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BIEN PRONONCÉES

Nous avons cru devoir mentionner aussi parmi les solutions préparées au moyen de l’eau, certaines matières dont l’eau se charge en si petite quantité, qu’on les regarde communément comme insolubles. En effet, ces substances surnagent si elles sont légères , ou tombent au fond lorsqu’elles sont pesantes , et on ne peut en aucune manière les mêler avec le fluide; mais, quoique la quantité qui se dissout dans l’eau soit extrêmement faible, elle lui communique cependant des propriétés assez prononcées pour qu’on puisse quelquefois les employer utilement en médecine. Tels sont l’éther sulfurique, l’huile animale de Dippel, l’huile empyreumatique, la poix navale, et enfin le camphre, qui est de toutes ces substances la moins soluble dans l’eau pure, k l’exception toutefois des huiles essentielles odorantes. Il ne nous a pas paru inutile d indiquer, d’après nos expériences, combien il faut de chacune de ces matières pour saturer l’eau.

Veau éthérée contient i/io d’éther, c’esl-

à-dire pour.

L’eau chargée d’ huile animale de Dippel, suivant M. Chaussier, douze gouttes, ou six

grains d’hmle par once, c’est-à-dire pour Veau camphrée, un grain de camphre par

0 ,3oo

once, c’est-à-dire pour ...

Veau de goudron, un quart de grain de

0 ,o5oo

matière soluble par once, c’est-à-dire pour

Cette dernière proportion , à peine un quart de grain par once , est k-peu-près celle dans laquelle l’eau se charo-e des huiles essentielles. Les plus solubles de toutes sont celle de valériane, puis celle de la canelle , et ensuite celles de «érofle , de citron , d’orange , etc. ®

On peut préparer ces solutions de la manière suivante pour l’usage de la médecine. ’

(1) Nous donnerons, à l’arté’le qui traite des cælrmts tablettes de bouillun et de l’osmazoïMe.

, la préparation des

PHÂEMACOPÉE J. Eau Camphrée- Prenez : Canplire précipité de l’alcohol camphre

• . <vt^MÎiic . mt. - .

par l’eau, vingl-qnatrc grains, ou.

^ Introduisez-le dans une boutc.ile de la capacité d’une livre et demie, ou ;5o grammes , et versez dessus

Eau distillée, une livre et demie, ou. ..... . . 7->o ,o

Adtez ensemble jusqu’à ce que tout le camphre soit dissous ; passL la solution , et conservez-la dans une nouleille bien

’’“oa‘péut aussi agüer de même pendeol rjusienrs jours l’éllier les huiles essentielles odorantes, cl l'hu.le .intmale de Dippel, avec quantité suffisante d’eau ; puis, au moyen d un sy- S sépare/ l’eau imprégnée de l’éther et de 1 hm e qn. la surnagent, la filtrer et la conserver dans des bouteilles bien

'■"otmau caraplire. il csl d'observation que trituré avec de la comme, dusocre, du vinaigre, on un acide qaelconquo, ilmSe nins facilement à l'eau, et peut y rester dtssous, ou wèmLt suspendu, de manière à peuvotr être mcorpore Tns les potions, bien qu'elles ne contiennent pas la moindre

''’fou'pcùl^m'proycr dans ces solutions, commel'a propre M.

Planche^ l’appareil qu’il a imagine pour préparer le su opd Lthcr,

It q^consiue en un nucon lnbulé portant une^ lubuinre; l'eau agitée plusieurs I»'*

nhre, les huiles essentielles , etc., substances tou es plus le

gères qu’elle, est décantée après le repo^, par la tubulure m crieure, et séparée facilement des autics qui .a surnagent. J

Eau de Goudron.

^ . . . . 5oo*

Prenez; poix

Me".etl« 'maceb-érdau; ùu'v;,; ic’gri; P™''»;

en remuant de temps en temps avec une spatule

riau quTsurnage à\ravers du papier gris, et conservez-!a dans

‘'"ipruie gouXorS odorame et acidulé. Elle ne contient pas

plus d’un quart de grain de matière soluble par ' amasser

^mirait évaluer le poid.s delà partie aromatique. Mais 1 y aassez d’acide dans une once de celte eau pour saturer «b* sous-earbonale de potasse , ou un grain de .=ous -< ‘ •

magnésie. Il faut observer que la liqueur jaumt un nn “éo sert du premier de ces sels, et prend m - P ' T rVf. lorstm’on emploie le second. On est souvent oblige de la lr?er m^rtirèeSaine quantité d'eau pure pour que les maladt'S puissent la boire*

FRANÇAISE* Eau de Chaux.

Chaux vive. . . . quantilé indéterminée.

On éteint la chaux en l’arrosant d’eau , et, quand elle est réduite en poudre, on la délaye dans l’eau et l’on décante. Cette première eau contient toujours avec la chaux une proportion de potasse 5 il faut la rejeter. Alors on verse de nouvelle eau sur le magma; on laisse en contact quelque temps à l’abri de l’air, puis on décante, on filtre, et l’on conserve dans des flacons exactement remplis et bien bouchés.

ARTICLE II

t)cs Solutions préparées avec le Vin ou la Bière.

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