SECTION II
Des Substances tirées du règne végétal.
Abelmosch. Voy. Hibiscus abelmosch.
Absinthe (grande). Voy. Armoise absinthe.
Absinthe maritime. Voy. Armoise maritime.
Absinthe (petite). Voy. Armoise de Pont.
Acaciedu cachou. {Acacia catechu. L.; W. Mimosa cathegu. L. F. )
De ses fruits, ou plutôt peut-être de sa tige, on retire un suc nue l’on rapproche en masses orbiculaires , seches, brunes , tragiles , d’une saveur d’abord astringente , puis agréable et comme Lcrée , qu’on appelle cachou {cate, caSechu. ) Le fruit de 1 areque au cachou {areca catechu) , et quelques autres plantes encore, donnent un suc presque semblable , mais moins abondant.
ril existe deux .sortes de cachou, celui de Bombay et celui du Bengale. Le premier est en pains de trois à quatre onces, dit M. Guibourt; il a une cassure terne, ondulée; sa saveur, d’abord astringente, est ensuite très-agréable et sucree. Le deuxième, celui du Bengale, est en pains plus noirâtres, et moins agréable au goût : on l’estime moins. Le nom de terre du Japon , qu’on avait donné au cachou , est doublernent impropre, puisqu’il ne vient pas du Japon, et qu’il n’est qu un suc épaissi,
et non une substance terreuse. ]
Acacie (fausse). Voy. Robinia fausse Acacie.
Acacie du Levant. Acacie d’Égypte. {Acacia vera.. Off. ; J. B.; I. R. H. ; h. ; W. Mimosa Nilotica. L.)
Les fruits pris avant leur maturité, pilés et arrosés d’eau, donnent par la pression le suc d’acacia { succus acacue verus ) , auquel on fait prendre, en l’évaporant, la consistance d un extrait brun et astringent qui manque aujourd’hui dans le commerce, OU qui du moins y est fort rare : on lui substitue pour 1 oïdmaire le suc <V acacia indigène {^succus acaclœ nostras)^ tire du fruit non encore mûr du prunier sauvage {prunus spinosus ).
Quelques naturalistes prétendent que l’écorce de cette acacie laisse suinter, spontanément ou après des incisions , la gomme
arabique { gumiiii arabicum) qu’on nous apporte d’Arabie et d’Egypte, et dont on trouve deux espèces dans le commerce, la gomme de Jedda et la gomme thurique. C’est un suc gommeux, en masses arrondies, blanches ou jaunâtres, raboteuses en dehors, brillantes dans leur cassure, inodores, d’une saveur fade, et entièrement solubles dans l’eau.
Acacie du Sénégal, [Acacia Senegalensis. L. W. Mimosa Senegalensis, L.)
Son écorce fournit, spontanément ou par incision, la gomme du Sénégal [gumiiii Senegalense) , employée comme la gomme arabique, et que plusieurs botanistes croient originaire de la même espèce végétale. Cependant elle est un peu plus dure, et elle ne se dissout pas aussi facilement dans l’eau.
[M. Guibourt rapporte la gomme thurique à cette espèce; il la regarde comme la gomme de Sénégal fendillée. Il ne faut pas la confondre avec la gomme de Jedda, peu soluble dans l’eau et recouverte à sa surface d’une sorte de pellicule ou de membrane. Cette gomme doit être rejetée par les pharmaciens pour la fabrication des pâtes ou des* sirops, parce qu’elle forme une pellicule insoluble, et se dépose au fond des vases, où souvent elle brûle avec facilité.] »•
Ae.uou d’Amérique. Caju. [Cassuvium occidentale. Lam. A iiacardium occidentale. L.)
Son fruit, appelé noix d’ acajou , est un drupe réniforme ,• dont l’écorce, coriace, lisse, et garnie d’alvéoles pleines d’un suc huileux, visqueux, noir, âcre et très-caustique, couvre une noix uniloculaire, qui renferme une amande douce et bonne à manger. Le pédoncule qui le supporte se développe en manière d’une grosse poire ou pomme, et ressemble à un véritable fruit : sa chair, qu’on ne mange pas, est remplie d’un suc acerbe et acide.
De l’écorcc de cet arbrisseau découle la gomme d'acajou [acaju gummi), en longues larmes transparentes , dorées, insipides, qui collent aux dents et se dissolvent dans l’eau. Quelquefois aussi ce suc gommeux se condense en masses de forme irrégulière.
Acante brAnche-ursine. [Acantkus mollis. Acanthus ÿativus vel mollis virgilii. C. B. P.; I. B. H. Branca ursina of}‘.)
La racine. Les feuilles
Aciie céleri. [Apium graveolens. L. Apiutn dulce, Céleri Italorum. C. B. P,; 1. R. H.)
Ache des marais, {Adiam graveolens. L. Apium' palus-
FRANÇAISE. a5
tr& et, apium officinarum. C. B. P.; I. R. H.)
La racine. L’herbe. Les semences.
ÂCHE DE MONTAGNE. V. Livèche ojjicinctle.
Ache PERSIL. [Apium petroselinum. L. Apium liortmse seu petroselinum vulgo. C. B. P.; I. B. H. Petrosclinum- Off. ; murr.)
La racine. L’herbe. Les fleurs.
Aconit anthora. [Aconitum anthova. L. Aconitum sulutiferum seu anthora. C. B. P.; I. R. H.)
La racine.
Aconit camaron. ( Aconitum cammavum. L. Aconitum cœruleopurpureum, setinapellus quartus.{C.^. P.; I. R. H.)
L’herbe.
Aconit NAPEL. [Aconitum napellus. L. Aoo?iitum coeruleum, seu napellus primus. C. B. P.; I. R. H.)
[Il est encore une autre espèce d’aconit assez connue, c’est l aconUum lycoctomiim o\i iue-\o\x'^ , mais elle n est pas employée aujourd’hui.
Ces plantes sont très-dangereuses, et ne doivent être données qu’avec beaucoup de circonspection.]
L’herbe.
Acore (faux). Voy. Iris faux Acore.
Acore odorant. ( Acorus calamus. L. Acorus verus , slve calamus aromaticus ofjicinarum. C. B. P. I.)
La racine de cette plante nous vient de Hollande. Elle est longue, de la grosseur du doigt , lisse, articulée, d’un blanc rosé en dedans, d’un brun clair en dehors, et d’une odeur suave.
[Cet acore ne doit pas être confondu avecfle calamus aromaticus, ni avec V acorus verus, qui croissent tous deux dans les Indes, et dont le premier est la tige d’une sorte de canne , que l’on réunit en petits faisceaux; aujourd’hui on ne les trouve que trèsrareqient dans le commerce.]
Acore des marais. Voy. Iris faux Acore.
Actée des Alpes. [Actæa spicata. L. Christophoriana -vulgaris-nostras racemosa et ramosa. Moris.', I. R. H.)
La racine, que quelques personnes prennent à tort pour l’hellébore noir, sert particulièrement dans la médecine vétérinaire , pour faire des exutoires.
Æthuse FÉTIDE. [Æthusu cynupium. h. ■ C'ieula minor , petroselino similis. C. B. P.; I. R. H.)
Herbe qu’on emploie quelquefois à la place de la ciguë ordi-
iiairc , mais avec moins de succès. Elle se trouve mêlée souvent, dans les potagers, de cerfeuil, dont il faut avoir bien soin de la séparer. Voy. Cerfeuil cultivé.
Æthuse meum. (^Ætliusa meum. L. Mcuni foliis anethi. C. B. P.; I. R. H. Meum athamanticum off.)
Racine aromatique.
Agaric blanc. Voy. Bolet du mclèse.
Agaric de chêne. Voy. Bolet amadouvier.
Agnus castes. Voy. F Iteæ agnus castus.
Agripaume. Voy. Cardiaque officinale.
Aigremoine officinale. {Agrimonia eupatoria. L. Agrimonta offeinarum. I. R. H. Eupatorium veterum , seu agrimonia. C. B. P-)
L’herbe.
Ail cultivé. { Allium sativum. C. B. P.; I. R- H,; L.)
Le bulbe.
Ail a feuilles de plantain. Faux spicanard. ( Allium victorialis. Allium montanum. G. B. P.; I. R. H.)
Le bulbe ressemble au spicanard, qu’il peut remplacer j mais il est moins énergique.
Ail OIGNON. [Allium cepa. L. Cepa vulgaris, floribus et tunicis candidis, vel purpurascentibus. C. B. P.; I. R* H-)
Ail rocambole. ( Allium scorodoprasum. L. AUium sativum alterum , sive allioprasum caulis summo circumvoluto. C. B. P.; J. R. H. Scorodoprasum. Glus.)
Airelle canneberge. ( V accinium oxycoccus. L. Oxycoccus, sive vaccinia palustris. J. B.; I. R. H.)
Airelle myrtille. (F accillium Myrtillus. L. Fitis Idœa, foliis oblongis , crenatis, fructunigricante. C. B. P.; I. R. H. Fitis Idcea , sive myrtillus. Tab.)
Airelle ponctuée. {F accinium vitis Idcea, L. Fitis Idcea foliis subrotundis , non crenatis , baccis rubris, C. B. P. ; I. R. H- F accinia rubra. Lob.)
[C’est la feuille de cette plante que l’on mêle à celle de Yuva arsi. On les reconnaît facilement, parce qu’elles sont légèrement dentées, qu’elles présentent des nervures assez marquées, et beaucoup de petits points à leur surface.]
AlcannA. Voy. Alkanna.
Alcée. Voy. Mauve alcée.
Alchimille commune. j4.lchimilla vulgaris. C. B. P.,
L’herbe,
Alcool de vin. (^Æcool vini.)
Oa l’obtient en distillant le vin. Sa force, sa densité, et le nom qu’il porte dans le vulgaire, varient suivant.la quantité d eau qui passe avec lui dans le récipient, et qui s’y mêle. On 1 appelle eau-de-vie {aquavitæ ou plutôt vitis. Baccius, de vinis Italiœ.) , quand il marque depuis 18 jusqu’à 3o degrés à l’aréometre de Baumé; et esprit-de-vin {spiritas vini) , quand il passe le degre 3o de cette échelle. L’eau-de-vie est presque toujours à une couleur jaunâtre. . . ,
[On obtient aussi de l’alcohol par la fermentation du cidre, de la bierre, et de beaucoup d’autres liquides; mais il est moins estimé. Enfin, depuis plusieurs années, on a fait une application très-heureuse de la propriété que possède l’amidon ou la fécule , de se transformer en une matière sucrée , par 1 action de l’acide sulfurique et de l’eau. Ce fait curieux, dû à M. Kirkorff, a été appliqué aujourd’hui à la préparation de 1 alcohol. En
faisant fermenter la fécule ainsi .îaccâari/îee , et la soumettant a
la distillation, on est parvenu à obtenir un alcobql qui, sans etic aussi suave que celui retiré du vin, n’en est pas moins très -bon, et capable de le remplacer avec avantage dans une foule de circonstances. Il a la propriété , comme ceux de grains,^ de développer une teinte rougeâtre , lorsqu’on le mêle avec 1 acide sulfurique concentré, effet que ne produit pas le premier.]
Alibousier. Voy. Styrax officinal.
Alkanna (faux). Voy. Buglose orcanette.
Alkanna d’Orient. Henné. [Lawsonia inermts. L. Ltgustrum cegyptiacum elhanne seu tamarhendi. vel alkanna avicennœ. Alp. Alkanna vera seu orientalis. Off.; murr.)
On croit que cette plante est le cyprus des anciens. Toutes ses parties, mais principalement la racine, sont remplies d un suc rouge, safrané, que les femmes emploient dans 1 Orient pour se teindre les articulations des mains et des pieds.
Alkékenge. Voy. Coquerpt alkékenge.
AllïAire. Voy. Erysimon alliaire.
Aloës allongé. {Aloe elongata. Murr.)
Aloés en épi. {Aloe spicata. Thunb.)
aS PHARMACOPEE
Al-Ois A FEUILLES EN FORME DE LANGUE, ( Alot Unguifor-
mis. Thumb.)
Aloès perfolié. [Aloe perfoliata.)
Diverses espèces d’aloës, et principalement les quatre qui viennent d’être désignées, fournissent, par des incisions pratiquées à leurs feuilles, un suc connu sous le nom d’aloès. On en trouve dans le commerce trois qualités,- Valoês soccotrin , Valoës hépatique, et Valoès caballin, que plusieurs naturalistes croient originaires d’espèces différentes ; mais d’autres pensent qu’elles proviennent toute de la même, et ne dilfèrent qu’à raison du procédé employé pour les obtenir (i). Quoi qu’il en soit, chacune a des caractères particuliers. Vatoès soccotrin, le plus pur de tous , s’ofl're en masses cassantes, d’un vert brun, tirant sur le rouge quand il est en masses : il est brillant et transparent dans sa cassure ; réduit en lames fort minces , il prend une teinte rouge ; sa poudre est d’un jaune d’or, il a une odeur aromatique assez agréable , et une saveur excessivement amère. L'aloés hépatique , plus compacte, a aussi une couleur plus foncée, 'analogue à celle du foie : ses fragmens sont moins brillans, moins transparens, souvent ternes J sa poudre est d’un jaune rougeâtre, son odeur ilésagréable , sa saveur amère et nauséabonde ; on ne s’en sert que dans la médecine vétérinaire. \/ alo'és caballin, d’une odeur fétide, d’une couleur plus foncée, et rempli d’impuretés, est rejeté de presque toutes les officines, et remplacé par les débris des deux qualités précédentes, dont les vétérinaires font pareillement usage.
On désigne aussi, sous le nom de bois d'aloës [aloes lignum) , trois espèces de bois que les marchands substituent l’une à l’autre , à cause de l’analogie qui existe entre elles. La première s’appelle plus particulièrement bois d’aloës (^lignum aloes, agallochum , cambac, canibuc , calambac, calambouc) , et provient, suivant quelques naturalistes , de Vexccecaria agallochum. L. ; aloéxylum agallochum ; Loureiro. Elle vient de la Cochinchine , et se rencontre rarement en Europe. C’est un bois pesant , résineux, d’une couleur foncée , veinée de blanc, d’une saveur amère et résineuse, presque inodore, mais qui répand une odeur aromatique et fart agréable dès qu’on le lait chauffer. L’autre espèce, plus commune, et d’un prix moins élevé, porte le nont de bois d’aigle ( lignum aquilinum). On croit qu’elle appartient à Vaquilaria ovata de Cavanilles, qui croit aussi à la Cochinchine. Ce bois est pesant , jaunâtre, résineux, d une saveur
("i) Cette opinion paraît la plus prob.ible.
résineuse, sans amertume et inodore; cependant il acquiert une odeur bien faible par l’action de la chaleur. Enfin la troisième espèce {lignum aspalathi) ne diffère dubois d’aloës que par sa couleur rouge , foncée et marbrée. Ce bois, dont on ignore l’origine, manque maintenant dans le commerce.
Alpinie (?) Galanga. [Alpinia (P) Galanga. Willd. Galanga. major et minor. C. B. P. ; Rumph. Maranta galanga. L. ; Murr.) ■
Il y a deux espèces ou -variétés de Cette racine, l’une grande et l’autre petite. Toutes deux sont contournées, et comiue articulées, brunes et marquées de lignes blanchâtres en dehors , rouges en dedans, d’une odeur suave , d une saveur âcre et aromatique. On préfère la petite à la grande.
Alipot. Voy. Globulaire purgative.
Amadouvier. Voy. Bolet amadouvier.
Amandier commun. ( Amygdalus commuais. L. A. Amygdalus dulcis. J. B. Amygdalus saliva , fructu majore. C. B. P. ; I. R. H. Amandier a fruit doux. B. Amygdalus amara. J. B. ; C. B. P. ; I. R. H. Amandier à fruit amer.)
Les semences des deux variétés.
Amandier PÊCHER. [Amygdalus persica. L. Persica molli carne et imlgaris. C. B. P.; I. R. H.)
Les feuilles. Les fleurs.
Amidon des céréales. ( Amylum cereale. )
On extrait l’amidon en grand des semences dë l’orge ( hordeum vulgare) , et du- froment [ triticum œstivum hjbernurn. ) Il se -vend sous la formé d’aiguilles quadrangulaires , très-blanches et insipides. L’amidon bien pur fait entendre un bruit particulier quand on 15 presse entre les doigts.
Amidon de pomme d^ terre. V. Fécule dè pomme de terre.
[Q’est chimiquement la même substance que le précédent, mais son aspect est différent. 11 se présente en petits grains arrondis, brillans, assez pesans, et paraissant très-détaches entre eux.
Tout récemment M. Raispail, dans un Mémoire fort curieux, a annoncé avoir reconnu , au microscope , l’amidon formé d un globule , composé d’une membrane qui renferme une substance soluble dans l’eau, bleuissant par l’iode , caractère distinctif de la fécule. D’après ce naturaliste, ce ne serait plus un principe immédiat, mais bien un organe. .Tout le monde ne partage pas encore cette opinion, que de nouvelle.? expériences ont besoin de confirmer. ]
3o PHARMACOPÉE
Amome cabdAmome. ( Amomum cardamomum L. )
Il existe trois variétés des fruits de cette plante , la petite, la moyenne et la grande. On ignore si ces variétés appartiennent à la même espèce ou à plusieurs. Les fruits de la petite espèce sont triangulaires et longs de trois à six. lignes ; leur substance, mince comme du papier, et d’un jaune pâle , renferme de petites graines brunes, de forme variable, dont la saveur âcre ressemble un peu à celle de la térébenthine. Cette espèce est plus usitée que les autres. Le cardamome moyen est plus gros et plus long. Celui de la grande espèce est long d’un pouce et demi, brun grisâtre, et rétréci vers ses extrémités ; il renferme des semences rougeâtres , peu sapides et peu odorantes , dont on ne se sert presque jamais.
Amome (faux), y oj. Sison, faux amome.
Amome , graine de paradis , ou Mainguette. ( Amomum ^rana paradisi. L. )
Semences petites, triangulaires, brunes, exhalant l’odeur du camphre , et presque semblables au petit cardamome.
Amome en grappes. ( Amomum racemosum. L. )
Fruit semblable au petit cardamome pour l’odeur et la saveur, mais plus gros et plus rond.
Amome zédoaire. {Amomum zedoaria. Berg. Willd.
Zedoaria longa. C.B.P.) •.>.
Racine longue d’un pouce ou d un pouce et demi , épaisse d’un demi-pouce, dense, grise en dehors, plus foncée en dedans , d’une saveur âcre et un peu amère, et analogue à celle du camphre. Elle casse net.
Amome (?) zérumbet. {Amomum Zerumbet. L. Zingiber laù folium sylvestre. Herm. Zerumbet off. Dalech.)
La racine. Celle qu’on appelle vulgairement ainsi, est-elle véritablement le zérjjmbet? Lemery indique sous ce nom la zé-
doaire ronde. ■ re
[Suivant M. Guibourt, elle est très-rare aujourd’hui. Geoffroy en donne la description suivante : racine tubéreuse, genouillée, grosse comme le bras, et quelquefois seulement cornme le pouce, d’un goût âcre, amer, analogue au gingembre, et d’une odeur agréable.]
Amyride ÉLÉMiFfeRE. ( Amjris elemifera. L. Icicariba. Maregr.)
Cette plante donne la résine élémi.
Amyride de giléad. {Amyris gileadensis. L. Amyris opobalsamum. Forsk.
FRANÇAISE. 5i
Amyride opobalsame. (^yi'myi’is opobulsamum, Opobalsamum off. Geoff, )
C’est de l’une de ces deux espèces, et peut-être de toutes les deux qu’on obtient le baume de la Mecque {balsamum Meccanense, opobàlsamum) , en pratiquant des incisions à leur écorce , ou par la décoction aqueuse des jeunes rameaux. Ce baume est blanc et trouble'; il exhale l’odeur du citron et du romarinj avec le temps il s’épaissit, devient jaunâtre et demi-ttanspaient. C est la même chose que le baume de Judée {^balsamum Judaïcum) , et peut-être aussi que le baume de Giléad ^balsamum Gileadense'^ , qui manque déjà depuis long -temps dans le commerce, et dont le nom a été donné à un autre baume fourni par le sapin
de Giléad. .
Le bois de V amyvid& opobalsame est le scylobalsame officinal {xylobalsamum) , et son fruit le carpobalsame ( carpobalsamum. )
Anacarde d’Occident. Voy. Acajou d’Amérique.
Anacarde d’Orient. ( Anacardium orientale. Off. ; Jonst.; Murr. Semecarpus anacardium. L. F. ; Willd.)
Fruit drupacé, cordiforme ; porté sur un pédoncule court, épais et rugueux; revêtu d’une écorce brune, lisse, élastique,
coriace, sous laquelle se trouvent de nombreuses alvéoles remplies d’un suc huileux, visqueux, noir, odorant et âcre ; ces alvéoles protègent une coque membraneuse , qui renferme une amande blanche et douce, couverte d une pellicule rougeâtre.
Ancolie des jardins. ( Aquilegia vulgaris. L. Aqùilegia sylvestris. C. B. B.;, I. R. H.)
Andropogon nard. ( Andropogon nardus. L. Calamus odoratus. Matth. Nardus indica xiulgaris. J. B.)
Cette plante, qui nous arrive des Indes, consiste en une racine chevelue, d’où sortent deux ou trois tiges , semblables à des racines, chargées de poils roux , résidus des feuilles tombées, et terminées par des paquets de feuilles longues, planes, fibreuses et jaunâtres. L’odeur en est terreuse, et la saveur presque nulle.
Andropogon schénAnthe. ( Andropogon schænanthus. L. Juncus odoratus aromaticus. C. B. P.) ^
L’herbe. Les feuilles.
Anémone des bois. {Anemone nemorosa. L. Anemone nemorosa jlore majore. G. B. P. Ranunculus phragmites albus. Off.i Murr.)
L’herbe. Les fleurs.
Anémone hépatique. (^Anemone hepatica. L. Ranuncu-
lus iridentatus vernüs. C. B. P.; I. R. H. Hepatica nobi-'
lis. Murr.)
Anémone des prés. [Anemone pratensis. L. PuLsatilla jlore minore nigricante. C. B. P.j I. R. H. Pulsatilla nigricans. Stoerk.; Murr. )
Anémone pulsatille. [Anemone pulsatilla. L. Pulsatilla folio crassiore et majore flore. C. B. P.; I. R. H.)
Les feuilles. Les fleurs.
Aneth fenouil. (^Anethum feniculum. L. A. Feniculum dulce. C. B. P. Feniculum dulce majore et albo semine. J. B.; I. R. H. B. Feniculum vulgaregermanicùm. C. B. P.; î. R. H. C. Feniculum vulgare italicum , semine oblongo , gustu acuto. C. B. P. Feniculum vulgare , acrioreet nizriore semine. J. B.;I. R. H.)
La racine. Les semences.
Anetu fétide. {Anetlium graveolens. L. Anethum hortense. C. B. P.; I. R. H.)
L’herbe. Les semences.
Angélique de Bohême. ( Angelica archangelica. L. Angelica sativa. C. B.- P. Imperatoria sativa. I. R. H.)
La racine. La tige. Les semences.
La racine d’angélique cultivée à Paris , dans le Jardin du Roi , séchée avec soin, et récemment préparée, ressemble parfaitement à celle qu'on apporte de la Bohême; on a reconnu même qu’elle ne lui est pas inférieure en vertu, qu’au contraire elle devrait lui être préférée.
[Cètte racine nécessite de grands soins, parce qu’elle perd promptement une partie de son odeur, et que de plus elle est trèsfacilement attaquée par les insectes.]
Angélique sauvage. {Angelica sylvestris. Angelica sylvestris major. C. B. P. Imperatoria pratenAs major
Angusture (fausse). Voy. Brucée antidysentérique.
Angusture (vraie). Voy. Cusparie angusture.
Anis étoilé. Voy. Badiane étoilée.
Anis ordinaire. V. Boucage anis.
Anserine anthelmintique. ( Clienopodium antkelminticuin. L. Chenopodium lycopi folio perenne. DHL)
Anserine bon-henri. ( C lie?i.opodium bonus Henricus.
L. C kenopodium folio triangulo. I. R. H. Bonus Henricus. J. B. Off.; murr.)
Anserine botrys. ( Chenopodium botrys. L. Chenopodium ambrosioïdes -, folio sinuato. L R. H. Botrys. Dod. ; off.; murr.)
A-^SE^nsE FtriT)E4 {Chenopodium vulv aria. L. Chenopodium fetidum. 1. R. H. Atriplex fetida C. B. P. V ulvaria, Off. ; murr.)
[ L’odeur fétide de cette plante lui vient de ce qu^elle renferme une assez grande quantité d’ammoniaque, d’après MM. Chevallier et Lassaigne. Serait-ce ce corps qui servirait do véhicule à un principe odorant particulier?]
Ansérine ODORANTE. [Chenopodium ambrosioïdes. L. Chenopodium mexicana. I. R. H. Botrys mexicana off.; murr.)
Anthemide camomille. (Anthémis nobilis. L. Chamæmelum nobile, sive Leucanthemum odoratius. C. B. P.; I. R. H. Chamomilla romana. Off. murr.)
L’herbe. Les feuilles.
Antherine puante. (^Anthémis cotula. Jj. Chamœmeluin fetidum. C. B. P.; I. R. H. Cotula fetida. J. B.; off. murr.)
L’ herbe.
Anthemide pyrIîthre. (^Anthémis. L. Pyrethrum flore bellidis. C. B. P. Pyrethrum off. ; murr.)
La racine.
Anthemide des teinturiers. [Anthémis tinctoria. L. Buphthaimum tanaceti minoris folio. C. B. P.; I. R.' H.)
Anthore. Voy. Aconit anthore.
ApAXAchine. Voy. Houx vomitif.
Arbousier busserolle. ( Arbutus uva ursi. L. U va ursi. Clus. ; off.; I. R. H.)
Les feuilles.
Arèque au cachou. ( Areca catechu, L. Paima cujtis fructus sessilis dicitur F aiise\. C. B. P.)
On croyait autrefois que les fruits de cette plante donnaient le cachou; on sait aujourd’hui qu’il est fourni par l’acacie au Cachou.
Argentine. Voy. Potentille argentine.
Aristoloche clématite. ( Aristolochia clematilis. L.
Aristolochia dematitis recta. C. B. P.j I. R- H. Aristolochia. Off. ; murr.)
La racine. t, t»
Aristoloche longue. {Aristolochia longa vera. C. B. P.;
La racine.
Aeistoioche BESÜB. ( Aristoloclim ptsulochia. L. Ans-
talochia pisloloMa diota. C. B. P.; I. R. H. Arnuloch.a
tennis. Off.)
Xiâ râcinc»
Aristoloche ronde. { Aristolochia rotunda. L. ^ristolochia rotunda , flore ex purpurâ ntgro. L. B. F. ; 1. U. H. ) La racine. ,
Aristoloche serpentaire. {Aristolochia serpentaria. L. Aristolochia pistolochia, seu serpentaria. Virginiana , faute nodoso Pluck; I. R. H. Fiperina seu serpentaria
s,isc. ,aveu. a.,È,..« .cre, e, d-„„»
odeur camphrée. r al ■
Aehoise absinthe. (Arumisia. ahinthmm. C. Absmthmmponticvim, seu Bumuuum uffciMTum, ssu Dwscoridis C B. P. ; !• R- R* -dbsinthiwnvulgaremajus. J. B. ) L’herbe. LesWimités.
Abmoise aebohe. {JrUmmaAbrota.mm. L.Abroy^^ mas angustifolium maximum. C. . . , •
tanum vulgare. J. B.)
L’herbe. Les sommités. .
Aemoise baebotine. [Jrlcmma /utteicu. L. Absmthmm
sJ^mcum Judaicum. C. B. P. Santonu:am seu C.na
Off. ; Murr. Sementina , semen sanctum , semen contra
officinarum , scheha arabum. Dalech. )
Le calice non encore épanoui de cette espèce sur-tout, et de LC calice nui r mal-à-propos comme la se-
L" siuiplemBri, S.s,en son, ré e^u.naL
On peut la substituer à amw.
Armoise de la Chine. ( Jncmisia Smcnsis. L. )
C’est avec les feuilles séchées et battues de cette plante que les Chinois préparent leur moxa.
Armoise commune. ( Artemisia vulgaris. L. Artemisia, vulgaris major. C. B. P. ; I, R. H. )
Les feuilles. Les sommités.
Armoise ÉLEVÉE^ [Artemisia proeera. Willd.Abrulanum mas angustifolium majus. C. B. P. ; I. R. H. )
Armoise en épi. ( Artemisia spicata. Murr. Wild. ) Armoise estragon. ( Artemisia dracunculus. L. Dracun~ culus hortensis. C. B. P. ; Off. Abrotanum, ' Uni folie acriori et odorato. I. R. H. )
Herbe culinaire.
Armoise des glaciers. ( Artemisia glaeialis. L. Absinthium alpinum candidum humile. C. P. P. ; I. R. H. ) Armoise maritime [Artemisia maritima, L. Absinthiam seriphium Belgicum, C. B. P. ; I. R. H. )
L’herbe. Les sommités.
Armoise de Pont. [Artemisia Pontica. L. Absinthiam Ponticum tenuifolium incanum, C. B. P. ; I. R, H. )
Armoise des rochers. [Artemisia rupestris, L. AIL Absinthium alpinum incanum. C. B. P. I. ; R, H. Artemisia mutellina. Fillar. Willd. Artemisia umbelliformis. Lam. Genepi album. Off. ; Murr. )
On peut lui substituer l’armoise en épi, V armoise des glaciers , et la suivante.
Armoise du Valais. [Artemisia V allesiana. Lam. Absinthium. seriphium montanum candidum Ci. B. P.; I. R. H.)
Arnica des montagnes. ( Arnica montana, L. Doronicum plantaginis folio alterum. C. B. P.; I. R. H. Arnica seu doronicum germanicum. Off. ; Murr. )
La racine. Les fleurs.
[La fleur de cette plante, que l’on n’administre qu’avec précaution, a été soumise à l’analyse par MM. Chevallier et Lassaigne; ils l’ont trouvée formée, 1°. d’une résine jflune odorante j 2°. d’un principe amer, nauséabond, VQmitif, 3 “. de matière colorante jaune, 4“. d’albumine, .. 5î; d'’a6ide gallique, et de plusieurs sels. ] '
Arnica de Suède. Voy. A-unée antidysentérique.
Arrete-bqeuf ÉPINEUX. [Ononis spinosa. L. Ononis spi-
nosa, fore purpureo. C. B. P. ; I. R. H. Ononissive resté-
bovis vulgaris puvpurea. J. B.)
Arroche cultivée. {Atriplex hortensis.L. Atriplex hor-
tensls alba, slvepallidè virens. C. B. P. ; I. R. H.)
Arroche puante. Voy. Anserine fétide.
Artichaut cardon. ( Cincirci cardunculus. L. Cmard spinosa , ciijus pediculi esitantur. C. B. P. ; I. R. H.)
Artichaut cultivé. {C inara scolymus. L. A. Cmara sylvestris latifoUa. C. B. P. ; I. R. H. B. Çinara hortensvs, foliis non üculeatis» C. B, P., L R. H.)
Asa foetida. Voy. Férule asa fcetida.
Asaret d’Europe. [Asaruni Europeum. L. Asarum dodonæi, J. B,; I. R. H.)
Asclépiade dompte-venin. {Asdepias vincetoxicum. L. Asclepias albo fore. C. B. P. ; I. R. H.) Hirundmarta, seu vincetoxicum. Off. Murr. )
La racine.
Asperge cultivée. {Asparagus off cinalis. L. A. Asp^ raeus maritima , crasswre folio. C. B. P. ; 1. H. Hparagus sylvestris tenuissimo folio. C. b. 1., l- a. . C. Asparagus saliva. C. B. P. ; L R. H- )
La racine. Les bourgeons. , , •
r Cette plante ne renferme d’asparagine que dans les jeunes pousses qu’elle produit au printemps. M. Dulong d Astafort a Vainement recbercbé ce principe dans les racines. On sait , de plus qu’elle ne contient pas sensiblement de fécule amylacée , ce qui permet de la faire bouillir assez long-temps.] .
Aspérule odorante. {Aspcrula odorata. L.
tifolia humiliormontana. I. R. H. Matrisylva; Off.; Murr. Hepatica stellata. Fab. )
AspiDioN fougère male. [Aspidium flix mas. Sw. , mud. Polypodium filix mas. L. FtVte noyarmsa dm- MW C.B.P.U. R. H, FUixmas.Dod.; Off.; Murr.)
La racine.
Aspidion de Riiétie. {Aspidium Rliœticum. Sw.ifTüld. Polypodium Rhœticum. L. Filicula fontana major sive adianthum album , filtcis folio. C. B, P. ; I. R. • )
Asplénion capillaire noir. {Asplénium adiantum m- •rrum. L. Filicula quœ adiantum nigrttm officinal um, Ô
ptnnulis obtusioribus. I. R. H. ; Adiantum nigmm. Off. ;
Asplénion des murailles. {Asplénium rata muraria. L. Buta mur aria. C. B. P. ; I. R. H. )
Asplénion polytric. [Asplénium trickomanes. L. Trichomanes seu polytricum officinarum, G. B. P. ; I. R. H.)
Astragale de Crète. [Astragalus Creticus. Lam.; Willd. Tragacantha Cretica incana , flore parvo, lineis purpureis striato, I. R. H. )
Astragale de Marseille. [Astragalus tragacantha. L. Tragacantha. C. B. P. Tragacantha Massiliensis. I. B.;
De ces deux espèces découle, dans File de Crète, la gomme adragant [gummi tragacantha) , dont les larmes, Yermiformes ou aplaties, blanches, inodores et insipides, se gonflent dans 1^ salive et dans l’eau, et s’y convertissent en un mucilage épais et visqueux.
[Il ne faut pas confondre avec elle la gomme Bassora, dont l’origine est encore inconnue ou douteuse. Cette gomme ne se dissout pas dans l’eau et ne forme pas de mucilage y elle se gonfle seulement, et laisse de petits grains se détacher en imitant une espèce de chapelet. L’iode ne l’altère pas, tandis que souvent ce corps bleuit certaines gommes adraganthes que l’on rencontre dans le commerce. La gomme Bassora est ordinairement trèsacide. M. Guibourt pense, que cela est dû à un commencement d’altération survenu à .sa surface par suite de décomposition. Le fait est-il bien constant ?]
Astragale sans tige. [Astragalus exscapus. L. )
En Hongrie et en Allemagne, sa racine est regardée comme propre à guérir les maladies vénériennes.
Astrance a grandes fleurs. [Astrantia major. Astrantia major coronâ floris purpurascente. I. R. H. )
Isolée, cette plante est sans usage j elle entre dans les vulnéraires de Suisse.
Athamante de Crète. [Athamanta Cretensis. L. Dau~ eus foliis feniculi tenuissimis. C. B. P. Daucus Creticus. Tab.; Off.; Murr.)
Athamante oréoselinon. Persil de montagne. ( Athamanta oreoselinum. L. Apium montanum , folio ampliore. C. B. P. Oreoselinum apii folio minus. I. R. H. Oreoselinum. Off. ; M urr. )
Les semences.
Atrope BELLADONE. {Atropa bclladona. L. Sotanum maniacum. J. B. Belladona seu solanum furiosum. Off. ; Murr. )
Aubépin. Voy. ISéflier épine blanche.
Aune commun. [Aulnus gliitinosa. W illd, Betula atnus. L. Alnus rotundîfblia glutinosa viridis. C. B. P. ; I. R. H.)
On emploie les feuilles et l’écorce , dont on se sert quelquefois en place.de quinquina, dans le traitement des fièvres intermittentes.
Aunèe antidysentérique. [Inula dysenterica. L. Aster pratensis autumnalis conyzœ folio. I. R. H. Conyza mediUs seu arnica Suedensis. Off.; Murr.)
Aunée officinale. [Inula helenium. L. Aster omnium maximus helenium dictus. I. R. H. Helenium vutgare. C, B. P. Helenium sive Enula campana, J. B. ; Off.)
Racine longue, blanchâtre, épaisse, charnue, d’une odeur forte , et d’une saveur âcre, amère et aromatique.
[ C’est de la racine de cette plante sur-tout que l’on a retiré l’inuline , trouvée aussi dans celle de pyrèthre. On sait que ce principe immédiat diffère de l’amidon ou fécule , en ce qu’il est soluble à chaud dans l’eau , sans former de gelée par le refroidissement , et que l’iode ne le colore point en bleu , etc. ]
Aurone. Voy. Armoise aurone.
Aurone des champs. Voy. Armoise des champs.
Aurone femelle. Voy. Santoline commune.
Avoine cultivée. [Avena sativa. L. A. Avenu nigra, C. B. R. ; I. R. H. B. Avena vulgaris, sive alba. C. B. P.; I.R.H.)
La semence, dépouillée de son enveloppe, et passée à la meule , porte le nom de gruau ( grutellum ).
Bacile maritime. Crithmum maritimum. L. Crithmum seu fêniculum maritimum majus odore apii. C. B. P. ;
Bassinet. Voy. Benoncule bulbeuse.
Badiane étoilée. [Illicium anisatum, L. Anisum stellatum , seu sinerise. ofT-)
FRANÇAISE. 5g
BagtjeNAUDIER en arbre. {Colutea arborescens. L. Colutea vesicaria. G. B. P; I. R- H. )
Balanite d’Égapte. Balanites Ægyptiaca. Del. ; Desf.
Myrobolanus chebula. Off.; Murr.)
On a cru mal à propos , sur l’autorité de Vesling , que le fruit de cette plante est le myroholan chébule [^myrobolanus chebula), dont on ne connaît pas positivement l’origine. Le myrobolan d’Inde (myrobolanus Indien) , et le myrobolan citroné (myrobolanus citrina) de Gærlner, en sont des variétés.
BalAxistier- Gvenadiev cultive*
Ballote noire. Ballota nigra. L. Ballota. Mattli. I. R. H. Marrubium nigvuni sive ballota, J. B. )
On peut la substituer au marrube noir.
Balsamite ODORANTE. (Balsamita suaveolens. Desf. Tanacetum balsamita. L. Tanacetum hortense foliis et odore menthœ. I. R. H. Balsamita seu costus hortensts. Off.;
M iirr. )
Les feuilles.
Barbe DE BOUC. Voy. Salsifis.
Barbeau. Voy. Bleuet des moissons.
Barbotine. Voy. Armoise barbotine.
BardAne officinale. (Lappa major. Gœrtn. ; Cand. Arctium lappa. L. Lappa major, arctium Dioscoridis. I. R. H. Personata, lappa major, aut bardana. J. B. )
La racine. Les feuilles.
Bardane (petite). Voy. Lampourde commune.
Barras. Voy. Pin de Genève.
Basilic cultivé. (Oetmum basilicum, L. Ocimum caryophyllatum majus. G. B. P. ; I. R. H. )
L’herbe.
Baume de Ganada. Voy. Sapin baumier.
Baume de Gopahu. Voy. Copaîfère. officinale.
Baume FocoT. Voy. Peuplier baumier.
Baume de Giléad. (Balsamum Gileadense. Gileadensts résina fluida. )
Le véritable n’existe pas en ce moment dans lé commerce, ou bien on l’y connaît sous le nom de baume de la Mecque ^ tandis qu’on appelle baume de Giléad la résine qui découle du Sapin baumier. Voy. Amyride de Giléad et Sapin baumier.
Baume de Hongrie. Voy. Pin mugho.
4o PHARMACOPÉE ;
Baume des jardins. Voy. Menthe purpurine.
Baume de Judée. Voy. Amjride opobalsame.
Baume de Marie. Voy. CalophjUe tacamahaca.
Baume de la Mecque. Voy. Amyride opobalsame,.
Baume noir des Indes. > , t , n,
> Voy. Myroxyle du Pérou.
Baume du Pérou. 3
Baume (faux) du Pérou. Voy. Mélinot bleu.
Baume tacahamaca. Voy. Calophylle tacamahaca.
Baume tacahamaca (faux). Voy. Fagare à huit cta^ mines et Peuplier baumîer.
Baume de Toxu. Voy. Toluifère baumier.
Baume vert. Voy. Calophylle tacamahaca.
Baumier du Canada. Voy. Sapin baumier.
Bdelliüm ( Bdellium. )
Gomme-résine originaire de l’Inde et de l’Orient. On est incertain si elle découle d’un palmier ou d’une espèce d amyride. Elle vient de Perse et d’Arabie , mêlée avec la myrrhe et la gomme arabique. Elle est en morceaux arrondis j d’un brun cendré, d’une couleur plus pâle et assez semblable à celle de la cire dans leur intérieur , demi-transparente , et d’une odeur et d’une saveur qui se rapprochent de celle de la myrrhe, mais qui sont moins prononcées (i).
Bec de GRUE. Voy. Gèraine.
Beccabunga (grand). Voy. V éro7iique bcccabimga.
Beccarunga (petit). Voy. Véronique anagallis.
Béhen blanc. Voy. Mhapontic blanc.
Béhen commun. [Cucubalus behen. L. Behen album nostras. )
La racine.
Béhen rouge. Voy. Staticc aquatique.
Belladone. Voy. Atrope belladone.
Ben oléifère Voy. Moringa.
Benjoin (faux). Voy. Laurier faux benjoin.
(1) C’est la présence du bdellium dans la gomme arabique, ou celle de Sénégal, qui nécessite la précaution de laver celle-ci .avant de s en servir, parce que cette gommç-iésine laisse à sa suitace un enduit ttes-amer, quoique très-léger.
française. 41
Benjoin (vrai). Voy. Styrax benjoin.
Benoîte officinale. {Geum urbanum. L. Catyophyllata vulgaris. C. B. P.; I. R. H. Cavyophyllata. Off,)
La racine.
Berce des prés. ( Héracleum sphondylium. L. Sphondylium vulgare hirsutum. C. B. P; I. R. H. Branea ursina spuria. Off.)
Berle de la Chine. {Sium ninzi. L, )
La racine.
Berle a feuilles étroites. ( Sium angustifolium. J acq. ; Willd. Siumsive apium palustre foliis oblongis. C. B. P.; I. R. H. Berula officinarum. Chom. )
Berle a feuilles larges, {Sium latifolium. C. B. P.;
On emploie indifféremment l’une ou l’autre de ces deuxespèces. Bétel. Voy. Poivre bétel.
Bétoine aquatique. Voy. Scropkulaire aquatique. Bétoine officinale. ( Betoniea officinalis. L. Betonica purpurea. C. B. P. ; I. R. H. )
Les feuilles.
Bette poirée. Bêla cycla. L. Beta alba vel pallescens quæ cyela officinarum. C. B. P.; I. R. H, )
Bette-rave. ( Beta vulgaris. L. A. Beta rubra vulgaris. C. B, P. ; J. R. H. B. Beta rubra radicerapœ. C. B. P. ;
On mange sa racine , qui est grande , épaisse , fusiforme, charnue , et remplie d’un suc sucré qu’on obtient facilement, et dont on retire de véritable siïcre (i).
Bière. \oj.-Orge commune.
Bled noir.
Bled sarrazin.
Bled de Turquie. Voy. Maïs cultivé.
Bluet des moissons. ( Cyanus segetum. I. R. H. ; C. B. P. ; Centaurea cyanus.'
Les fleurs.
(1) C’est à tort qu’on prétendait que ce sucre sucrait moins; il est identique à celui de cannes : seulement il cristallise souvent en un grain plus gros et moins serré , ce qui le rend très-poreux.
> Voy. Polygone sarrazin.
Bois agallochum. \
Bois d’aigre. f ,,
, ; Vo-y. Atoés.
BoisDALoks. i
Bois d’aspalathe. ]
Bois de Brésil. Voy. Césalpinic des teinturiers.
Bois de calambac.
Bois de calambouc.
Bois de cambac.
Bois de cambouc.
Bois de campêche. Voy. llématoxyle commun.
Bois DE COULEUVRE. Voy. StTychnos bois de couleuvre.
Bois GENTIL. Voy. Daphné gentil.
Bois des Moluques. Voy. Croton de Tilly.
Bois néphrétique. {Lignum nephreticum. )
Bois pesant, d’un jaune brunâtre au centre, blanc à la circonférence, dont l’origine est incertaine, et qu’on présume appartenir à' une espèce de frêne.
Bois de Rhodes. V. Genêt des Canaries , et Liseron effilé.
Bois saint. Voy. Gayac officinal.
Bois DE Sainte-Lucie. Voy. Cerisier à'grappes.
Bois de serpent. Voy. Ophioxyle serpentin.
Bolet amadouvieji. {Boletus ungulatus. Bull.; Ca^id. An Boletus igniarius. L. ? Agaricus pedis equini facie. I.R.H.)
Il sert à préparer l’amadou : on l’emploie aussi pour arrêter les hémorrhagies.
[C’est avec ce bolet que l’on prépare l’agaric de chêne, en le battant fortement et lui donnant alors un grand état de souplesse indispensable à l’emploi auquel on le destine.
M. Braconnot a trouvé, outre du sucre incrislallisable et d’autres substances peu remarquables , un acide particulier qu’il a nommé acide bolétiquc, et qu’il regarde comme assez analogue à l’acide succinique, et, de plus, une substance particulière à tous les champignons, la fongine.]
Bolet blanc. Boletus laricis. h. Agaricus sivc fungus laricis, C. B. P.; I. R. H. )
Voy. Aloès.
Bolet odorant. {Boletus suaveolens. L. ; Bull.; Cand. ^^aricus salicts. Off,; Murr:)
Bon-Henri. Voy. Ansérine Bon-Henri.
Bonne-Dame. Voy. Arroche cultivée.
Botrys. Voy. Ansérine botrjs.
Boucage ANis. {Pimpinella anisum. L. Anisum vulgare. dus.; Off.; Murr. Apium anisum dictum, sernine suaveolente majori. I. R. H. )
Les graines.
Boucage ÉLEvi. {^Pimpinella magna. L. Pimpinella saxifraga major, umbellâ candidâ. C. B. P. Tragoselinum majus, umbellâ candidâ. I. R. H. Saxîfragamagna. Dod.)
Boucage petit. [Pimpinella saxifraga. L. Pimpinella minor. C. B. P. Tragoselinum minus. I. R. H. )
Bouillon blanc. Voy. Molène commune.
Bouleau blanc. ( Betula alba. L. Betula Dodonœi. J. B. ; I.R. H.)
Les jeunes pousses.
[On retire aujourd’hui, par la distillation de ce végétal, une huile essentielle qui sert à donner au cuir une odeur analogue à ceux préparés en Russie , et qui les imite parfaitement. ]
BourgLne. Voy. Nerprun bourgène.
Bourrache officinale. [Borrago officinalis. L. Borrago floribus cœruleis. J. B. ; I. R. H. )
Bourse a berger. Voy. Thlaspi bourse à berger.
Bouton d’ot. Voy. Benoncule âcre.
Branche-Ursine (vraie.) Voy. Acanthe molle.
Branche-Ursine (fausse. ) Voy. Berce des prés,
Bray sec. Voy. Colophane.
Brinvilliers. Voy. Spigelie anthelmintique.
Brou de noix. Voy. Noyer ordinaire.
Brucée antidysentérique. [Gaure angustus. Bruceaan^ tidysenterica. Mill. )
Ecorce épaisse et dense, grenue et cendrée dans sa cassure j couverte d’un épiderme, tantôt ferme, solide, d’un gris jaunâtre et parsemé de points blancs ; tantôt lisse, fongueux et couleur de rouille. Elle diffère de la vraie angusture en ce qu’elle n’a presque pas d’odeur et que sa saveur est plus amère et plus tenace.
[ C'est dans l’écorce de ce végétal que MM. Pelletier et Caventou ont découvert la bruclne, qu’ils ont rangée au nombre des alcalis organiques» et qui paraît être le principe vénéneux de cette écorce. Depuis, on a retrouvé cette substance associée à la strychnine dans plusieurs plantes des genres strychnos et upas.
La couleur de rouille, si remarquable , de la fausse angusture ne lui est pas communiquée par de l’oxide de fer, comme on Pavait dit à tort. Quoiqu’on y trouve une petite quantité de ce métal, elle paraît due à une matière colorante particulière.]
Brtjnelle ordinaire. ( Brunella vul^aris, Lam.; Cand, Bvunella vulgaris. L. Brunella major, folio non dissecto-
Bruyère ORDINAIRE. [Erica vulgaris, h. Erica vulgarts
glabra. C. B. P. ; I. B. H. )
Bryone dioïque. {^Bryonia diotca Jacq.i. JEilld. alba , sivc bryonia. Dod. Bryonia aspcra , sive alba , baccis rubris. C. B. P. ; I. R. H. )
La racine. La fécule.
[La racine de cette plante a été l’objet de plusieurs analyses, et le principe actif, isolé sous forme d’extrait, laisse peut-être encore à désirer pour être parfaitement connu. ]
Bubon galbanifère. [Bubon galbanum. E. Ferula Africana galbanifera , folio et facie ligustici. Herm.)
Cette plante donne le galbanum , gomme-résine en masses de formes variées, molles, roussâtres, demi-transparentes, mées de taches blanches , d’une odeur forte qui n est pas celle de l’ail , d’une saveur âcre et amère.
[ On trouve dans le commerce deux variétés de cette gommerésine. La première est en larmes qui paraissent sèches et isolées; la deuxième contenant , dit M. Guibourt, plus d huile volatile, est en masses formées par la réunion des larmes qui se sont agglutinées. Il a une odeur très-forte qu’il perd au bout d’un certain temps, ce qui doit faire préférer le galbanum recent pour la préparation des médicamens où il entre.
M. Pelletier, à qui l’on doit un travail très-étendu sur es gommes-résines, a trouvé le galbanum compose :
De Malate acide de chaux. . . .
. . (des traces).
Ce qui est très-singulier, c'est que l’huile volatile qu on rctiie
en la chauffant à lao ou i3o% T. G., est d’un bleu indigo trèsprononcé.]
Bubon bb MaceMcum. L. Apium
Uacedonicum. C. B. P.i I. R- H. PelroseUnum Macedon,cum. Dod. ; Off. ; Murr. )
Les fruits.
Bugle ivette. {Jjugacliamœpüjs. Schreb.; fFtlld. TeticTiumchamœpitys. L. Chamœpitys lutea yulgaris , st^e folio trifido. C. B. P. ; I. R. H. Iva artkrtUca. Off. )
L’herbe.
Bugle (?) musquée. {Jdjuga {?) iva. Schreb; Wtld. Teucrium iva. L. Chamœpitys moschata foins serratts.
L'herbe.
Bugle rampante. {Juga reptans. L. BugulaD^onæt. I. R. H. Consolida media, quibusdam bugula. J. B. )
L’herbe.
Bugle velue. {Juga Genevensis. L. Bugula sylvestris villosa. I. R. H. Consolida media Genevensis. J. B. ) L’herbe.
Buglosse officinale. ( ^nchusa offtcinalis,. L. Buglossum angustifolium majus. C. B. P.; I. R. H. ) ^ ,
On peut la remplacer par la buglosse d’ Italie {anchusa Italica, ^ ou par^Ia buglosse à feuilles étroites ( anchusa angustifolia. L.)
Buglosse des teinturiers. Orcanelle, {Anchusa tinctoria. L. Buglossum radicè rubro , sive anchusa vulgatior. C. B. P.; L R. H.)
Racine de la grosseur du doigt, très-rugueuse, d un rouge foncé en dehors, blanche en dedans, inodore et presque insipide, qui colore eu rouge l’alcohol , l’eau, les huiles, la cire et les graisses.
Buis toujours vert. {Buxus semper virens. L. Buxus arborescens. C. B. P. ; I. R. H. )
BuplÊvre a feuilles rondes. {Bupleyrum rotundifolium. L. Buplevrunx perfoliatum rotundifoUum annuum. I. R. H.) Perfoliata. Dod.; Off.; 3Iurr.)
Busserole. Voy. Arbousier busserole.
Butua. Voy. Cissampelos pareira-brava.
Cabaret. Voy, Asaret d'Europe.
Cacaoyer CULTIVÉ. {Theobroma cacao.h.)
On trouve dans le commerce deux espèces ou variétés de ca-* cao, celui des îles et le cacao caraqae , ou plutôt de Caraccas^ Le premier est aplati , recouvert d’une enveloppe papyracée rouge; l’amande est brune , grasse, d’une saveur agréable et légèrement âcre. Le second est plus gros , arrondi , protégé par une enveloppe d’un brun grisâtre; son amande est plus pâle , friable, moins huileuse et plus sapide : il sent fort souvent le moisi , parce qu’on l’enfouit ordinairement sous terre pour adoucir son âcreté : c’est ce qu’on nomme terrage du cacao.
Cachibou. Voy. Chibou.
Cachou. Voy. Acacie au cachou, et Arèque au cachotu
Cacis. Voy. Groseiller noir.
Cade de Provence. Voy. Genévrier cade.
Cafeyer d’Arabie. {Coffea Arabica. L. JasminumAr-
abicum cujus fructus CalTe dicitur, J uss. Act.
Gall. 171 5. Bon vel Ban. Alp, ; J. B. ;
Le fruit de cet arbrisseau est le café.
[ Il existe dans le commerce un grand nombre de variétés de café , qui portent toutes les noms des pays d’où elles viennent ; ainsi on connaît le café Moka, le plus estimé, qlii croît en Arabie; le café de Saint-Domingue, le café Bourbon, le café Martinique , etc., etc. On a trouvé dans cette semence un principe très-bien cristallisable , auquel on a donné le nom de ca/’eiwe; c’est un principe immédiat neutre, auquel le café ne paraît pas devoir ses propriétés. Il est soluble dans les acides sans les saturer, et y cristallise facilement.]
Caille-lait aparine. {Galium aparine. L. Aparine vulgaris, C. B. P. ; I. R. H. )
Caille-lait blanc. [Galium mollugo. L. Galium album vulgare. I. R. H. )
Caille-lait jaune. Galium verum. L. Galium luteum, C. B. P.;I. R. H.)
Calaguala. ( Calaguala. )
Racine dont on ignore l’origine, mais qui appartient certainement à la famille des fougères. Ne vient-elle pas d’une espèce de polypode ?
Calament. Yoy. Mélisse ealament.
Caeamus AROMATIQUE. Voy. Acove aromatique.
Calamus sang-dragon. ( Ca/amus draco. Willd. Palmi- J uncus draco. Bumpli. )
O.n croit que c’est un des arbres qui fournissent le sang-dragon.
Calebasse. Voy. Courte calebasse.
Calebassier des Antilles. Crescentia cujete. L. Cujete foliis oblongis et angustis , fructu magno et ovato. Pium. )
Son fruit ouvragé porte le nom de couis.
Calophylle tacamahaca. ( Calophjllum inoplijllum. L.
Cet arbre produit la résine verte, appelée baume de Marie ( balsamuin Maria), ou baume de tacamahaca. ( balsamum tacamahaca. )
Camaron. Voy. Aconit camaron.
Cambogie GUTTiFÎiRE. Cambogia gutta. L.
Ce n’est pas ce végétal qui donne la vraie gomme gutte ; Kœnig assure qu’elle découle du guttier vrai.
Camomille. Voy. Chamémélon ordinaire.
Camomille puante. Voy. Anthémide fétide.
Camomille romaine. Voy. Anthémide noble.
Camphre. Voy. Laurier camphrier.
Camphrée de Montpellier. ( Camphorosma Monspeliensis. L. Camphorata hirsuta. C. B. P. )
Caneficier. Voy. Casse des boutiques.
Canelle de Ceylan. I .
.r. n f Voy. Laurier canelier,
Canelle de la Chine, j
Canelle giroflée. Voy. Myrte canelle, et Ravensara aromatique.
Canelle de Java.
Canelle du Malabar.
Voy. Laurier du Malabar.
Canelle blanche. ( Canella alba. Murr, W interania canella, L. Canella alba, seucorteæ JV interanus spurius, seu costus corticosus Off. )
Ecorce rase et d’un blanc jaunâtre en dehors, blanche en dedans, roulée en cylindres, épaisse d’une ligne ou d’une demiligne, dont la saveur aromatique et amère rappelle à-la-fois celle du poivre et celle de la canelle. Elle est plus blanche.
moins roulée , et d’un tissu moins serré que la véritable écorce de Winter, qui vient du W inter a ou d’’ Y émis.
[M. Henry père a analysé [ces deux écorces, la canelle blanche et celle de Winter comparativement; il les a trouvées composées, savoir :
Journal de Pharmacie, tom. V, pag. 480.
LA PBEUIÙRH , LA DEÜXIKME ,
De Résine.
D’Huile volatile.
De Gomme, d’amidon.
De Matières colorante et extractive.
De Sels, parmi lesquels l’acétate de potasse.
De Résine.
D’Huile volatile.
De Matière colorantei De Tannin,
De Sels.
MM. Robinet et Petroz y ont trouvé , de plus, dé la mannité et une substance amère particulière.
D’après diverses observations, on regarde la cannelle blanche, dont l’écorce est plus foncée, comme préférable; sa saveur est plus piquante et plus chaude.]
CANNAithLE. Voy. Canne à sucre.
Canne a sucre. {Saccharum officinarmn, L, Arundo saccharifera . C. B. P. )
La moelle de sa tige renferme un suc abondant, qu’on en exprime pour obtenir le sucre.
[C’est ce sucre qui nous est envoyé des îles ou de l’Inde, et qui offre dans le commerce tant de nuances et tant de variétés. On le terre en Europe, et on le purifie de nouveau pour l’avoir plus pur et plus privé de mélasse. ]
Caout-Chouc de ea Guyane. {Stphonia cahuchu. WiUd. Jatropha elastica, L. Hevca Guianensis. Aubl. )
Cette plante fournit la résine élastique de la Guyane, communément appelée gomme élastique ou caout-chouc , qui se débite sous la forme de bouteilles élastiques, tantôt brunes et demitransparentes, tantôt noirâtres. Cette substance sert à faire des sondes et autres instrumens de chirurgie. Plusieurs autres végétaux fournissent une résine analogue, mais en moindre quantité.
[ La difficulté de dissoudre le produit , et le prix assez élevé où il se trouve, a fait imaginer de confectionner ces ustensiles avec des huiles de lin lithargirées fort épaissies , et dont on enduit certains tissus. Ces instrumens sont souvent exposés à se briser ou à se déchirer, et leur usage devient alors très-dangereux.
M. Faraday, à qui on doit l’analyse de ce suc naturel , est parvenu à dissoudre très-bien le caoutchou dans une huile produite par la distillation du charbon de terre. Il en a enduit certains tissus pour en former des instrumens en véritable gomme élastique; ]
Capillaire blanc. Voy. Aspidion de Rhétie.
Capillaire DU Canada. {Adiantum pedatum. L. Adiaii tum Americanum. I. R. H, )
L’herbe.
Capillaire de Montpellier. ( Adiantum caplUus vénerie. L. Adiantum foliis coriandri, C. B. P. ; I. R. R. Capillus veneris Off. ) "
Capillaire noir. Voy. Asplenion noir.
Câprier CULTIVÉ. {Capparis spinosa.h. Capparisspinosa
fructu minore, folio rotundo. C. B. P. ; I. R. H. )
L’écorce de la racine. Les boutons à fleurs, confits dans le vinaigre, sont employés comme assaisonnement.
Capucine cultivée. {Tropœolum majus. L. Cardamindum amphore folio etmajore flore. I. R. H. Nasturtium indicum. Lob. )
Capucine a petites fleurs. ( Tropœolum minus. L. Cardamindum minus etvulgare. I. R. H. )
CardAmine des prés. ( Cardamine pratensis. L. Cardaminepratensis jmagno flore. I. R. H.)
Cardamome. Voy. Amome Cardamome .
Cardiaire A foulon. {Dipsacus fullonum. L. Dipsacus satwus. C. B. P.; I. R. H. Carduus fullonum , swe Dipsacus satwus. Lob. ) ^
Cardiaire sauvage. {Dipsacus sjhestris. L. Dipsacus sylvestris, aut virga pastoris major. C. B. P.; I. R. H )
On peut la substituer à la précédente.
Cardiaque OFFICINALE {Leonurus cardiaca. L Cardin m J. B. Dod. ; I. R. H. ) cardiaca.
Cardon. Voy. Artichaut cardon.
Carline a tige. ( Carlina caulescens. Lam. Carlina caulescens, magno flore. C. B. P.; I. R. H. )
CiELiNE SANS TWE. (Carlina acaulis. L. Carlina acau-
ciusT&°''’‘ ’ "■
CarmentiNe pectorale. {Justicia pectoralis. L. )
On prépare en Amérique, avec cette plante, un sirop pectoral
phapmacopée
qu’on apporte souvent en Europe sous le nom Je sirop de Char-
^'"carotte cvvTïvtE. {Daucus carota. L. A Daucus s ativ>us, radies luteâ. I. H. B. Daucus vxdgans. Clus. ;
La racine. Les graines. , o-/- j
Caroubier commun. ( Ceratonia sdiqua. L. Sihqua edulis. C. B. P.; IR- H)
Son fruit s’appelle carouge.
CAKPOBALSiME. Voy. Amjride ofobalsame.
Cabtiiaie laineux. (Carthamm lanatus. L. Cmcm atractrlis luteâ dicta. I. • • )
Carthame des teinturiers. {Carthamustinctorius. .
!‘srf ï:r„r,/c:ruTru"aLu; iu„.o;cs., u.
donnât “ne 'teÎMure rose fort belle , mais peu durable. Les se-
U nnrhes et lisses , servent en pharmacie.
“?C'es’l de la fleur de carthame que l’on relire le roup rege al. r tihstan'-e est la partie colorante rouge, naturellement inm matière jaune que l’on enlève facilement. On
soluble et unie a la i i)„:,i„ aip, alcalis et on la preci-
dissout celle Qu a remarqué que l’acide
étriqué “ai “e plus ‘courenable et le plus avantageux pour eet
“Xlt coLTivi. {Carum cam. L. Carri cœmlp ; I. R- H. Cuminumpratense. Car^i offic.mirum. C. B. P.)
Les graines.
CASc.tMiLE. Voy. Croton cascardle.
Casse »es eoetiqces. ( fislula. L. Cossu. fisiulu
■^S*”ftuitri un' légume très-long, cylindrique,
marqué de deux sutures longitudinales, et divise intcgueux, marqu i transversales en un grand nombre de
rieurement pa^ des renferme une semence lisse et rouge , enve-
îofpVe d’une P^e noi^^ On l’appelle vulgairement
dans le commerce deux sortes de casse, l’une dite lie d’Afmm<7«., suivant les pays d où elles nous d’ J frique , I ^„„rte , arrondie et cylindrique , d une
viennent. La P deuxième est plus petite , plus allongée ,
i'ri'et offre des sortes d’étra^nglement. M. Henry % 'r?aÜulV»é« compara, ivement (Journal ,U ChMe iiir-
dicale, tom. ÏI, pag. 370), et a reconnu qu’elles renferment ;
I”. Cassk d’Afbiqüe. . II'. Casse d’Amérique.
Sucre 12,20
Gomme i,35
Matière analogue au tannin. . 2,65
— au gluten. . traces
Matière colorante soluble dans l’éther 0,10
M. Guibourt pense que la d’Afrique. ]
Sucre 13^85
Gemme • . . . 0,62
Matière analogue au tannin. . 0,78
au gluten. . traces
Matière colorante soluble dans l’éther
sse d’Amérique est originaire
Casse lancéoj.ée. Séné de la palthe , et ses fruits follicules de séné. [Cas sia acutifolia. Del. Ægjpt. i3. Cassiasenna. A. L. Senna Æexandrina „ foliis acutis. C. B. P. : I. R. H.)
Cette plante fournit le meilleur séné. Ses folioles sont ovales presque lancéolées, et terminées en pointe; ses follicules sont ovales et presque droites.
On trouve souvent dans ce séné des feuilles de cynanqm ar~ guet qui lui ressemblent un peu, mais qu’on distingue sans peine, en ce qu’elles sont véritablement lancéolées, épaisses et dépourvues de nervures saillantes: en outre, les deux côtés de leur base sont égaux, tandis que, dans le vrai séné, il y en a un plus étroit que l’autre. On prétend qu’elles soqt drastiques.
[Depuis quelque temps on y a trouvé la feuille d’une espèce de sumac 7’edout, dit sumac des teinturiers , coriariamyrti folia et dont l’emploi est très-nuisible. On peut reconnaître cette fraude, car l’infusion de cette feuille précipite abondamment par la gélatine, l’émétique, et le muriate de baryte , effet que ne produit pas celle de séné.]
Casse séné. ( Cassia senna. Del. ibid. Cassia senna. L. Senna. Dod. Senna Italica, foliis obtusis. C. B. P • L R. H.)
Ce séné est inférieur au précédent. Ses folioles sont ovoïdes, presque cunéiformes et très-obtuses ; ses légumes sont allongés et courbés en forme de croissant.
[On attribue ces feuilles à une sorte de baguenaudier , le colutea arborescens alepica. Il est probable que les feuilles de notre baguenaudier {colutea frutescens) sont un peu purgatives.]
Casse-Lunette. Voy. Bleuet des moissons.
Cassis. Voy. Groseiller noir.
Cataire ordinaire. {Nepeta cataria. L. Cataria major vulgaris. C. B. P.; L R. H. Mentha catharia. J. B. )
L’herbe.
Cèdre de Phénicie. Voy. Genévrier cade.
pharmacopée ritpnr VoV. ^che céleri.
Ce»ta«kèe CI.ATOE, (Ceiiuureacenlaunum L. Cmlm-
riwn majm.folii! in plures lacmias dmsis. C. B. P..
'■ CEEM^iE (EETitE.) Voj, Êrfthrée petite centaurée. Centinode. Voy. Poljpode renoue. ^
CiPHÊEiDE DE Bbèsil. Ipécacuanha gris. ( Cephœlis emetica. Pers. Callicocca. Brot.)
P -lU .IVnnhorbe et d’iomdion. un a manu^aaui, va. feuille, , nrécls. Il existe dans le commerce deux
des renseigne des recherches très-nouvelles, deux
"^^f'^SVde^fmême l’«ne grise et l’autre brune : toutes
? nnt lalrSr d’une plume à écrire; elles sont couvertes
Jeux on g viiffueuse , et partagée en espèces d anneaux
d’une écorce épaisse rug^
par de norobieuses ùss ^ ^ L’odeur de cette racine
un ^ acre et nauséabonde ; ses propriétés
est désagréable, sa s ^^ées dans l’écorce que dans le
médicinales sont b P ^e la céphélide du Brésil, et
bois. Les deux variexes j , existe une
sont presque les ^o . d’t/;écacttan/i« : elle est four-
2' pTirpl’ch'oE vomilive {MutU). Voy. PsycHotriecomitive
" Î"d1m ro’o™'ge de U. Guiboort sur les drogues simple* , on [Dans ‘ et très-intéressant sur ce sujet,
trouve un article très d rénhalides. La première est ce
Il forme plusieurs van , , ou ipécacuanha
qn’il nomme Vipicacurnha canmle, brun de Mirât.
f}run{Lemery)se rappor an . . pelletier a trouyé . entr’autres C-es. dan, incristallisable ,
bSrvômiBve, mais ne ponrant are rangée parmi les bases
organiques. ri nurès ce chimiste , environ
La partie corlmale en J contienl que i/4
[ou'rTo.TussUed^i^n pass’élonnersl ce m.dim/1.^
décrite par M. Gu^^^^^^
nnnele «ris rouge, ou La 5' Tarlété est l’ipi-
iriét 7rïE’d: .iérat. M. Gnibonrt la considère comme appartenant à la première. j’jn^cacuanha. (Le noir ou strié
.l't^rd'ifiri^’ér
g/oo d’émétino. )
Enfin, il en est un avitre, dit ipécacuanha blanc provenant du viola emetica, où M. Pelletier a trouvé 6 centièmes d’émétine. Son origine est encore un peu douteuse.]
Cercifix des prés. {Tragopogon pratense. L. Tragopogon pratense luteum majus. C. B. P. ; I. R. H. )
Cerfeuil cultivé. Chcerophyllum satwuni- C. B. P.; I. R. H. ; Lam. Cand. Scandix cerejoliurn. L. )
Herbe à-la-fois officinale et culinaire, qu’on reconnaît à ses feuilles, dout les dernières divisions sont étroites, ovales et sinuées; à ses involucelles très-courts , monophylles ou triphylles, et à ses fruits oblongs, cylindriques et glabres. Il n’est pas rare que le cerfeuil soit mêlé d^cetuse fétide, ou petite ciguë , plante nuisible qui occasione des voinissemens et des tranchées. On la reconnaît à son odeur alliacée , à la forme des dernières divisions de ses feuilles, qui sont allongées, aiguës et plus luisantes que celles du cerfeuil; à ses involucelles longs, triphylles, rejetés d’un seul côté, et pendants ; enfin à ses fruits ovales et striés.
Cerfeuil musqué. Voy. Myrride odorante.
Cerfeuil sauvage. ( Chœrophyllum temulum. L. Chæropliyllum sylvestre. C. B. P. ; Off. Myrrhis annua, seinine striato , lœvi. Murr. 1. R. H. )
Cerisier a grappes. Cerasus padus. Cand. Prunus padus. L. Cerasus racemosa , sylvestris , fructu no?i eduli.
Cerisier laurier-cerise. Laurier amande. {Lauro cerasus. Prunus lauro- cerasus. L. Lauro-cerasus . Clus. C. B. P, ,
[Les feuilles s’emploient dans quelques préparations mais on ne doit s’en servir qu’-avec précaution et réserve. Elles donnent par la distill'afion une huile volatile plus pesante que l’eau ; elle est plus abondante dans les feuilles recueillies à l’automne qu’au printemps. Cette huile paraît formée de deux maliè= res, l’une cristallisable, l’autre très-azotée, incrislallisable , trèsvénéneuse. L’eau distillée de ces feuilles est très-active, et ne s’emploie qu’avec beaucoup de précaution. ]
Cerisier maiialeb. [Cerasus Mahaleb . Mill.ÿ Ca.nd. Prunus Malialeh. L. Cerasus sylvesti'is amara , Mahaleb pa tata. J. B, ; L R. H. )
Cerisier-merisier. (Cerasus aviuin. Mœncli. j Cand. Prunus aviiiin. L, Cerasus major ac sylvestris , fructu sub-r dulci, iiigro colore infîciente. C. B. P. ; 1. R. H. )
[C’est avec les fruits de ce cerisier que l'on prépare en Allé-
magne , et dan? les Vosges , la liqueur qui porte le nom de Rirohlyaser.]
Cerisier ordinaire. ( Cerasus domestica. Prunus cera~ sus. L. A. Cerasus satii^a fructu rotundo , rubro , acido. C. B. P.; I. R. H. B. Cerasus fructu acido j serotino succi sanguijiei. I. R. H. )
Césalpinie des teinturiers. ( C œsalpina echinata. L. ) Son bois est employé dans les teintures communes en rouge.
Cétérach officinal. {Ceterach officinarum. Willd.j C. B. P. j4.splenium ceterach. L. )
Cévadille. Voy. Varaire cévadiïle.
CiiAMÆPiTHis. Voy. Bugle musquée.
Chamarras. Voy. Germandrée aquatique.
Chaméléon blanc. Voy. Carline sans tige.
CHAMiLioN ordinaire. {Chamæmelum vulgare. Off. ^ Dod. Matricaria camomilla. L. Chamæmelum vulgare , seu Ceucanthemum dioscoridis. C. B. P. ; I. R. H. Camomilia nostras. Off. )
Les fleurs.
Chanvre cultivé. ( Cannabis sativa. L. Cannabis erratiça. Ç. B. P. ; I. R. H. )
Sa graine s’appelle chenevis : on en tire de l’huile.
Chardon bénit. Voy. Cnicaut bénit.
Chardon bénit des Parisiens. Voy. Carthame laineux Chardon a bonnetier. Voy. Cardiaire à foulon.
Chardon a cent têtes- Voy. Panicaut des champs. Chardon étoilé. Voy. Chaussetrape etoilee.
Chardon a foulon. Voy. Cardiaire à foulon.
Chardon hémorrhoïdAl. Voy. Cirsion des champs. Chardon Marie. Voy. Silybon de Marie.
Chardon roulant. Voy. P anicaut des champs . Châtaignier cultivé. {C astanea sativa. C. B. P. ; I. R. H. Fagus castanea. L. )
Chaussetrape étoilée. {Calcitrapa stellata. Lam. Centaurea calcitrapa. L. Carduus stellatus , seu calcitrapa,
Chélidoine (grande.) Voy. (jhelidoine officinale.
ChélIDoine 0FF1CINA.I.E. [ ù helidonium runjus . L. Cheli-
donium majus vuïgare. C. B. P. ; I. B. H. )
ClliLlDOINE ^PETITE.) Voy. FicCllT’6 pStltC chôlldoilW .
CiiENEVis. Voy. Chambre cultwe.
Chêne A GàLLES. [Quercus infecloria. Oliv. Qaercus gallam exiguœ nucis magnitudineferens. C. B. P. )
C’est, suivant Olivier, cette espèce, et non le chêne ceris , qui Yiroàmt\c,i noix de galle cC Alep (galld Turdcœ); dont l astringence est extrême.
Chêne a grappes. ( (Quercus racemosa. Lam. ,■ Cand. Quercus robur. B. L. Quercus cum longo pediculo . C. B. P. ;
Chêne au keriuês. ( Quercus coccifera. L. Ilex aculeata cocciglandifera. C. B. P. ; I. R. H. )
Le coccus du chêne, appelé aussi kermès ou chermès (coccus quercus), vit sur cette espèce.
Chêne rouvre. [Quercus ses süiflor a. Sm.-, Cand. Quercus rohur. L. Quercus latijoha mas , çiice bre^’i pediculo est. C. B. P.; I. R, H.}
Son écorce et celle du chêne à grappes sont fort astringentes : on s’en sert pour préparer les peaux et leur donner plus d’intensité J c’est le tan des tanneries.
Chêne-liége. [Quercus suber. L. Suber latifoliwn perpétua virens. C. B. P. ; I. R. H. )
Chèvrefeuille des bois. ( Caprifolium Germanicum, Dod. I. R. H. Lonicera pericljmenum. L. )
Chibou ou Cachibou. [Résina chibou.)
Résine jaune, transparente, aromatique, glutineuse, qui se dessèche à l’air, et qu’on apporte d’Amérique enveloppée dans des feuilles de l’arbre cachibou. Elle découle du hursera gumrnifera.
Chicorée endive. [Chicoiium endiyia. L. Chicoriwn latifolium^ seu endivia mdgaris. I. R. H. )
Chicorée sauvage. [Chicoriwn intybus. L. Chicorium sylvestre , sive officinarum. C. B. P. ; I. R. H. )
On emploie la racine et l’herbe de ces deux espèces. La racine torréfiée remplace le café chez les gens du peuplé. On en fait un grand usage en Allemagne.
Chiendent .Y. Cjnodon chiendent ci Froment chiendent.
Chou marin. Yoy. Liseron soldaneïïe.
Chou-navet. {Brassica napus. L. A. Napus sjhestris C. B. P.; I. R. H.) Napus seu bunias. Off. B. Napus sa-tiva radice albâ. C. B. P.; I. R. H. )
On emploie les graines de la première variété dans les pLarinacies j on en tire aussi , par expression , l'huile de navetle (oleam napi), qui sert à brûler. La racine de la second.e variété est sucrée , et d’un grand usage dans tes cuisines.
Chou ordinaire. {Brassica oleracea. L. A. Brassica capitata rubra. C. B. P.; I. R. H.; B. Brassica capitata «fôa. C. B. P.; I. R. H.)
Chou-rave. ( Brassica rapa. R. Brassica sativa rotunda radice candidâ. C. B. P. ; I. R. H. )
Chou roquette. [Brassica eruca. L. Eruca latifolia alba saüva. C. B. P. ; I. R. II. )
On se sert indistinctement de cette espèce ou à\x cresson à feuilles étroites.
Chrysanthème grande Marguerite. ( Chrjsanihemum leucanthemum. L. Beucanthemum vulgare, I. R. H. Bellis major. Dod. ; J. B. ; Off. ; Murr. )
CiCER POIS CHICHE. ( Cicef arietinum. L. Cicer satwuni.
CicuTAiRE AQUATIQUE. ( Cicutapia aquotica. Lam. Cicuta virosa. L. Sium palustre alterum foliis serratis. I. R. H. Cicuta aquotica. Off. ; Murr. )
Ciguë d’eau. Voy. Cicutaire aquatique et Phellandrie aquatique.
Ciguë grande. ( Cicuta major. ham% C. B. P. ; I. R. H. Off. Coniuin maculatum. L. )
L’herbe.
On doit distinguer soigneusement la ciguë du persil ( opium petrcsri<n«7n), auquel elle ressemble un peu,- car loin d’être nourrissante , elle ne saurait être^mêlée sans danger à nos alimens. Les dernières divisions de ses feuilles sont plus étroites et d’un vert plus foncé; sa tige est plus élevée, et parsemée de taches noires; les involucres de ses ombelles sont polyphylles et courts; scs graines sont presque sphériques , et relevées par des stries crénelées : elle exhale une odeur vireuse. Au contraire, le persil a une odeur agréable , une couleur verte et riante, des graines ovales, à stries non crénelées, des ihvolucres très-petits et monopbyllcs,. qui manquent prestpie toujours, et les divisions de ses
folioles sont garnies de dents plus larges, don t la pointe est blanche . La ciguë ne croît que dans les terrains marécageux (i).
Gigue petite. Voy. Æthuse fétide .
CiNciioNE A FEUILLES EN coBUH. Quinquina jaune , ou jaune royal , ou calisaye ( Cincliona cordifolia. Mutis. Cinchona pubescens. JValü. Cincliona micrantlia. R. P. )
Ecorce large, plane, diversement roulée, tantôt couverte d’un épiderme qui se détache par plaques ou par écailles, tantôt unie en dehors, et marquée de sillons transversaux, d’une texture serrée et un peu fibreuse, d’un jaune brnn , d’une saveur très-amère et astringente, d’une odeur presque nulle.
CîNCHONE A FEUILLES LANCÉOLÉES. Quinquina orangé. [Cinchona lancifolia. Mutis. Cincliona nitida. R. P.)
Ecorce large, brune en dedans, couverte en dehors d’un épiderme brun, rugueux, et marqué de fissures transversales. Elle a une saveur très-amère, légèrement aromatique , et qui se rapproche un peu de celle du quinquina jaune.
CiNCHONE A FEUILLES oblongues. Quinquina rouge, (C'rnchona ohlongifolia. Mutis-, Cinchona magnfolia. R. P. )
Ecorce épaisse, fibreuse, plus ou moins rouge, amère, trèsastringente, et couverte d’un épiderme épais, rugueux, marqué de fissures irrégulières.
CiNCiioNE A FEUILLES OVALES. Quinquina blanc. [Cinchona Oi'al folia. Mutis. Cinchona macroçarpa. Wahl.)
Ecorce semblable à celle du quinquina gris , mais un peu plus pâle en dedans , et plus grise en dehors. Elle a une saveur savonneuse, très-amère, mais qui n’est pas astringente.
CiNCHONE OFFICINALE. Quinquina gris deloxa. [Cinchona Condaminea. Humb.-, Bonpl. Cortex peruvianus. Off. Kinakina cinericia. )
Ecorce de la grosseur tantôt du doigt, et tantôt d’une plume à écrire , couverte d’un épiderme cendré, rugueux, divisé par des fissures transversales , et chargé quelquefois de petits lichens ; d’un brun ferrugineux en dedans, brune, et en apparence résineuse dans sa cassure, qui est nette j d’une saveur astringente et amère, sans aucun mélange de fadeur. L’amertume ne se manifeste pas de suite, mais seulement quand l’écorce est pénétrée de salive- L’odeur est un peu aromatique.
[M. Guibourt, dans son Histoire des Drogues simples, parle d’un
(i) C’est cette espèce que l’on regarde comme celle employée par les anciens , et si célèbre par la mort de Socrate.
très-grand nombre d’espèces et de variétés de quinquina, et dont plusieurs sont très-bien décrites, dont un certain nombre aussi mériteraient d’être plus confirmées. Au reste, beaucoup d’auteurs ont donné des synonymies des diverses espèces de quinquina, et font voir le nombre prodigieux de variétés qu’on attribue, peutêtre à tort , exister dans le commerce.
Il est peu desubstancesvégétales qui aient occupé un plus grand nombre de chimistes. Nous ne chercherons point à les énumérer ici, et nous nous contenterons de citer, parmi les principaux , MM. Vauquelin, Laubert , Gomez, Houton-Labillardière, Pelletier et Caventou.
C’est à CCS deux derniers chimistes sur-tout que l’on doit le travail le plus intéressant sur le quinquina, car c’est eux qui nous ont bien fait connaître les principes actifs de cette écorce , la quinine et la clnchonine. Il est vrai qu’avant eux M. Gomez avait découvert, dans l’écorce du quinquina gris, le cinchonin , et M. Labillardière avait entrevu la matière active du quinquina jaune; mais ils n’avaient pas complètement isolé ces corps , et ne les avaient pas très-bien caractérisés. MM. Pelle lier et Caventou, en profitant de cette première découverte, ont fait voir que ces substances, bien isolées et bien pures , jouissent de la propriété de se combiner aux acâdes , et de former avec eux de véritables composés salins cristallisables.
Ils ont découvert ces deux bases alcalines, auxquelles ils ont donné les noms de quinine et Ae. cinchonine , dans beaucoup d’espèces de quinquina; mais les quantités très-variables et toujours en plus grandes proportions dans les quinquinas les mieux estimés.
Iis ont fait voir que les espèces jaune ou royal, cinchona cordifoUa, gris et rouge surtout, renfermaient à la fois ces deux substances, mais dans des rapports variables ; i°. quele jaune contenait la quinine très-prédominante, par rapport à la cinchonine ; 2”, que le gris, cinchona condaminea , au contraire, était plus riche en cinchonine; 3-°. enfin , que dans le rouge {cinchona oblongifoUa) , elles existaient en quantité à-peu-près égale.
Quant aux autres espèces de quinquina, elles en donnaient des quantités très-variables (i).
I! existe plusieurs genres que l’on assimile toujours aux quinquinas, et qui en diffèrent beaucoup, tels sont les exostema, dans lequel on trouve le quina Piton, qui est vénéneux et émétique ; le quinquina bicolore, ou pseudo-quina, dû à un solanum, etc. Dans ces écorces on n’a point trouvé de quinine ni de cinchonine.
(1) Voyce, pour plus de détails , les Mcnioires publiés dans le Journal Je Pharmacie, années 1821 et 1822.)
MlM. Vauqueliu, Pelletier et Petroz ont analysé ces diverses écorces, leurs analyses sont consignées dans les Journaux de Pharmacie, t. II, p. ^0, et de Chimie médicale, t. I", p. 35i.
Dans le quina bicolore la matière amère est assimilée à la colocynthine. Dans le solarium pseudo-qaina , fll. Vauquelin a trouvé des sous-sels de chaux et de potasse combinés à une matière organique particulière. Il craint que les substances alkalines organiques, indiquées dans les solanées, n’aient été prises pour ces sous-sels.]
CiRSioN DES CUA.MPS. ÇCirsium arvense. Lam. ÿ (Jand. Serratula arvensis. L. Circisium arvense , soncJiifolio , radiée repente. I. R. H.)
CissAMPELOs PAREIRA-BBAVA. [Cissampelos pat'ewa. L. Paraia brava , amhutua, butua. Off. ,• Murr.')
Racine ligneuse, fibreuse, dure, tortueuse* brune en dehors, d’un gris jaunâtre en dedans, inodore et amère.
Ciste pe CrIîte. [Cistus Creticus. L. Cistiis ladanifera Cretica. I. R. H. Cor. Ladanum Creticum. Æp. )
Le ladanum ou labdanum découle , en Crète , de plusieurs espèces de Ciste , çt principalement de celle-là. C’est une résine demi-solide, glutineuse, noire, d’une odeur aromatique et suave.
C1TR0NELLE. Voy. Armoise aurone et Mélisse officinale.
CiTRONiER COMMUN. { Citrus medica. L. Citrum vulgare. I. R. H. Malus medica. G. B. P.)
On se sert de son fruit, dont on emploie le suc , et la partie jaune extérieure de l’écorce, appelé zest {flavedo).
CiTRONiER LIMONIER. ( CitTus Umon. lÂmon vulgare. I. R. H. Citrus medica. B. L. Malus limonia. G. B. P.)
CiTBONiER ORANGER. [Citrus aurantium. L. A. Aurantium açri medullâ vulgare. I. R. H. B. Aurantium oljcssiponense. Ferr.j I. R. H. Malus aurantia. ) G. R. P. )
On se sert, en médecine, des feuilles, des fleurs [naphe), dont on obtient, par la distillation. Veau de fleurs d'oranger [aquanaphe), du fruit desséché avant sa maturité j et enfin du fruit mûr , dont ou prend le zest , et le suc exprimé.
Clématite BRÛLANTE. {Clemafis vitaba.!.,. Clematis sjlvestris latifolia. G. B. P. ; I. R. H. Vitalba. Dod. )
Clématite droite. {Clematis recta. L. Clematis flammulajovis. Off. ,• Murr. Fammula alba. Dod. )
Les feuilles. Les fleurs,.
Clou de géroele. Voy. Géroflier aromatique .
6o PHARMACOPÉE
Cnicaut BÉNIT. [Cnicus benecliclus. GœrUi. Centaurca benedicta.lj. Cnicus sjlveslris hirsutiorj seu carduus bencdictus. C. B. P. ; I. R. H. )
L’herbe. Les somiïiités.
CocHLÈARU DE Bretagne. ( Cochleaj'ia Armoracia. L. CocJilearia folio cubitali. I. R. H. Raphanus rusticanus seu Armoracia. Off. ; Murr. )
La racine. Les feuilles.
CocHLÉARiA OFFiciNAE. {Cochlearia ojfficinalis, L. Co chlearia folio subroiundo,' C. B. P. ; I. R. H. )
L’herbe fraîche.
Coco HUILEUX. (Cocos butjracea. L. F. Pindova, Pis. P aima oleosa. Ojf.
Les fruits de ce -v^égétal fournissent V huile de palme (oleum ou bu~ iyrum Palmœ), concrète , d’un jaune orangé, d’une saveur trèsdouce , d’une odeur analogue à celle de l’iris. Il suffit de la chaleur du doigt pour faire fondre à sa surface. Si on la liquéfie au bain-marie , et qu’on la laisse ensuite refroidir, elle marque 25" au thermomètre de Piéaumur (ai) centig.) à l’instant où elle se fige. Elle se dissout à froid dans l’alcohol, quand elle est pure, et le colore en jaune : l’eau la précipite de cette dissolution j l’alcohol bouillant en dissout davantage, mais une partie s’en sépare par le refroidissement. Elle se dissout aussi dans l’éther. L’eau ne saurait s’y mêler à froid ni à chaud.
L’huile de palme véritable ne change point de couleur quand on la mêle avec un alkali ; ce qui n’aurait pas lieu , si elle était colorée avec du curcuma : c’est donc là un excellent caractère pour distinguer la vraie de la fausse.
CedAgapala. Voy. Nérion antidjsentérique .
CoiGNAssiER ORDINAIRE. (Cjdonia vulgaris. Pyrus cydonîa. L. A. Cydonia angustifolia 'vulgaris . I. R. H. B. Cydoniafructu oblongo lœviori. LR.H. Mala cotonea majora. G. B. P.)
Les fruits. Les graines.
Colchique d’automne. Voy. Colchiciun aulumnale. L. Colchicum commune. C. B. P. ; I. R. II. )
La racine.
Colchique d’Illyrie. Ilcrmodaclc. ( Colchicum Illyncum. Mill. )
Racine tubéreuse, cordiforme, amylacée, jaunâtre en dehors, blanche en dedans , inodore, et d’une saveur un peu âcre,
fM. Lccanu n’>< pas trouvé une seule trace de verahine dans
FRANÇAISE. 6i
ce bulbe (i). Celui dit colchinum autummle eu renferme un peu. ]
Colombo (bacinedb).
On io-nore à quelle plante appartient cette racine. Peut-êUe provient-elle d’une espèce de ménisperme. Elle nous arrive en tranches orbiculaires , ou en morceaux de deux à trois pouces de long, couverts d’une écorce rugueuse, épaisse et verdâtre ; elle est jaune en dedans; elle a une saveur désagréable et légèrement piquante.
CoLOPHOKE. Bray sec. ( Colophonia. )
Résine sèche, transparente , jaune ou brune, qui reste après la distillation de la térébenthine.
Coloquinte. Voy. Concombre colocjuinte ,
Concombre coloquinte. {^Cucumis colocynthis, Colocyniliis fructu rotundo major, C. B. P. ; I. R. H.)
La pulpe sèche du fruit (2).
Concombre commun. (^Cucumis sativus. L. Cucumis sativus vulgaris. C. B. P. ; I. R. H. )
Les graines»
Concombre melon. {Cucumis melo. L. Melo vulgaris.
Les graines.
Concombre sauvage. Voy. Echalion concombre sauvage.
CoNiZE RUDE. {Conysa squarrosa, L. Conysa major vulgaris. C. B. P.; I. R. H. )
CoNsouDE GRANDE. {Symphytum consolida, L. Symphytum major. C. B. P. ; I. R- H. )
La racine.
CoNsouDE MOYENNE. Voy. Bugle rampante.
CoNSOUDE PETITE. Voy. Pâquerette vivace.
CoNSouDE ROYALE, Voy. Delphinette des blés.
Contrayerva. Voy. Dorsténie contrayerva.
Contrayerva blanc. 1 Psoralée à cinq feuilles.
Contrayerva du Mexique. 3
(1) Voyeî Journal de Pharmacie, tom, XI, pag.
(2) M. Vauquelin a donné à la matière amère brune de ce fruit le nom de colocynthine.