AFFAIRE DE LA CEÉOLE. (184L
Esclaves noirs révoltés à bord de ce bâtiment qu'ils ont conduit dans un ;
port anglais. — Conduite de l'autorité locale. — Refus érextraêiiion des cou- ;
pables. — Observations concernant l'extradition. '
Bien que dans Paffaire de la Créole, il s'agisse de Vesclavage des noirs, nous en ferons l'objet d*un chapitre spécial ; ce n'est, en effet, ni une question, ni un fait de traite, qui puisse se rattacher, en aucune sorte, aux matières auxquelles le chapitre XXXI a été consacré.
L'affaire de la Créole a été le sujet d'une lumineuse dissertation de droit des gens qui remplit un grand nombre de pages de l'ouvrage que M. Henry Wheaton, diplomate, jurisconsulte et publiciste distingué des États-Unis de l'Amérique septentrionale a publié, il y a peu d'années, à Leipzig, sous le titre d^ Histoire des progrès du droit des gens en Europe et en Amérique, depuis la < paix de Westphalie jusqu'à nos jours,
M. Wheaton après avoir exposé les faits que nous allons reproduire , développe avec une grande logique d'argumentation ses opinions sur le droit de propriété des esclaves, sur le principe | d'extradition et sur le droit de juridiction ; nous nous bornerons [ à lui emprunter l'exposé des faits qui ont donné lieu aux discussions diplomatiques suivies, en cette occasion, entre le gouvernement anglais et celui des États-Unis, ainsi qu'une analyse ' sommaire de ces discussions.
Dans le courant de l'année 4844, un planteur américain qoi ^ voulait aller s'établir dans l'État de la Louisiane, quitta le port jl. de Richemond, de l'État de Virginie, à bord de la Créole, accoiii-| pagné de ses esclaves, au nombre de 435.