LIVRE tt. GBAPirafi il
engagée (chap. XXVI), il renonça à faire prendre possession de la Louisiane: — 4,000 hommes destinés à occuper cette proviuce, étaient sur le point de partir ; ils furent débarqués. Le premier consul ne voulait pas contracter d'emprunt pour soutenir la guerre ; ii résolut de céder la Louisiane aux Américains, moyennant une somme de 15 millions de dolards, ou environ 81 millions de francs. II la fit offrir, à cette condition, à M. Levingston, ministre des Élals-Unis à Paris; le traité fut conclu le 23 janvier 4803.
Au moment de la rupture de la paix d'Amiens, par l'Angletem» dès le 4 S mai 4803, le premier consul avait consenti à laisser VEspagnc neutre, à charge par elle de payer un subside de 7S millions de lîrancs par. an ; l'intérêt bien entendu de l'Espagne devait la porter à accepter cette position ; si «elle prenait une pari active à la guerre maritime , et «pie l'Angleterre vint à l'emporter» le commerce de PEspagne avec ses colonies serait miné et les gaUùM chargés de l'or provenant des mines d'Amérique, et qui faisaient, en quelque sorte, la seule ridiesse de l'Espagne, cesseraient de lui parvenir. Hais le cabinet de l'Escurial était placé sous l'influence toute puissante du Mnce de la poko qui n'aimait ni la France, ni le premier consul ; aussi les mauvais procédés de l'Espagne envers la France se renouvelaient-ils sans cesse. Sous prétexte, par exemple, de délits de contrebande , divers bâtiments français avaient été saisis et leurs équipages envoyés ixKix Présides d'Afrique, sans que les réclamations réitérées de l'ambassadeur de France, à leur sujet, eûsseni pu leur procurer la liberté ; en août 4803, les autorités espagnoles avaient laissé enlever divers bâtiments français par les Anglais, au mouillage dAIi^esiras et de Cadix, sous le canon espagnol ; le canon était resté muet et avait permis la violation de la mer territoriale ; enûn, une lioite fran^rnse était tenue, à la Gorogne, en dehors du mouillage, sous prrtextc de mesures sanitaires dont rien ne justifiait la nécessité, et se trouvait bloquée par une liotte anglaise qu'elle ne pouvait songer à forcer avant d'avoir réparé de nombreuses avaries et reçu des provisions.
A ces torts réels, le cabinet de Madrid joignit celui d'élever des plaintes et de se montrer offensé au sujet de la cession de la Louisiane, par la France, aux États-Unis, disant que les Américains de l'Union , devenus voisins du Mexique , seraient un objet d'embarras continuels pour l'Espagne, et que puisque la fhmce fie eammt pas eonterver la Louisiane, eUe aurait dû la rendre an roi CSharles IT se serait tien chargé de la défendre tonire lee Anglaù ét eanire lei ÈtaU-Omtt U est permis d'en douter..»..!
COLONIES
Le général de Benmonville, ambassadeur de France h Madrid, mit fin , par son énergique langage , et en s'appuyant d'ailleurs sur les instructions qu'il avait reçues du premier consul, aux outrages de l'Ëspagne, et au refus qu'elle epposait à la demande d'an subside de six millions de francs par mois» Cette Puissance garda la neutralité, moyennaDt ce subside; mais la situation qui lui élait faîte par la France y ne la sauva pas des attaqùes auxquelles elle fut en but de la part de l'Angleterre , contre le droit des gens. [Voir chap. XI.)
Reievé sùm/maêre des eohnies passidieSf en 4830, par 1^ ÉkOs
européens, avec indication en chiffres ronds de la population des
colonies les plus importantes.
Dans le relevé que nous allons présenter, la puissance coloniale, puissancé gigantesque, de PÂngleterre, figure en première ligne; la France n'y tient que le cinquième rang, malgré la conquête qu'elle a faîte, en 4830, de l'Algérie. {Voir chap. XXXIII.)
Après l'Angleterre, viennent dans l'ordre de leur importance coloniale, les Pays-Bas, l'Espagne et le Portugal.
V Grande-Bretagne,
Colonies américaines: Le Canada, 1,850,000 habitants; la Baie d'Hudson, 400,000; le Nouveau-Bmnswick, 156,000; la Nouvelle- Ecosse ou Acadie, TOe Édouard, Terre-neuve, etc., 5160,000 habitants ; enfin, la partie britannique du district de l'Orégon, laquelle j en vertu de la convention du 43 juin 1846, s elend jusqu'au 49* degré de latitude et comprend l'île de Vancouver ; de plus, dans la Guyanne, Démérari, Esséquébo, Berbice, présentant une population de i 26,000 habitants ; et les nombreuses îles de l'archipel d(s Lîicayes ot de la mer des Antilles: Antigoa, 36,000 habitants ; Barbadoes, 125,000 ; la Jamaïque, 379,000 ; la Trinité, 64,000 ; la Dominique, Grenade, Montserrat, Nevis, St.- Christophe, Ste.-Lucie, St-Yincent, Tabago , Tortola , Anguilla, Bahamas, Bermudes, Honduras, etc. (en tout 950,000 habitants , y compris la Guyanne).
CohniH anglaises, en Afrique : Le Gap de Bonne-Espérance, m, 000 habitants; 111e Maurice, 468,000; Sierra-Leone, 45,000; nie de Ste.-Hélène, 7,000 habitants, île devenue à jamais célèbre par le séjour et la mort de Napoléon ; l'Ascension ; Femando-Po ;
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