‹ Phases et causes célèbres du droit maritime des nationsChapitre 1 sur 103 · F. A. BROCKHAUS · texte numérisé non relu

F. A. BROCKHAUS

AV£EIIS&£M£NT.

Par la préface des Régiments eon$idaites des prmeipaïux États maritimes, doDt le recaeil a para en 4851 nous avons annoncé

la publication des Phases et causes célèbres du droit maritime des nations j comme devant avoir lieu très-prochainement. Des circonstances indépendantes de notre volonté ont retardé, jusqu'à présent, l'impression de cet ouvrage, terminé d'ailleurs dès l'année 4850. Obligé d'en différer la publication , nous avons, du moins, depuis cette époque, cherché à le rendre plus digne de la faveur du public, en y faisant figurer plusieurs faits récents et quelques disposiUoDS noavelles, adoptées par divers gouvernements, qui devaient trouver place dai>s notre ouvrage. Sans qu'il soit nécessaire d'entrer à cet égard dans de plus amples détails, le lecteur acquerra la preuve, nous osons l'espérer, du soin que nous avons apporté à ce travail, en vue de mettre à Jour, en quelque sorte, le livre que nous prenons la liberté de recommander à son indulgence.

C'est ainsi, par exemple, que nous avons reproduit, dans le § 10 du titre RI du livre premier, la déclaration collective de la France et de la Grande-Bretagne portant que, pendant la guerre engagée contre la Russie en 1854, le pavillon neutre rendra libres loules les marchandises qu'il couvrira ; et que les marcliaiidisos aiiiicb trouvées sur des bâtiments ennemis, seront restituées à leur propriétaire.

Par cette déclaration, la Grande-Bretagne a fait retour au principe de l iinmimilé du paviUnji , qu'elle seml)!ait avoir abandonné depuis ion.i^teitips ; et la France a, de son côté, ajouté une disposition favorable de plus à son règlement de 4778 sur le commerce maritime des neutres.

'} Un volume iii-8<*. Leipzig, 18â1. F.- A. Brocktaaus.

Digilized by Coogle

AV£KTISSEBd£NT.

Les deux Pnissanoes alliées ont d'ailleurs fait oonnaltre qu'il

ne serait point délivré de lettres de marque.

La paix universelle et permanente entre les diverses nations du Globe ne saurait exister ; espérer le contraire serait caresser une chimère.

Si donc la paix n'est , dans la vie des nations , qu'un état transitoire heureux, que Fintérêt, l'envie, l'amour-propre, la jalousie ou l'ambition des gouvernants peuvent détruire au moment oti les populations se croyaient en droit d'en espérer la durée, les gouvernements, du moins, doivent s'efforcer de diminuer, autant qu'il est en leur pouvoir, la somme des calamités que la guerre entraîne à sa suite; or, on peut le dire avee raison, une guerre maritime est tout aussi nuisible aux intérêts des neutres qu'à ceux des sujets des gouvernements belligérants ; puissent donc les déclarations généreuses et libérales qui ont été faites par la Franee et par la Grande-Bretagne, en 1854, devenir autant de principes fixes et tiiiin«a^/09 du droit maritime des national

Ân Livre second, nous avons également inséré quelques faits qui se sont produits depuis Tannée 4850.

Bien qu*écrite en 4850 , la préface qui va suivre ne nous a pas paru nécessiter de modifications essentielles.

A la im du second volume, nous avons placé diverses notes, additions et observations qu'il nous a paru à propos de mettre sous les yeux du lecteur, et qui ne pouvaient appartenir au corps même de l'ouvrage.

Au mauoii du Portzmeur (commune de a\Iorlai.\), juillet 1855.

mUDXV ASD DE CU8SY.

PRÉFACE

Le livre qaè nous publions n'est poiot un ouvrage de théories oa de doctrines spéeulatives : <^est un reoneil de faHs et de prinoipes reconnus et généralenient admis, bien que tous ne dérivent pas d'une éqnifé rigide; il en est même phisieurs dont nous avons cni pouvoir «mtester la moralité et qui ^devraient être ré* pudiés par tous les gouvernements.

A une époque où les événements se pressent et se succèdent avec une telle rapidité qu'ils laissent peu de loisir pour lire , avec toute l'aUcnUûn qu'ils réclament , des ouvjaijes seneux tels que les écrits, dans lesquels les publicistes les plus distiugués ont discuté les principes et déposé leur opinion personnelle, un livre qui présente l'exposé des principes généralement admis, et tout à la fois de nombreux prérédents qui constatent le respect dont ils ont été l'objet, et même les atteintes qui leur ont été portées, peut être considéré comme un livre pratique ; dans le maniement des affaires , il doit remporter sur une œuvre de discussion spé- (Kilative de principes. Un livre de faits devient, en effet, un phare qui éclaire la route à suivre ; or, c'est dans le maniement des affaires diplomatiques et consulaires, surtout, que les précédents sont précieux et qu'ils sont consultés aveo utilité.

Qu'on nous permette de dire encore qu'un livre tel que oelid que nous prenons la liberté de mettre sous les yeux du public, n'est pas uniquement une source d'enseignements pour les bommes qui abordent la carrière diplomatique ou la carrière consulaire (carrières jumeUes qui réclament la même instruction , le même tact dans la conduite des affaires ) ; pour les bommes qui savent, pour les hommes qui ont acquis 1 eiLpéiiouce et la science des^

Page 1