qfficinarum. I. R. H.)

La racine. L’herbe.

[Il est encore un autre genre, le triticum repens , dont la racine est donnée sous le nom de chiendent. Elle est moins grosse , moins farineuse et plus sucrée; rarement cette racine est entourée d’écailles foliacées comme celle du dactylon, quel on nomme pour cette raison chiendent pied de poule. ]

Cynoglosse officinale. ( Cynoglossum officinale. L. Cyjioglossum majus bulgare. G. B. P.; I. R. H.) Gykorrhodon. Voy. Rosier sauvage.

Gyprés toujours vert. ( Cupressus sempervirens. L. A.

Cupressus ramos extrà se spargens. I. R. H. On peut faire

une espèce h part de cette variété. B. Cupressus meta in

fastigium convolutâ. I. R. H-)

Daphné bois-gentil. Mézéréon. [Daphné mezereum. L. Thymeloea laiiri folio deciduo , sive Laureola fœmina.

L’écorce.

Daphné garou. Sain bois. [Daphné gnidium. L. Thy-

melœafoUis Uni. C. B. P. ; I. R, H. Chamœleon tenuifolia etnigra. Serapion.)

L’écorce.

[C’est l’écorce qui s’emploie comme vésicatoire; on lui fait subir une sorte de préparation, Mo Vauquelin a analysé ce végétal, et il y a trouvé sur-tout trois substances fort intéressantes : 1°. un principe âcre, caustique, volatil; 2“. une matière cristalline qui n’est point un sel, soluble dans l’eau bouillante plus que dans l’eau chaude, et que l’acétate de plomb ne précipite pas quand elle est pure ; 3°. de plus, il y a reconnu une résine verte qui paraît combinée à la partie âcre, active, volatile, et qui tend à la conserver dans les écorces sèches du garou, en s’opposant à sa volatilité.] ‘

Daphné lauréole. [Daphné laureola. L. Thymelœa lauri folio sempervirens , seii Laureola mas. I. R. H. )

Les graines de cet arbrisseau, et celles de plusieurs espèce? du même genre, sont connues sous le nom de graines de Guide [grana Gnidia, cocci Gnidii. )

Dattier cultivé. [Phœnix dactylifera. L. Palma major.

Ses fruits portent le nom de dates ( daclyli. )

Dature a ituit épineux. [Datura stramonium. L. Stramonium fructu spinbso ohlongo , flore alho. I. R. H. Solanumpomo spinoso rotundo longo flore. G. B. P.)

L’herbe. Les semences.

Daucus de Crète. Voy. jlthamante de Crète.

Delphinette des blés. Pied d’alouette. [Delphiniwn consolida. L, Delphinium segetum. I. R. H. Consolida regalis arvensis. G. B. P. Consolida regalis, seu calcatripa. Off ■ Murr. ) JJ' ■>

Delphinette staphisaigre. Herbe aux poux. [Delphinium staphisagria L. Delphinium platani folio staphisasria dirtum. I. R. H. fferba pedicularis. Cord. ^ ^

Les graines de ces deux espèces sont irrégulièrement anguleuses, d’un gris noirâtre k Pextérieur, blanches et huileuses en dedans. Elles ont une odeur désagréable et une saveur très-âcre. On peut leur substituer celles de delphinette dJ Aiax idelnhinium Ajacis. L. ) j \ t

[M. Fecoreilîe a découvert dans les semences de ce végétal une substance pulvérulente , qu’il a désignée sous le nom de delphine, et qu’il assimile aux alcalis organiques. Celte opinion n’est pas généralement adoptée , parce que l’existence de cette matière n a point encore été assez bien démontrée.]

DfiisïAiKE A FEUILLES PENNÉES. [Dsiilaria pinnata. L. Dentaria heplaplijrllos. C. B. P. ; I. R. H. )

Dentelàiee d’Europe, [Plumhago Europœa. \i. Plumbago quorwndain. Clus. I. R. H. Dentillaria rondeletii,

J. B. ; Off".; Murr. Lepidium dentillaria dictum. C. B. P. J Dictame BLATîc. Voy. Fraxinelle cultivée.

Dictame de Crète. Voy. Origan dictame.

Digitale (petite.) Voy. Gratiole officinale.

Digitale pourprée. {Digitalispurpurea. J. B. ; I. R. H. ; L.) Les feuilles.

[Ou a fait beaucoup d’essais pour isoler le principe actif de cette plante; on a même déjà annoncé l’avoir obtenu, et on lui a donné le nom de digitaline; mais cette découverte n’est pas encore appuyée de preuves assez bonnes pour qu’on puisse admettre cette substance. ]

Diotide maritime. Herbe blanche. (Diotls maritima Desf. Atlianasia maritima. L. Gnaplialium maritimum. C. B. P. ;

Dompte-venin. Voy. Asclépiade dompte-venin.

Doronic a feuilles en coeur. Doronic. {Doronicum pardalianclies. L. Doronicum foliis caulem amplex antibus.

Doronic a feuilles de plantain. [Doronicum plantagineum. L. Doronicum plantaginis folio. C. B. R.; I. R. H.)

On emploie indistinctement ces deux espèces, mais elles sont peu usitées : cependant les fleurs de la première se trouvent quelquefois mêlées avec celles de l’arnica.

Dorsténie contrayerva. {Dorstenia contrajerva. L. Dorstenia spkondjlii folio j radice dentariœ. Plum. Con- Irajerva Hispanorum J sive drakena radix. Clus. )

Racine courbée, d’un brun rougeâtre en dehors, et blanche en dedans, composée d’un tubercule noueux, oblong, d’un pouce, ou deux de longueur, des côtés duquel partent des radicules très-minces. Son odeur est aromatique, et sa saveur en outre légèrement âcre.

Douce-amère. Voy. Mor elle grimpante.

Douce (petite.) A^oy. Renoncule flamme.

Dracocéphale de Moldavie. { Dracocephalum Molda-

vica, L. Moldavica betonicœ folio ,jlore cœruleo. I. R. H. Melissa turcica. J. B. ; Off. ; Murr. )

Dragonier sang-dragon. {Dracœna draco, L. Draco arhor. Clus. )

C’est un des arbres qui fournissent le sang-dragon..

Eau de fleur d’orAnger. î

„ > V oy. C itr orner or aneer.

Eau de naphe. S

Eau-de-vie. Voy. AlcohoL

Ecralion concombre sauvage. ( Echalium elaterium. Rich. Momordica elaterium. L. Cucumis sjlvestris asininus dictas C. B. P. ; I. R. H. )

Éclaire (grande. ) Voy. Chélidoine officinale.

Éclaire (petite.) Voy. Ficaire petife chélidoine.

Écorce du Pérou. Voy. Cinclionie officinale.

Ecorce de Winter. Voy. Tf^inter aromatique.

Écorce de Winter (fausse. ) Voy. Candie blanche.

Églantier. Voy. Rosier-églantier.

Ellébore blanc. Voy. V araire blanc.

Emblique officinale. Myrobalan emblic. {Emblica offidinalis. Gœrtn. Phyllanthus emblica. L. ) ,

Fruit à trois coques monosperraes , tantôt distinctes, et tantôt presque confondues en une seule.

Encens. Voy. Genévrier de Lycie.

Endive. Voy. Chicorée endive.

Enula campana. Voy. Aunée officinale.

Eperviére des murailles. {Hieracium murorum. L. Hieraciummurorum folio pilosissimo. C. B. P.; I. R. H. )

Éperviére piloselle. ( Hieracium pilosella. L. I)ens leonis , qui pilosella officinarum. I. R. H. Pilosella auricula mûris. Tab. Off. ; Murr. )

Epicia. Voy, Sapin pesse.

Épinard cultivé. {Spinacia oleracea. L. A. Spinacia

;o PHARMACOPÉE

vulgaris capsulâ seminis acummatd. I. R. H.; B. Spinacia

vulgaris capsulâ seminis non aculeatâ. I. R. H. )

Épine blanche. Voy. Néflier aubépin.

Épine-vinette. Voy. F^inettier ordinaire.

Rpithym. Voy. Cuscute épithym.

ÉpuRGE. Voy. Euphorbe-épurge.

Ërigéron acre. ( Erigeron acre. L, jdster arvensis cœruleus acris, I. R. H. Conjza cœrulea, Ofl[.; Murr.')

Ers. Voy. Lentille ers.

Érythréê petite centaurée, ( Eryihræa centaurium. Rich. Centaurea minus. I. R. H. ; G. B. P. Gentiana centaurium. L. )

Les sommités fleuries.

Esprit-de-vin. Voy. Alcohol.

Estragon. Voy. Armoise-estragon.

ÉsuLE (grande. ) Voy. Euphorbe des marais.

ÉsuLE (petite. ) Voy. Euphorbe petit cyprès.

ÉstJLE (ronde. ) Voy. Euphorbe peplus.

Eupatoire d’Avicenne. (Eupatorium cannabinum.Ci.B.P, ;

La racine. L’herbe.

Eüpatoire de Mésué. Voy. Millefeuille eupatoire.

Euphorbe des anciens. [Euphorbia antiquorum. L. Euphorbium antiquorum 'verum. Commel. )

Euphorbe , DES boutiques. {Euphorbia oflficinarum. L. Euphorbium cerei effigie. Commel.')

Euphorbe des Canaries. {Euphorbia Canariensis. L. Tithymalus aizoïdes f/rnticosus. Canariensis aphyllus. Commel.)

La tige de ces trois espèces fournit la gomme résine connue sous le nom d'euphorbe (^euphorbium) ; elle découle d’incisions pratiquées à leur écorce, se concrète et se présente sous la forme de larmes globuleuses, creuses, d’un gris jaunâtre , presque inodores, d’une saveur âcre, brûlante et caustique.

française. 71

[L’euphorbe analysé par M. Pelletier lui a donné :

Résine 60,80

Cire ‘9

Malate de chaux. 20,06

dépotasse. 2,00 .

Bassorine. . . • • d’après M. Braconnot, qiij s est aussi

occupé de cette analyse.

Huile volatile. . . 5

Ligneux i3,o5

Perte ....... 3, 00

Celte résine, dit M. Guibourt, est insoluble dans les alcalis caustiques, ce qui la fait dilferer des autres. ]

Euî-horbe épurge. ( Euphorhia lathjrris. L. Tithjmalus latifolius catapucia dictas. Commel.j I. R. H. Lathjris seu cataputia minor. J. B.)

[On retire aujourd’hui une huile purgative des semences de cette plante , il sera parlé de sa préparation dans le cours de 1 ou vrage.]

Euphorbe ésule ( Euphorbia esula. L. Tithymalus amygdaloïdes angustifolius. ; I. R. H. )

Elle pomposait en grande partie le fébrifuge de la Jutaie.

Euphorbe des forêts. ( Euphorhia sylvatica. L. Tithy~ malus sylvaticus lunato jlore. C. B. P. ; I. R- H* )

Euphorbe des marais. Grande ésule. ( Euphorhia palustris fructico sus , C. B. P. ; I. R. H. Esulamajor. Dod.; Off.)

Euphorbe peplus. Ésule ronde. (^Euphorhia peplus. E. Tithymalus rotundis foliis non crenatis. C. B. P. ; I. R. H. Esula rotunda. Off.)

Euphorbe petit cvprês. Tithymàle petite ésuîe. {Euphorbia cyparissias.h. Tithymalus cyparissias. C. B. P. ; I. R. H. Esula minor. Off.)

Euphorbe réveil-matin. {Euphorhia helioscopia. L. Tithymalus helioscopius. G. B. P. ; I. R. H. )

Ces cinq dernières espèces s’emploient indistinctement . on leur substitue quelquefois d’autres plantes du même genre.

Euphraise officinale. {Euphrasiaofficinalis, L. EuphrU" sia offcinarum. C. B. P. ; I. R. H.)

Exostéme des Antilles. Quinquina des Antilles. {Exostemacarihœa. Bonpl. Cinchona carihœa. L.)

Exostéme piton. Quinquina piton. {ExostemaJloribunda$ Bonpl. Cinchona florihunda. TT ahl. iSiv.)

Ecorces minces, lisses, roulées, fibreuses, d'un brun cendré en dehors, noirâtres en dedans, d’une odeur nauséabonde et d’une saveur très-amère : elles sont vomitives (i).

Fagare a huit étaîhiwes. [Fagara octanclra. L. Elaphrium toinentosum. Jacq.)

Arbre du Mexique , qui fournit la résine appelée tflramaAam. Cette résine est en masses de forme variée, jaunâtres , quelquefois molles à raison de la grande quantité d’huile volatile qu’elles renferment, le plus souvent sèches et friables , brillantes dans l’intérieur, couvertes d’une poussière blanche à l’extérieur, et dont l’odéur se rapproche de celle de la lavande. Elle diffère autant du tacamahaca de Mauritanie, fourni par le calophylle tacamahaca, que de la résine qui coule du peuplier baumier, et à laquelle on a donné fort improprement le même nom.

Fèculf. de pommes de terre, [^mjlum solani tuberosi.)

Elle est pulvérulente, et formée de particules plus grossières que celles de l’amidon.

[J’ai déjà indiqué l’opinion deM. Raspail, sur l’amidon et la fécule, qu’il regarde non comme des principes immédiats, mais comme des organes globulaires, contenant une substance gommeuse, soluble et bleuissant par l’iode, les tégumens sont insolubles et membraneux. Cette opinion , que des essais microscopiques ont fait naître, a été beaucoup contestée, etiliaut de nouvelles preuves pour l’appuyer. ]

Fenouil. Voy. Aneth fenouil.

Ferment. )

Matière visqueuse qui se montre en flocons dans tous les sucs de fruits soumis à la fermentation vineuse, et qui porte le nom vulgaire de /erare, lorsqu’elle est rassemblée en masses : elle est d’un blanc cendré, assez solide, et d’une odeur aigrelette ; elle s’égrène sous le doigt, ne se dissout ni dans l’eau, ni dans l’alcohol, donne de l’ammoniaque par la distillation, et se putréfie spontanément.

Férule asa fétide. {^Ferulaassafœtida. L. Asafœùda. Kœnipf. j C. B. P.)

En pratiquant des incisions au col de sa racine, on voit s’en écouler un suc gommo-résineux, qui se prend en masses parsemées de larmes blanches, rosées , passant au violet ou au bleu

(i) On a vainement cherché la quinine dans cette écorce.

par le contact de l’air. C’est Vasa fétide , substance d’une odeur désagréable, fortement alliacée, et d’une saveur âcre et amere. [Cette gomme-résine (i) contient d’après M. Pelletier :

Huile volatile 3,^0

Résine 65,

Gomme i9>44-

Bassorine

Malate acide de chaux. o,3

Fève de marais. {F ah a 'vulgaris. Mœnch.', Cand,; V icia faba. L.)

FîiVE PICHURIM. Voy. Laurier pichurim.

FbvE DE SAINT Ignace. Voj. Strycliuos , fève de saint Ignace.

FfevE Tunka {Faba Tunkinensis. )

C’est le fruit du coumarouna. Aubl.

Celle semence est oblongue, aplatie, rugueuse après la dessiccation , d’un brun noirâtre en dehors, d’un roux grisâtre, et onctueuse au toucher en dedans. Elle a eu une odeur forte et assez agréable. Beaucoup de personnes s’en servent pour parfumer le tabac.

[On a beaucoup travaillé sur celte semence, pour reconnaître la nature de la matière cristalline qui se forme soit à sa surlace, soit entre les deux lobes de l’amande. On l’avait considérée comme de l’acide bensoïque , mais MM. Boullay. et Boutron viennent de prouver que c’est une substance cristalline particulière , ayant quelque analogie avec les huiles essentielles : ils l’ont désignée avec M.Guibourt par le nom de coumarine (2).]

Ficairepetite chélidoine. [Ficariaranunculoïdes.Jioth.ÿ Cand. Ranuncidus ficaria. L. Ranunculus vernus rotundifolius miner. I. R. H. Cïielidonium minus. J. B.; ojf. )

Figuier cultivé. C Ficus carica. L. Ficus commiinis, C. .B. P. Ficus saliva. I. R. H.)

Les fruits secs {caricæ.)

Filipendule. Voy. Spirée filipendule.

Flambe. Voy. Iris commune.

Follette. Voy. ^rrùclie cultivée.

(1) C’est à la résine qu’est due la propriété de se colorer à l’air, (a) Journal de Pharmacie, tom. XI.

FoUGÎiKE FEMELLE. Voy. Piéride commune.

Fougîîre male. Voy. Aspidion fougère mâle.

Fragon épineux. [Ruscus aculeatus. L. Ruscus myrtfolius aculeatus. I. R. H. )

Fragon a foliole. [Ruscus hypoglossum. L. Ruscus angustfolius, fructu folio innascente, I. R. R. Laurus Alexandrinafructu pediculo insidente, (À. B. P. JJi’ularia. Tah. ÿ off. ; Murr. Ruscus j sive hruscus, Ger.)

Fraisiee^cultivé. (Fmg'ana vesca.l,.; G. B. P.; I. R. H. Fragaria et fraga. Dod.; off.)

La racine. Le fruit.

Framboisier. Voy. Ronce framboisier.

Fraxinelle c.M'h'TVfk?..[L)ictamnus aïbus . \u.Dictamnus al— bus vulgo, sivefraxinella.Qi. .Fraxinella. Clus.; I. R. H. )

L’écorce blanche de la racine, lorsqu’elle a été mondée , constitue le dictame blanc [dictamus albus) des officines.

Frêne élevé. [Fraxinus excelsior. G. B. P.; I. R. H.; L.) L’écorce.

Frêne a fleurs. Frêne à la manne. [Fraxinus oinus. L. Fraxinus humilior seu altéra Theoplirasti , minori et ternuiori folio. G. B. P.; I. R* H.; L. Ornus. Dalech.)

De l’écorce de cet arbre, très-répandu en Sicile et en Calabre, découle spontanément, ou par des incisions qu on y pratique , la manne [manna), suc qui se concrète aussitôt qu’il est expose à l’air libre, soluble dans l’eau , et dont il existe deux qualités dans le commerce î la manne en larmes [ manna lacrymata)^ et la manne en sorte [manna communie.)

La manne en larmes, la plus estimée de toutes, est en petits morceaux détachés , secs , blancs, planes, ou légèrement caves d’nn côté et convexes de l’autre, d’une saveur fade et douceâtre, légèrement sucrée, et d’une odeur qui n est point désagréable. , .

[La manne, analysée par M. Thénard, est composée de matière sucrée fermentescible, d’un principe nauséeux incristallisable, et d’une substance cristalline légèrement sucrée , non fermentescible , à laquelle il a donné le nom de mannite.'\

La manne commune de Sicile , qu’on appelle manne geracy, est presque sèche, d’une odeur nauséabonde, et formée de petites larmes blanches, entremêlées de portions molles et d’impuretes. La manne de Calabre, nommée manne capacy, contient des larmes plus nombreuses et plus épaisses; mais elle est plus molle, et se corrompt plus promptement ; aussi est-elle moins chere.

Quand la manne, sur-tout celle de Calabre, est devenue, en vieillissant, ou par l’effet de la fermentation, visqueuse et presque liquide, elle prend le nom de manne grasse (manas pinguis), et doit être rejetée des pharmacies.

On ne se sert également plus, depuis long-temps , dala manne de Briançon {^manna laricea, Manna brigantina), qui suinte des bourgeons du mélèse [^abies larix')^ auprès de Briançon, et que la chaleur du soleil fait concréter en grains jaunes. On rejette aussi divers sucs analogues , qui découlent de quelques autres plantes.

FromjsNT chiendent. {Triticumrepens. L. Gramen loliaceuni ^radice repente sive gramen officinarum. I. R. H. (i)

Froment d’été. [Triticum œstivum. C. B. P.; L.)

Les semences de cette espèce, et celles de la suivante, soumises à l’action de la meule, donnent le son et la farine. Cette dernière, composée essentiellement de gluten et d’amidon, sert à faire le pain.

Froment d’hiver. (Triticum hyhernum^ jiristis. C. B. P.;

Fumeteere a racine bulbeuse. (Fumaria bulhosa. L. Fu-^ maria hulhosa, radice cavâj major. C. B. P. | I. B. H. Aristolochia fahacea. Off.; murr.)

Fumeterre officinale. (Fumaria officinalis. L. Fumçiria ojfficinarum et dioscoridis . C. B. P.; I. R. H.)

L’herbe.

GalAnga (faux). Voy. Kœmpférie faux galanga.

GalAnga (vrai). Voy. Alpinie galanga.

Galbanum. Voy. Bubon galhanif ère.

Galéga OFFICINAL. (Gulcga officinalis . h. GaUga vuU garis , floribus cceruleis. C. B. P.; I. R. H. Buta capraria-

of) •

Galiet. Voy. Caille-lait.

Galipot. Voy. Pin de Genève.

(i) 11 a été dit un mot sur la racino fie cette plante , au sujet de celle fournie par le daclyhn panieum.

Garance des Teinturiers. ( Ruhia tinctomm sativa.

La racine.

[MM. Robiquet et Colin , dans un détail fort intéressant sur la matière colorante de cette racine, ont rappelé les travaux entrepris auparavant sur le même sujet, et ont isolé cette matière qui cristallise très-bien les aiguilles rougeâtres, orangées, solubles en rose dans l’alcohol, et en jaune dans l’éther sulfurique, formant une teinte violette avec l’alun j ils leur ont donné le nom d’a/jsara.]

Garou. Voy. Daphné-garou.

Gayac officinal. Quaiacum officinale, L. Guaiacum flore cceruleo J fructu subrotundo. Plum. Lignum sanctum. Off. ; Murr .)

On emploie dans les pharmacies la résine qui découle de l’écorce, soit spontanément, soit à l’aide d’incisions ; on se sert aussi du bois, qui est dur, pesant, résineux, brun- verdâtre dans le contre, et jaune à la circonférence.

[La résine do gayac traitée par l’acide nitrique, éprouve, après quelques heures, un changement de couleur; le liquidé devient d’abord vert , bleu et brun. Si on verse à temps de l’eau dans la dissolution , verte ou bleue, on sépare les précipités qui donnent cette coloration. C’est un caractère distinctif de cette résine, sur laquelle M. Brande (i) et M. Planche (2) ont fait beaucoup d’expériences curieuses. Il paraît que l’oxigène de l’air joue un grand rôle dans sa coloration , et qu’il s’y fait une sorte d’oxidation ou d’oxigénation, ]

GENÜri BLANC. Voy. Armoise des rochers.

Génépi noir. Voy. Armoise en épi.

Genêt A BALAIS. ( Spartium scoparium. L. Genista angulosa et scoparia. G. B. P. Cytiso-genista scoparia vulgaris. I. R. H.)

Genêt d’Espagne. [Spar’tium junceum. L. Genista jun~ cea. J. B. ; I. R. H. )

Les sommités. Les cendres de l’arbrisseau.

Genévrier cade, ou oxicêdre. (^Juniperus oxicedrus. L. Juniperus major haccâ rufescente. G. B. P. ; I. R. H.)

On se sert du bois, qui fournit, par la distillation, une huile

(i) Annales de Chimie, tom. LXVIII.

(3) Journal de Pharmacie , tom. VI, pag. 16.

|)esante, appelée huile de cade. La. sandaracque (^sandaracha) provient-elle de cet arbre?

Genévrier commun. [Jiiniperiis communis. L. Juniperus vulgaris fructicosa. G. B. P.)

Ses feuilles, son bois, et ses baies sur-tout, qui sont gommorésineuses et aromatiques, sont usités en pharmacie. Broussonet, cité par Desfontaines, dit que de son écorce, ou de celle d’une autre espèce , du même genre, coule la sandaraque, résine qui nous arrive en globules allongés, jaunâtres, demi -transparens, solubles dans l’alcohol, et l’huile essentielle de térébenthine, friable sous la dent, d’une odeur faible et ag-réable , et sans saveur. Celte résine, entre en grande proportion dans la eomposition des vernis 5 ce qui lui a fait donner à elle-même le nom de vernis i^vernix').

Genévrier A l’encens. {Juniperus thurifera. L.)

Genévrier de Lycie. {Juniperus Lycia. L. Cedrus folio cupressimedia^majoribus haccis. (G. B. P. ; I. R. H.)

Genévrier UE Phénicie. {Juniperus Phœjiice a. h. Cedrus folio cupressi major fructu Jlavescente. G. B. P.; I. R. H.)

Ces deux dernières espèces , en Arabie et dans l’Asie mineure , et peut-être aussi le genévrier thurifère, fournissent l’o/téan ou encens {oUbanum , thus) , gomme-résine en larmes oblongues, jaunâtres, cassantes, couvertes en-dessus d’une poudre blanchâtre, ayant une saveur un peu âcre et amère, et une odeur aromatique fort agréable, sur-tout quand on l’approche du feu : peut-être découle-t-elle aussi du genévrier à l’encens.

[ On en distihgue vulgairement deux sortes, l’une dite Vencens mâle, et l’autre \’ encens femelle, noms ridicules et qui ne servent à distinguer le premier qu’en ce qu’il se présente en larmes plus grosses et plus pures que l’autre.

M. Braconnot y a trouvé :

De la Résine 56, 0

De la Gomme 3o,8

Une Résine in.soluble dans Ralcohol. 5,2 Et de PHuile volatile 8,0

Genévrier sabine. {Juniperus sahina. L. A. Sabina folio cupressi. C. B. P.; B. Sabina folio tamarisci dios~ coridis.C. B. P. )

Gentiane jaune. ( Gentiana lutea. L. Gentiana major lutea. C. B. P.; I. R. H.

7» PHARMACOPl^E

GéhAine a feuillks UE ciGL'E. ( Géranium cicutœ folio minus et supidum. G. B. P.; 1. Pi. H.)

Géraine a feuilles rondes. ( Géranium rotundifolium . L. Géranium folio malvæ rotundo. G. B. P.; I. R. H. )

Géraine musquée. ( Géranium moschatum. L. Géranium cicutœ folio moschatum. G. B. P.; I. R. H.)

Géraine des prés. ( Géranium pratense. L. Géranium hatrachioîdes gratiâ dei germanorum. G. B. P. ; I. R. H. )

^ Géraine robertine. ( Géranium robêrtianum ruhens.

Géraine sanguine. [Géranium sanguineum , maxiino flore. G. B. P. ; i. R. H. )

Germandr'ée aquatique. Scorodium. Chamarras. [Teucrium scordium. L. Cliamœdrjs paluslris canescens ^ seu scordium ojfficinarum. I. R. H. )

Cette plante a une légère odeur d'ail.

Germandrée des bois. Scorodone. Saug;e des bois. [Teucrium scorodonia. \,.Chamœdrys fructicosa sylvestris, melissæ folio. I. R. H. Scorodonia qfficinarum. riv. )

Germandrée DE Crète. [Teucrium Creticum.\^. Rosmarinus stechadis fade. Alp. Polium Creticum off.\ murr. A. Teucrium polium. Willd. B. Teucrium polium. L. Polium montanum album. G. B. P. ; I. R. H.)

Germandrée A FLEURS en tête. [Teucrium capitatum. L. Polium maritimum erectum monspeliacum. G. B. P. ;

Germandrée jaunâtre. [Teucrium auj'eum. Schreb.; fPilld. Teucrium polium. A. L. Polium montanum luteum. G. B. P. ; I. R. H. )

Germandrée marum. Herbe aux chats. [Teucrium marum. L. Chamœdris maritima incana frutescens foliis lanceolatis. I. R. H. MaPumverum J seu marum syriacum. Off.; Murr.)

Germandrée de montagne. ( Teucrium montanum. L. Polium lavandulæ folio. G. B. P. ; I. R. H. ]

On emploie indistinctement les cinq espèces précédentes , suivant le pays. On peut les substituer les unes aux autres.

Germandrée ordinaire. Petit chêne. ( Teucrium chamœdrys. L. Chamœdrys major repens. G. B. P.)

L’herbe.

GinoFLiER AROMA.TIQUE. {C atyophyllus aroniaticus. L. ;

Les calices , avant leur maturité et l’épanouissement des fleurs , forment les clous de gérofle [caryophylU). Ils présentent la forme de clous, et sont bruns, huileux, d’une odeur suave, aromatique et forte; ils fournissent, par la distillation, une huile essentielle abondante et plus pesante que l’eau. Ces mêmes calices , parvenus A leur maturité , et remplis de semences , portent le nom de clous matrices, mères de gérofle [antophylli).

[On a retiré du gérofle une substance cristalline non azotée, neutre, à laquelle on a donné le nom de caryophylline. Elle doit, comme la partie cristalline de la fève tonka, se rapprocher beaucoup de la nature des huiles essentielles.]

Gingembre officinale. {Zingiber ojfficinale. Amomuin zingiber. L.)

Racine de la grosseur du doigt, blanche quand elle est fraîche, devenant ridée par la dessiccation, grise en dehors, brune et comme cornée en dedans, d’une saveur âcre et amère.

Ginseng. Voy. Panax de la Chine.

Giroflier jaune. Voy. Violier jaune.

Glauciet jaune. [Glaucium luteum. Gœrtn. Chelidonium glaucium. L. Glaucium Jlore luteo. I. R. H. Papaver corniculatum luteum. I. R.)

Glecome lierre terrestre. Glecoma hederacea. L. Calamintlia liumilior, folio rotundiore. I. R. H. Hedera terrestris vulgaris. C. B. P.)

Globulaire purgative. {Globularia alypum. L. Globularia fructicosa myrtifolio tridentato. I. R. H. Alypjum Monspeliensium , sive frutex terribilis, J. B.)

Glouterow. Voy. Bardane officinale.

Gomme d’Acajou , Voy. Acajou d’Amérique.

Gomme adragant. Voy. Astragale de Crète,

Gomme ammoniaque. {Ammoniacum gummi.)

Gomme-résine dont l’origine est incertaine , et qui est fournie peut-être par une espèce d’ombellifère. Elle est en larmes isolées ou agglomérées, jaunes â l’extérieur, d’un blanc laiteux en dedans , d’une odeur forte , d’une saveur âcre et amère.

[On l’attribue assez généralement à un keracleum, et la présence des semences d’ombellifère, qu’on trouve dans le centre de ses masses agglomérées , milite eu faveur de l’opinion sur son origine. Le commerce la fournit soit en larmes détachées, blan-

8o PHARMACOPÉE

ches à l’inléiieur, jaunes à l’extérieur ; soit en larmes agglomérées , blanchâtres et mêlées d’impuretés : elle est intérieure à l’autre.

M. Braconnot a retiré de cette gomme-résine (i) :

Gomme i8,4

Re'sine 7°»

Matière glutiniforme 4î4

Eau et perte 7>2

'ioo,o]

Gomme akimée. Voy. Hjménée courharil.

Gomme arabique. Yoy. Acacie du Levant.

Gomme caragne. {Caranna gummi-resina.) Gomme-résine dont l’origine eÿ douteuse. Elle se présente en masses de forme variée , parsemées de fragmens de feuilles de jonc ou de roseau, d’un vert noirâtre à l’extérieur, d’une teinte plus pâle et comme marbrées en dedans, sèches et cassantes, ou plus ou moins mollasses, à raison de l’huile aromatique qu’elles contiennent.

Gomme copal. Voy. Gumac ailé et T^atérie des Indes. Gomme élastique. Voy. Caout-cliouc de la Guiane. Gomme gutte. Voy. Guttier vrai.

Gomme du Sénégal. Voy. Acacia du Sénégal.

Gomme séraphique. Voy. Sagapenum.

Gouet serpentaire» Arun% dracunculus . Dracunculus polfphyllus. G. B. P. ; I. R. H. Dracuntium, sive Serpentaria. Off.)

Gouet tacheté. Pied de veau. {Arum vulgare. Lam. Arum maculatum. L. Arum maculatum et non maculatum.

Sa racine se trouve coupée en tranches de forme variée , blanches en dedans, jaunâtres en dehors, d’une saveur âcre, et qui abondent en fécule amylacée.

Gourde. Voy. Courge calebasse.

Graine d ambrette. l Hibiscus abelsmosch.

Graine de musc. S

Graine de paradis. Voy. Amome graine de paradis.

[i) Annales de Chimie. T. LXVIII, p. 69.

FRANÇAISE. 8z

Graine de Tilly. Voy. Croion de Tilly.

Grateron. Voy. C aiUe-lait aparine.

Gratiole officinale. [Gratiola officinalis. L. Digicaiis nunima , gratiola dicta. Moris. I. R. H.)

[■M. Vauquelin a analysé la gratiole et en a obtenu le principe amer, actif» incristallisable , résinoïcie (i).]

Grèmil officinal. i^Luhospennum officinale, L. Lithospermummajus erectum. G.É. P. ;1.R. H.)

Grenadier cultivé. ( Piinica granaturn. L. Punica quœ malum granatumjert. Coesalp. I, R. H. Mala granata sive punica. Tab.)

On emploie en médecine les fleurs appelées balaustes {balaustio) , et les fruits dont l’écorce porte le nom de malicorium. Les semences sont enveloppées d’une pulpe rougeâtre et transparente , remplie d’un suc i)-la-fois aigrelet et douceâtre.

[ On a mis aujourd’hui en usage la racine de grenadier sauvage pour détruire le taenia. Gettc racine, ainsi que les fleurs et les fruits, renferme beaucoup de tannin ; c’est ce qui rend toutes scs parties très-astringentes.]

Groseillier épineux. {Ribes uva crispa. L. Grossularia simphci acino vel spino s a syloestris. C. B. P. ; I. R. H. tiva crispa. Dod.)

Groseillier noir. {Ribes nigrum. L. Grossularia non spinosajructu nigro majore. C. B. P.,- L R. H. Ribesium jructu nigro. Dod.)

Les baies récentes.

Groseillier rouge, Ribes rubrum. L. Grossularia multiphci acino, sive non spinosa hortensis rübra, sive ribes officinarum. G. B. P. ; I. R. H.)

Les baies récentes, rouges ou blanches.

Gruau. Voy. .Avoine cultivée.

Güéde. Voy. Pastel des teinturiers.

L, Viscum baccis albis.

Gui blanc. ( P^iscum album.

Guimauve ordinaire. { Atthœa officinalis. L. Althœa Dioscoridis et Plinii. G. B. P. ; J. R. R )

La racine. Les feuilles. Les fleurs. ''

(») Annales de Chimie, tom. LXII , pag. 19,

Guttier (faux.) Voy. Camhogie guttifere.

Guttier (vrai.) Gomme-gutte. {Guttœferavera. Kœnig., Murr.)

C’est cîe cette niante, suivant Kœnig , et non de la cambogie ffuttifère, uu’on retire la véritable gomme-gutte {gummi-guUa) , o-omme-résine en masses cylindriques, d’un jaune rougeâtre , friables , brillantes dans leur cassure, opaques, inodores, d une saveur d’abord presque nulle , et ensuite fort âcre. La poudre et la solution de cette substance ont une belle couleur d or.

r M Guibourt (i) parle d’une autre gomme jaunâtre, qui provient du suc épaissi de plusieurs hypericum , Vhyperieum cayanense et hacciferum : elle est beaucoup moins estimee que la

gomme-gutte.]

Haricot commun. {Phaseolus 'vulgaris . Lob.; I,R. H.; L.) Heliotrofe h’Eurofe.

liotropmm majus Dioscoridis. C. B. P.; I. R. H. Ferrucaria scorpioïdes. Lob.)

HellIbobedes eecieks. (Helhhoru^ Orientdis^.^ lehorus nigcr Oricnmlis, amplmimofoho. l. K. H , to,.) IlELLiBoBE FtriBE {Hellebonufiudus. U HeUeboîus

n^erfelAs. C. B. P.; I. R- H- Hdlebora^yr Off.)

H.IiiBOBB BOIR. {HelUborm niger. L. HelUborus mger flore roseo. C. B. P. Hellehoms mger,

I H H. Hellehorus niger -vel melampodmm. Oÿ. Murr.)

' IlEELiBOBE VEBT. [Hfforusuirpis. U Helleho,u,s m-

eer hortensis flore vindi. C. B. P., 1- R- •)

' H.LM.BxnociioBTO». Voy. rareBcomW.

IIi«TOX.EB co«.,B«E. Bois Bo campéche. [HnemamxyUm

campechta , ( ^ gt d’une odeur analogue a celle

Son bois, dm, dei ^ jrl" teinture. H diffère du bois dinde

de l’iris , est cmp oyt ,e'celui-ci est absolument sans odeur.

[llgnam Indicum J, e ^ i i a découvert ,

eu, crame du vdg.1.1. ]

Hvvnè Voy. Jîkanna d'Orient.

HÉpariQUE^iTorLiE. Voy. Jsperule odorante.

(i) Histoire des Drogues simp

les.

Hépatique DES FONTAINES. [Marchantia polymorpha. L. Lichen J seu hepatica Jhntana. J. B.)

Hépatique des jardins. Voy. Anémone hépatique.

Herbe de Sajnte-Barbe. Voy. Vélar de Sainte-Barhe. Herbe blanche. Voy. Diotide maritime.

Herbe aux chantres. Voy. Vélar officinal.

Herbe aux chats. Voy. Ansérine fétide, et Germandréc tnaarum.

Herbe aux cuillers. Voy. Cochléaria officinal.

Herbe aux écus. Voy. Ljsimachie nurnmulaire .

Herbe a épervier. Voy. Eperuière des murailles.

Herbe a éternuer. Voy. Millejeuille sternutatoire. Herbe aux gueux. Voy. Clématite brûlante.

Herbe a pauvre homme. Voy. Gratiole oficinale.

Herbe aux perles. Voy. Grémil officinal.

Herbe aux poux. Voy. Delphinette staphysaigre.

Herbe a robert. Voy. Géraine robertine.

Herbe sans couture. Voy. Ophioglosse vulgaire.

Herbe de^Saint-Ghristophe. Voy. Actée des Alpes. Herbe De Saint-Roch. Voy, Aimée antidysentérique . Herbe de Saint-Jacques. V. Séneçon de Saint-Jacques. Herbe de sang-dragon. Voy. Rumex sanguin.

Herbe aux verrues. Voy. Héliotrope d’Europe. Hermodacte. Voy. Colchique djllyrie.

Herniole GhkTiv.v..{Herniariaglabra.ÇA. B. P.; I. R. H.; L.) Herniole velue. {Herniaria hirsuta, C. B. P.; I. R. H.; L.) On sè sert indïfférèmment dé l’une ou de l’aufre espèce.

Hêtre des forêts. ( Fagus syloatica, L. Fagus dodonæi.

Son fruit, appelé faine, donne, par expression, une huiie {huile de faine), qu’on mange dans plusieurs contrées.

Hibiscus abelmosch. [Hibiscus abelmoschus . L. Ketmia Americana hirsuta , fore fçtvo çt semine moschato. I. R. H, Abelmosch Ægyptiorum. Porac.)

Houblon cultivé. {Humulus lupulus. L. Humulus jœ- Tfiina. C. B. P.; I. B. H.)

Les fleurs, et sur-tout les capitules fructifères, formes d un assemblage d’écailles, qui tiennent lieu de calice , et dont chacune porte un fruit à sa base, ont une saveur amère, et une odeur pénétrante. On les ajoute à la décoction d’orge en lermentation,

pour faire la bière. ,

rOn a trouvé dans les fleurs, ou mieux, sous les mailles des cônes du houblon, une matière jaune pulvérulente, nommee lupaline, à laquelle on attribue les propriétés de ce végétal.

MM. Yves, Planche, Payen , Chevalier, ont successivement travaillé sur cette substance très-composée (i).]

Houx COMMUN. {Ilex aquifolium. L. Aquifolium^ sive

asvifolium vulso. J. B.; I. R. H.)

En soumettant à la putréfaction son écorce intérieure , on en obtient une glu semblable à celle du Gui , et dont se servent les oiseleurs.

Houxfragon. Fra^on épineux.

Houx (petit). ^ ^

Houx VOMITIF. [Ilex 'vomitoria. Ait. Cassinc <vera jloriàanorum arhuscula haccifera. Catesb.)

Huile de cape. Voy. Genévrier cade.

Huile de cajeput. Voy. Mélaleuque bois blanc.

Huile de copalme. Voy. Liquidambar deli^Louisiane. Huile de faine. Voy. Hêtre des forêts.

Huile de navette. Voy. Chou-navet.

Huile d’cæ;illet. Voy. Pavot des jardins.

Huile d’olive. Voy. Olivier cultivé.

Huile de palme. Voy. Coco hudeux.

^Yi.^LE.\oy. Sureau hfèble.

Hvménée courbabil. [Hjnienœa courbaril. L. Courbaril

bifolia fructu pvj'amidato . Plum.) . . .

Cette plmte produit la gomme animé [résina anime), résiné séché blanchâtre , opaque à la surface, transparente à l intérieur, brillante dans sa cassure , d’une saveur de terebenthine, et d une odeur agréable quand on la brûle (2).

.t IVipne d. «... ré..,e, d..

Hypocistk a fleurs jaunes. ( Cytiniis hjrpocistis. L. Hjf’’ pocistis flore luteo. I. R. H.)

En soumeltarit à la presse la plante entière, ou les baies seuletnent, on obtient le suc d^hypociste , qu on fait évapoier aux rayons du soleil , jusqu’à consistance d extrait. Il se présente^ ordinairement en masses orbiculaires et noires , couvertes d une vessie , brillantes dans leur cassure , sans odeur, et d’une saveur à la fois acide et astringente. On Rxlsifle souvent cette substance en y mêlant du suc de réglisse.

Hysope officinal (^Hyssopus ojficinalis. L. Hyssopus oJ~ Jicinarum cœrulea , sive spicata. C. B. P.; I. R- H.)

L’herbe.

Immortelle dioïque. {^Gnapaliumdioicum. L. Elychrysum montanum flore rotundiore . I. R. H. Elychrysum montanum longiore folio et flore. I. R. ^.\Hispidula vel P es cati. Ojff

Immortelle des sables. {^Gnaphaliumarenarium. L. Elychrysum , seu stœchas j citrina latfoha. C. B. P. ; !• R* -H. :

Immortelle STœcHAs. {Gnaphalium stœchas. L. Ely~ chrysum, seu stœchas citrina angustifolia. C. B. P.; I. R. il* ) Ces deux dernières espèces s’emploient indifféremment 1 une pour l’autre.

Impèratoire des Alpes. [Imperatoria Ostruthium. L. Imper atoria major. C.B. P. ;I.R.H.)

Racine brune et aromatique.

Indigo. Voy. Indigofère des teinturiers.

Indigof^re des teinturiers. Indigo. [îndigofera tinctoria. L. Indicum. Rumph. Amh.)

Cette plante donne , par la fermentation , une matière d’un bleu violet ou purpurin , qu’on appelle indigo ( indigo , indicum), et dont les peintres et les teinturiers font usage. On peut l’obtenir aussi de plusieurs autres espèces du même genre , qui croissent en Asie ou en Amérique, principalement des indigofères and.

l’on trouvera dans VHistoire des Drogues simples, tom. II, pag. 24®- Rd® est presque toujours remplacée par la résine taeamaque, ou par la résine chibou (du bursera gumtnifera).

argentée, disjyerme, etc. Le pastel ou la Guède fournit une substance semblable, mais en moindre quantité.

[On falsifie quelquefois aujourd’hui l’indigo avec du bleu de Prusse ; la pésanteur spécifique de ces deux substances, bien différentes l’une de l’autre, doit faire reconnaître la fraude, et de plus, la décomposition au feü donnera des produits très-différens : avec l’indigo, ce corps se volatisera, la partie la pluspure sous forme de vapeurs bleues, et avec le bleu de Prusse on obtiendra des produits azotés, et un peu de cyanogène.]

lowiDioN VOMITIF. ïpécacuanha blanc. [lonidium ipecacuanlia. V^ent. J^iolotipecacuanha.\^. F. J^iola grandiflora Veronicœ folio villoso. Barr. ïpécacuanha hlanca. Pis.

La racine de cette plante, douée de vertus moins énergiques que celles de la céphélide et de la psychotrie, qui fournissent le véritable ipécacuanha, leur ressemble pour la forme, et présente une couleur cendrée à l’extérieur; mais elle est ondulée au lieu d’être annelée. En dedans, elle a une teinte très-blanche. Son. écorçe est mince, et son bois épais (i).

JpÉcA.cuANHA BLANC. Voy. loiiidion vomitif.

ïpéCACüANHA CENDRÉ. J y Céphélide VOmitW 6.

Ïpécacuanha gris. ) '

Ïpécacuanha NOIR. ^Voy. Psychotrie vomitii'e.,

Ïpécacuanha NON ANNELÉ.) •' ^

Iris commune. {Iris Germanica. L. Iris vulgaris Germanica swe sjloestiùs. C. B. P.; I. R. H.)

Iris de Florence. {Iris Florentina. L. Iris alha Floren-

ft'wa. C. B. P.; I. R. H.)

Racine d’un pouce d’épaisseur, géniculée, pesante , blanche, et dont l’intérieur sent la violette.

Iris des marais. {Iris pseiido-acorus. L. Iris palustris lutea. T ah. I. Pi. H. Acorus adulterinus. C. B. P.)

Iris puante. {Iris fetidissima. L. Iris fetidissima , seu Xyris. L R. H. Gladiolus fetidus. C. B. P.)

IvETTE. Voy. Bugle ivette.

IvETTE MUSQUÉE. Voy. Bugle musquée.

(i) On y a reconnu un peu d’émétine, comme je l’ai dit à l’article de \‘ipé(^ac,mnha.

Jacée ordinaibe. (^Jacea centaureü.)

Jacée d’Orient. Voy. Rhapontic blanc.

Jasmin officinal. {Jasminiim officinale. L. Jasminurn ulgatius flore albo. G. B. P.; I. B-- H.)

Jatrophe pignon d’Inde. [Jatropha curcas.h. Ricmoides Americana Gossypii folio. I. R. H Ricinus major curcas dictas etfaba purgatrix. G. B. P. Nux catharüca Americana Aél R arbadensis. Off.)

Semences très-âcres , semblables à celles du ricin , mais moins

lisses et moins bigarrées. „ ^

f C’est dans ces semences que MM. Pelletier et Caventou ont trouvé un acide très-volatil, très-délétère, auquel ils attribuent les propriétés vénéneuses, et qu’ils ont appelé acide j atrophique.

Il paraît que c’est plutôt à l’huile de semences de croton tiglium, mêlées accidentellement à celle du ricin, et non a celle du pignon d’Inde, qu’est due fort souvent l’âcrete de l huile de ricin d’Amérique, âcreté qui paraît se dissiper en partie par l ehullition.]

Jonc odorant. Voy. Andropogon schénanthe.

Joubarbe des toits. {Semperoivum tectorum. L. Sedum majus vulgare. G. B. P. ; I. R» H. j Les feuilles fraîches.

Jl'Çeoline. Voy. Sésame d’ Orient.

Jujubier ordinaire. {Zisyphiis satious. Tf^illd. Rcimnus

zisyphus. Dod. I. R. H.; L.)

Fruh rouge et drupacé, composé d’une pulpe jaunâtre, douce et mucilagineuse, adhérente à un noyau biloculaire, qui devient monoloculaire et monosperrae par l’avortement d’une de ses loges.

JusQuiAME BLANCHE. [Hyoscyamus albus. L. Hyoscyàmus albus major. I. R. H.)

JusQUiAME NOIRE. (^Hfoscyamus niger. L. Hyoscyamus vulgaris ,xelniger. G. B. P.; I. R. H.)

Les feuilles. Les semences.

Kæmpférie faux galanga. {Kœmpferia galanga. h.; Willd.)

88 PHARMACOrÉE

Kæmpférie kombe. Zédoaire vonAe. {^KcBmpf arici votunda. j

Racine tubéreuse , dense, rugueuse, hérissée de fibres et de t)ombreux tubercules ovoïdes, blanchâtre en dedans, grise à la surface, d’une saveur camphrée et légèrement amère, d’une odeur faible, qui rappelle celle du gingembre..

Kermès. Voy. Chêne au heivnès.

Kino. (Kino.)

Cette matière, fournie par un arbre inconnu d’Airique, nous est apportée en masses irrégulières , opaques, creusées de cellules en dedans et en dehors, friables, brunes, et brillan|,es dans leur cassure. Elle teint la salive en rouge, est insoluble dans l’eau froide, et se dissout presque entièrement dans l’eau chaude. E’alcohol en dissout les trois-quarts, et prend une couleur rouge très-foncée. On se sert de cette teinture dans les p^périences de chimie, parce qu’elle précipite le sulfate de fer, le tartrate antimonié de potasse, et la gélatine.

.[D’après plusieurs auteurs, comme l’indique M. Guibourt, ce suc est attribué à un eucalyptus resinifera, ou au cocoloba uvtfera, arbre de l’Ainérique, ou enfin à un ptérocar pas , et au naaclea gambir. Rien ne paraît devoir faire adopter telle ou telle origine de préférence. • j

M. Vauquelin la regarde comme une espèce particulière de tannin. On lui substitue quelquefois l’extrait de ratanhia, M. Vogel a donné (i ), ainsi que Thompson, un moyen pour reconnaître la fraude. Il consiste â dissoudre les deux substances séparément dans l’eau, et à verser dans chaque solution de 1 acétate de plomb. La gomme kino donne un dépôt gris de cendre en étendant 4’eau la liqueur, et l’extrait de rataqhia un dépôt rougeâtre.

De plus, le premier précipite de suite l’émétique très-abondant en jaune, et le deuxième seulement au bout d'une heure environ.]

Labbahum. Voy. Ciste de Crète.

Laceron. Voy. Laileron commun.

Lauanum. Voy. Ciste de Crete.

Laiche des sables. [Carex arenaria. L. Sarsapardla Germanica. Murr.)

La racine.

(i) Journal de Pharmacie , 1819, pag. 200.

FRANÇAISE. 8g

Laiteron commdn. {^Sonchus olerciceus , L. Sonchus lævis laciniatus latifolius. G. B. P.; I. R. H.)

Laitue obdinaibe. {Lactuca saliva, G. B. P.; I. R. H.;

B. Lactuca capitata, G. B- P. ; I. R. H. ; c. Lactuca romana seu saliva. G. B. P.; I. R. IL; L.)

[On a essayé de retirer, par incision , de ses liges et de celles du lactuca virosa, un extrait analogue à l’opium; mais qiioiqu il jouisse de quelques propriétés un peu semblables, on n’y a trouvé aucune trace des principes actifs de l’opium. On fait aujourd hui avec le suc des tiges de la laitue ordinaire, un extrait nommé thridace,~\

Laitue scariole. [Lactuca scariola. L. Lactuca sylvestns Costa spinosâ. G. B. P,; L R. H.)

Laitue tireuse. [Lactuca 'vij'osa. L. Lactuca sjrlvestris odore mroso. G. B. P.; L R, H.)

Lamier blanc. Ortie blanche. Ortie morte. [Lamium alhum. L. Lamium vulgare album , sive archangelica. Parh. L R. H. Urtica iners , sive lamium primum. Dod.)

Lampourde commune. [Xanthium strumarium. L. Xanihium. Dod. L R. H. Lappa minor, Xanthium Dioscoridis. G. B. P.)

Langue de cerf. Voy. Scolopendre des boutiques.

Langue de chien. Yoy. Cynoglosse officinale.

Langue de serpent. Voy,, Ophioglosse vulgaire.

Laque. Voy. Croton porte-laque.

Laser a larges feuilles, [Laserpitium latifolium. L. Laserpitiumfoliis latioribus lobatis. Moris. I. R. H.)

Laser lancéolé. [Laserpitium siler. L. Ligusticum quod seseliojfficinarum. G. B. P.; I. R. H. Siler montanum. Dod.)

Lauréole. Voy. Daphné lauréole.

Laurier ALEXANDRIN. Voy. Fragon à foliole.

Laurier amAndé. Voy. Cerisier laurier-cerise.

Laurier camphrier. [Laurus camphorn. L. Camphora ojfficinarum, G. B. P.)

C’est de cette plante qu’on extrait le camphre [camphora , caphfira des Arabes ), substance également fournie par quelques autres espèces du même genre, qui, toutes, en donnent moins, à l’exception d’une, indigène de Sumatra, dont on obtient un camphre de bien meilleure qualité,

go PHARMACOPÉE

Laurier cANELLiiiR. [Laurus cinnarnomum. Li Cinnamomum seu canella ojficinariim. C. B. P.)

Son écorce , appelée canelle {cinnamornum) , est aromatique , sert aux usages de la pharmacie et de la cuisine, et donne, une huile volatile par la distillation. H y a deux espèces de canelle dans le commerce ; i°. la canelle de Ceylan [cinnamornum Zeylanicum), qui consiste en plusieurs écorces, longues, minces comme du papier, étroitement roulées l’une dans l’autre , de manière à égaler le volume du doigt, et réunies en faisceau parun lien ; son odeur est suave , sa saveur piquante , aromatique , légèrement sucrée, et très-agréable ; a*. la canelle de la Chine, qui est réunie en faisceaux moins volumineux , et formée d’écorces souvent isolées, plus épaisses, et d’une couleur plus foncée 5 elle a une saveur plus prononcée , et une odeur de punaise. On. préfère la première pour les préparations pharmaceutiques; et la seconde quand il s’agit d’obtenir l’huile essentielle, dont elle contient effectivement une plus grande quantité.

[Il existe encore dans le commerce une variété de canelle, dite canelle de Cayenne, qui est assez semblable à celle dite de Ceylan, quoiqu’un peu plus pâle , et dont la saveur est très-mucilagineuse. M. Vauquelin les a analysées , et il a trouvé dans toutes les deux , de l’huile volatile , du tannin , du mucilage , une substance colorante et un acide.

La canelle de Chine renferme de l’amidon. Les deux précédentes en contiennent peut-être aussi.]

Laurier-cerise. Voy. Cerisier laurier-cerise.

Laurier culilaban. [Laurus culilahan. L. Cortex carjophflloïdes , Culilawan. Ruinph.)

Ecorce épaisse et dense, qui a l’odeur et la saveur du girofle et de la muscade II faut bien la distinguer d’une autre écorce appelée canelle giroflée [canella caryopliyllata), qui nous vient roulée comme la canelle ordinaire, qui est d’un brun foncé, et dont l’odeur , également analogue à celle de la muscade et du girofle, est bien plus prononcée. Cette dertdère appartient au myrthe giroflée [myrthus caryophyllata).

Laurier franc. [Laurus iiobihs. L. Laurus vulgaris.

Les feuilles. Les fruits.

[M. Bonasire a analysé les baies de cc laurier ; il en a retiré , parmi plusieurs autres substances, une substance cristalline, très-bien caractérisée, i laquelle il a donné le nom de taurine ; elle est neutre, non volatile, très-amère et très-âcre. Ces prin-

cipes sont souvent unis par une huile volatile , âcre et caustique. M. Bonaslre rapproche ce corps des huiles essentielles (i).]

JjA.urier benjoiin. [Laurus henzoin.)

Cet arbre fournit un baume qui ressemble un peu au benjoin ; c’est ce qui l’a fait quelquefois confondre avec le styrax benjoin , d’ou celui-ci provient réellement.

Laurier du Malabar. {Lauriis cassia. L. Cinnamomum, seu canella Malaharensis , seu Javanensis. G. B. P.)

Son écorce {cassia llgnea), ressemble, en dehors, à la canelle de la Chine; mais elle est presque inodore, et elle a une s,aveur inucilag'incuse. Ses feuilles, qui nous viennent des Indes {Malabathri), sont grandes, larges, lancéolées, marquées de trois nervures, très-peu aromatiques, et par cette raison peu usitées.

Laurier pichurim. {Laurus picliurim. Berg. Mat. Med. )

On appelle fève pichurim ( faba pichurim), une semence, ou amande dépouillée de son enveloppe, fournie bien certainement par un laurier, sans qu’on sache à quelle espèce la rapporter, et qui a la forme et le Aoiume d’un gros gland de chêne. Ou peut la diviser, comme ce dernier, en deux portions, demi-ovales, runes , cornées, convexes d’un côté, concaves de 1 autre ,• sillonnées dans leur milieu, portant une cicatricule à la partie supérieure , d’une odeur forte et suave, et dont la surface se couvre d’une efflorescence d’acide benzoïque.

Laurier-rose, Voy. Dferion laurier-rose.

Laurier sassafras. {Laurus sassafras. L. Sassafras arhor ex Florida ,ficulno folio. G, B. P.)

Grande racine ligneuse , torse , jaunâtre , , d une odeur forte et suave. On en préfère le bois, de même que celui des rameaux, encore garnis de leur écorce, à celui du tronc. Les morceaux de bois de sassafras, qu’on trouve dans les officines, sont longs, durs, lisses, d’un blanc ferrugineux , d’une odeur de fenouil, et d’une saveur douce, un peq âcre et aromatique.

Lavande en épis. [Lavandida spica. L. A. Lavandula angustfolia. G. B. P.; I. R. H.; b. Lat>andula latifolia.

Lavande sxcœcHAs. {Larandula stœchas. L- Stcechas purpurea. G. B. P.; I. R. H.)

Les épis en fleurs.

(i) Journal de Pharmacie, tom, X, pag. 4o et 4>-

ga PHARMACOPÉE

Lédon des marais. {Ledum palustre. L. Rosmarinus syU vestris. Off.; Murr.)

Lektille CULTIVÉE. {Eri^um Lens. L.; A. Lens vulgaris,

Page 1