ATEN
L'expérience a vérifié que le produit de la différence de
marche par le champ magnétique est constant lorsque le
champ devient assez grand. La formule (8) permet la déter-
mination de la constante a et par suite une confrontation
plus étendue de la théorie avec l'expérience dans les champs
68 VICTOR NAGGIAR
magnétiques faibles pour lesquels la formule (7) doit s’appliquer.
Pour le calcul de a à la température de 109°5 considérée dans l'exemple cité, j'ai pris :
Ne — No—= 0,343 pour H— 1 260 gauss $ô — 16,5.0,546
je trouve :
Le tableau V donne pour chaque valeur de H, le produit ô.H' calculé à partir de (7) et ce même produit calculé à partir des données de l’expérience. L'accord est de 4 0/0. J'ai ajouté dans ce tableau la valeur calculée de l'inclinaison ®, dans la couche médiane pour chaque valeur du champ magnétique. La formule (7) fait intervenir l’épaisseur z de la préparation au centre. Cette grandeur est
Tagzeau V
Champ magnétique en gauss
è.H' Inclinaison observé
LS 2 à LÉ dr LL d
» A L (4 A] PHENOMÈNES D ORIENTATION DANS LES LIQUIDES NEMATIQUES 69
donnée, comme je l'ai vu, par la détermination de l’ordre d’interférence en l’absence de champ magnétique ; je trouve £—113 microns. Le champ critique H, qui correspond au début de l'orientation est de 150 gauss dans cet exemple. Constante élastique. — La valeur numérique de la constante a permet un calcul approximatif de la constante élastique grâce aux mesures magnétiques de Foex (19). Cet auteur a trouvé pour le coefficient d’aimantation du liquide isotrope une valeur indépendante de la température :
= 0:960"r0C" GS:
pour le liquide à l’état nématique le coefficient d'aimantation dépend de la température ce qui s'explique par le fait que l’orientation dans le champ magnétique est troublée par l’agitation thermique. La valeur la plus basse de ce coefficient qui correspond à la meilleure orientation a été obtenue pour le liquide en surfusion : |
Si on admet que y’ correspond au coefficient y, dans la
direction de l’axe optique, on a :
et à LA 2)
ce qui permet le calcul de la différence des susceptibilités magnétiques :
Ki — Ki (x: — X2).P
où p est la densité du liquide à la température envisagée.
Le tableau VI présente les résultats obtenus pour la constante élastique du p-azoxyanisol aux différentes tempéra-
tures de l’état nématique. À 121° je trouve :
k—{h;2.107 dynes.
70 VICTOR NAGGIAR
Taszgau VI
Températures. . 1io4° xog05 xr4° 1179 1219 125° 1299 x320 Constante élastique 101endynes D Re a 7 ON 220 OMS TER 2,0
En conclusion, l’observation des figures d'interférence des lames minces de liquide nématique à surfaces libres placées dans le champ magnétique confirme l'allure des phénomènes observés par van Wyk et Fréedericksz sur des préparations limitées par des surfaces de verre. On retrouve, pour le champ magnétique, une valeur critique H;, au-dessous de laquelle la structure n’est pas déformée. Quand la déformation s’établit, sa variation en fonction du champ s’interprète convenablement dans la théorie de Zocher et donne une détermination de la constante élastique.