‹ Phases et causes célèbres du droit maritime des nationsChapitre 90 sur 103 · LIVRE il. GBAPIÏRË U · texte numérisé non relu

LIVRE il. GBAPIÏRË U

pins loin ses découvertes; mais la voie était indiquée, et, dès l'année H97, Vasco de Gauia quitta le Portugal à la tète d'une flotte considérable pour doubler le Cap lic Bonne-Espérance et se rendre dans l'Inde ; le voyage de Vasco de Gama changea le commerce de l'Europe.

Les Portugais n'ayant tiré aucun avantage pour leur commerce^ de la découverte du Cap de Bonne-Espérance, les Hollaodais sy établirent en 1640, et en commencèrent la colonisation; la colonie était en pleine prospérité vers le milieu du i 7^ siècle.

Pendant la guerre de la révolution française [voir chap. XXI) le Cap de Bonne -Espérance fut pris par les Anglais, en 1795; rendu à la Hollande (lar le traité de paix, signé à Amiens, en 4802, il fut repris, pour la seconde fois, en 4806, par les armes de l'Angleterre, à laquelle les traités de paiiL de 4814 et 4845 conservèrent la possession de cette colonie. De nos jours les Oafres ont attaqué les colons : Farmée anglaise n'a pu qae fort difficilement les faire rentrer dans Pobélssance.

Bien que Paalmier de Grenneville eût découvert Madagascar,

en 4504, ce ne fut que dans les années 4603, 4640 et 4664, que les Français y fondèrent des établissements.

Quant à FUe Bourbon et à File de France (ou Ue Maurice), oè ne fût qu*au eommencement du 17^ siècle que le gouvernement français s'occupa de les mettre en valeur et d*y établir une administration r^lière. ( Voir plus loin de ce § , ainsi que le chap. XXIX, § 4.) Âi^ourd'hui, possession anglaise.

b) Découvertes et étahlissemenii coloniaux en Amérique, dont les 4S^, #6* 47^ nèdes.

Les tmtatives des navigateurs portugais pendant le 4 5* siècle, depuis la découverte de Madère, en 44SO, inspirèrent à Christophe

Colomb la pensée qu'il existait des terres au-delà du grand Océan qui baignait les côtes occidentales de l'Europe et de l'Afrique. Apres avoir obtenu de la reine Isabelle d'Espagne les moyens (ji^il sollicitait pour aller à la recherche d'un nouveau monde, Colomb, parti d Espagne le 3 août 4492, découvrit après trente jours de navigation, le vaste continent qui reçut, en 4497, le nom d'Amérique, parceque ce fut Amérîc Vespuce, ^enlilhommn florentin, que le premier leva et fit paraître à cette époque une carte de In pnrtie mf^ridionale du continent ou nouveau monde découvert par Christophe Colomb. ^)

■) «Hos ego Yorsiculo» fecl , tolUt aller honores k..... »

COLONIES

Améric Vespuce a fait quatre voyages en Amérique : les deux premiers sous les enseignes du roi d'Espagne ; les deux autres, en ^501 et 1503, sur l'invitation du roi Emmanuel de Portugal; ce fui pon(3;HU le voyage de 1501 , qu'il découvrit le Brésil.

Dès l'année 1492, Christophe Colomb reconnut les Lucayes^ rile de Goba où les Espagnols se sont établis , en 1511 , l'Ile HispaDiola, qui reçut plus tard le nom de St-Domingue (et qui a repris actuellement son ancien nom oaridfbe d'Haïti ; voir le § 5). £n 1493, Colomb découvrit Porto-Rico et la Jamaïque.

Les Français formôreot un établissemeiit colonial à St-Domingae, en 4625.

Une association de corsaires anglais et français s'organisa dans Pannée 4636, et s*établi^ tant à St.-Domingii6 qn^à la Jamalqae^ que les Anglais onleyèrent aux Espagnols en 4656* Geâ forlMna, connns sons le nom do ftîbuttieri, ont exercé leors déprédations jusqu'à la fin du 47* siècle | sans avoir été inquiétés, en aucune SMte, par les gouTemement dont ils se reconnaissaient d'aiHeurs les sujets (tM^* ofaap. XXX VI, § 3). Les colons des Antilles françaises vinrent, en Tannée 4660, s'établir sur la c6te septentrionale de Pile, sous le nom de bcucamert, s'occopant exclusivement de faire la guerre aux bœufs sauvages et d*en vendre les peaux aux Européens ; c'est à tort que plusieurs écrivains font des bou^ eoKd&tt et des ftibusHers une même association.

St.-DomiDgue, la plus belle et la plus productive des Antilles, après Cuba, devint florissante au commencement du siècle dernier, depuis que le gouvernement français qui Pavait abandonnée , dans le principe, à la compagnie des Indes occidentales, la lui eut rachetée , en 1 674. Nous dirons dans ie § 5 , quelle a été la des* tinée de St.-Domingue.

Une fois l'impulsion donnée par Christophe Colomb, le désir, en marchant sur ses traces, de faire des découvertes plus étendues, inspira partout, mais surtout en Angleterre, en France et en Portugal, le goût des expédilions et des aventures.

Soixante ans après que l'homme de génie eut donné le nouveau monde dont il avait deviné l'existence, tous les caps et tous les points principaux des côtes de l'immense continent, avaient été découverts: En 1497, la Nouvelle-Angleterre, devenu l\ la fin du 18^ siècle, la république des États-Unis de l'Amérique septentrionale (voir chap. VII, § 1 ); — en 4500 et 4501 , la Guyanne, le Brésil ; — en 4504, la Louisiane ; — en 4548, les Flondes ; — en 4525, le Pérou ; — en 1 536, le Chili ; — en 1 551 , le Mexique ; — en 4554, le fleuve St>*Laurent et le Canada, etc. etc,

LIYA£ 11. GUAPilRE IL

Dans l'année 1497, Jean Cabot, envoyé par le roi d Angleterre, Henri VIII , prit possession au nora de son souverain des pays et côtes qui s'étendent depuis Terre-neuve jusqu'en Virginie.

Deux ou trois ans plus tard, la Guyanne fut découverte et par Colomb, et par Améric Vespuce ; les Hollandais, les Portugais et les Français se partaiï^rent plus lard ce vaste territoire. Les Anglais y sont également établis actuellement. Les Français fondèrent leurs premiers établissements dans !a Gnyanne en KUO. La partie française de la Guyanne (qui a pour capitale Cayenne, dans l'Ile de ce nom), et la partie hollandaise, après avoir été prises par les Anglais, pendant la guerre qui suivit la rupture de la paix d'Amiens {voir chap. XXVI), furent restituées par la Grande-Bretagne, à la paix de 4814. Ën 4852, le goavemeoieat a établi à Cayenne une ookmie pénitentiaire.

La Louisiane, découverte en 4504 par un Français, Thomas Albert, resta longtemps l'objet de projets el d*essais infructueux de la part du gouvernement français ; Hnsalubrité du climat devint désastreuse pour les hommes qui, en 4682, firent partie de l'expédition entreprise, conformément aux ordres de Louis XIV, par Bobert de la Salle qui reoonnut le cours du Mississippi, le gollé du Mexique, ete., et fut assassiné, le 20 janvier 4687, par trois scélérats qui appartenaient au personnel de son expédition ; le climat devint fatal également aux hommes qui suivirent dlberville en 4698, ainsi qu'aux antres expéditions qui furent essayées de 4748 à 47S0. En 4763, la France céda une partie de la Louisiane, à Torient du Mississipi, à la Grande-Bretagne, et, en 4764, la partie orientale à l*Espagne. ( Voir chap. XXVIII, navigation des fleuves. ) Nous dirons , au § 5 , comment cette colonie a été réunie au territoire des États-Unis de l'Amérique septentrionale.

Un officier de Colomb , nommé Pinson , et Cabrai qui commandait une expédition portugaise, avaient découvert le Brésil dans l'année 4500 ; ce fut en 4559 que les Portugais y fondèrent une première colonie.

En 4518, un Français, le baron de Lévi , découvrit et reconnut les côtes de la Floride jusqu'à l'Acadie, vl Ma-oilan le premier navigateur qui ait fait un voyage de circumnavigation du globe, franchit , en 1551, le détroit qui a reçu son nom, et découvrit les Piiilippines, dont le chef se déclara vassal de la couronne d'£spagoe.

') Femand Mafelbaens, ou Has^'Uan, navigateur portugais entré au service du roi d'Espagne, <!liarleB V.

COLOMËS

De 4518 à 1536, Feroand Gorlez, Pizarre, Don Diego Âliuagro s'emparèrent du Mexique, du Pérou, du Chili ; de 4534 à 1540, un Français, Jean Cartier, de Saint-Malo, découvrit le fleuve St.- Laurent et parcourut le Canada, où les Français s'établirent en i604; et William Raiegh, en 4584, découvrit la Virginie.

Des développements plus étendus concernant les découverte! qiû furent faites en Amérique pendant les 45^, 46^ et 4 7*^ siècles, paraîtraient superflus; à la fio du 47^ siéde, le vasie oontiiieot américain était connu des Européens» mais non pas encore tota^ lement. exploré ni utilisé; c'est pendant le 48*sièele surtout que la civilisâtion a fait des progrès en Amérique.

c) Commencement du trafic des nègres, ou traite des noirs, par les Européens.

Après les premières découvertes faites sur le continent américain, depuis l'arrivée de Colomb en 4492 jusqu'au commeoccuienL du 10'^ siècle, les Européens établis sur divers points de ce territoire, encore vierge des travaux agricoles, songèrent à faire cultiver les terres dont ils s'étaient mis en possession ; mais ils reconnurent bientôt que les naturels du pays, Caraïbes ou Indiens, ne se prêteraient, de longtemps encore, aux travaux, nouveaux pour eux, auxquels il fallait les assujélir. On eut donc recours à l'introduction, d'un certain nombre de nègres qui furent importés en Amérique , dans Tannée 4 503. ^) Depuis plus de vingt-cinq ansi les nègres étaient employés à la culture du sucre dans l*lle de St.-Tbomé.

En 4547, en vertu d*un privilège accordé par Charles V à l'un de ses sujets de la Flandre, pour plusieurs années, quatre mille nègres furent importés daus les colonies espagnoles ; le privilège passa bientôt après entre les mains des Génois. A son ex* piration, les Portugais obtinrent pour eux le renouvellement du privilège. En 4696, une compagnie portugaise prit Pengagement

■) Lr Iranc dfvg n^g^os d'Afriqufi existait en Portugal plus de 40 ans avant la découverte de rAmérique par Colomt). Mous aUoDa reproduire ce que dit itfalte-

Bran sur ce sojet. « En 144a, Lisbonne vit avec élonnemMit les premiers esclaves

a noirs avec Jours cheveux rrppuv pt entièrement rtifTérents des prisonniers de «guerre maures qui n'étaient que basanés : les Habométans les avaient donnés, ainsi < que de la poudre d*or, pour rançon de quelques-uns de leurs compatriotes tombés «entre les mains des Portugais; car, avant l'établissement de la compagnie créée «pour le commerce des esclaves et établi à l'Ile d'Arguin découverte eu ItôS, el «avant que Por de la Guinée eût mis les Portugais en état d'acheter les nègres. les «malheureux Africains étaient tous les jours enlevés de force. En 1M6, les Poriu- " gais arrivèrent au Sénégal où ils trouvèrent les premiers nègres payons i tous les • peuples qu'ils avalent vus plus au Nord et avec qui leur comptoir d'ÂrguiA faiaail « un eommeree réglé, étalent Malioméiaiis. •

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