‹ Phénomènes électriques de l'atmosphèreChapitre 11 sur 33 · DES AURORES · texte numérisé non relu

DES AURORES

§ 89. Couronnes et arcs latoires, — On y reconnaît guîté des proportions, les

mineux à franges de rayon:

sinueux, et animés d'un ra] latoire,

Londres, )88o), Alfred Angot (Ui .

électrique du 21 octobre au 2) dict t. XXXVIl[),ete.

Ce mouvement d'ondulation, en particulier, offre une complète analogie avec celui qu'on a comparé, dans les aurores, aux plis et aux replis d'un serpent ou à ceux d'une draperie agitée par lèvent.

§ 90. Couleur de la lumière. — Bien que la lumière jaune domine dans ces expériences, par suite de l'emploi deTeau salée, on observe aussi, sur les points où l'eau provenant de la vapeur condensée est moins chargée de sel, des teintes pourpres et violacées analogues à celles des aurores.

§ 91. Rayons, — Les rayons de l'arc lumineux des aurores polaires doivent provenir, de même que ceux qu'on observe dans ces expériences, de la pénétration du flux électrique dans les amas humides ou glacés qu'il rencontre. Le vide qui en résulte se comblant à mesure, de nouveaux rayons >e reforment sans cesse, et l'on s'explique ainsi :omment les jets de lumière des aurores dardent

ou paraissent lancés instant.

§ 92, Segment obsct obscur formé dans les voile nébuleux que 1 correspond, dans rexp( humide qui environne s'épanouit le courant \

Les portions les pi s'écoule le flux électric qu'à une certaine dis arrêtée se transforme

§ 93. Cercles lumir, entre l'arc lumineux p et celui des aurores e; forme de l'écoulemenl voltamètre vient de ce tout à fait l'électrode, immergée davantage, i cercles lumineux entit

aurores dont Tare n'est souvent considéré que comme la portion visible pour l'observateur d'un cercle lumineux complet.

§ 94. Fluctuation de lumière. — On a vu que, dans les mêmes expériences, le liquide est violemment agité par le flux électrique ; des tourbillons se forment par le choc des ondes électrisées les unes contre les autres, et, si Ton opère avec peu de liquide, il se produit finalement une ébullition lumineuse correspondant à cette fluctuation de lumière qui caractérise aussi les aurores polaires.

§ 95. Formation de vapeurs., — La vapeur d'eau se dégage avec d'autant plus de vivacité et d'abondance que l'électrode pénètre plus dans le liquide. Ce phénomène, que les plus fortes batteries de l'électricité statique permettent à peine de soupnner, est important à considérer; car il explique :urellement les chutes abondantes de pluie ou de

G. Planté, Phén. électriq. 10

« Ce bruit est surtout, dit-on, fort intense quand las rayons sont dardés avec vivacité*. » La production du bruissement dans le voltamètre est aussi d'autant plus intense que les rayons qui bordent l'arc lumineux sont plus longs et se forment avec plus de vivacité au sein du liquide.

g 98. Perturbations magnétiques. — Les perturbations magnétiques causées par les aurores se reproduisent dans ces expériences, en plaçant une aiguille aimantée près du circuit. La déviation aug-

^ Kaêmtz, TraUé de uièU'orologie, traduction de Ch. Martins^ p. 428.

L'existence de ce bruit a été révoquée en doute par quelques observateurs ; mais les nombreux témoignages émanant de personnes habitant la région même des aurores boréales prouvent que ce bruit se fait quelquefois entendre, sans doute quand la hauteur à laquelle se produit l'aurore n'est pas trop grande. (Voir Arago, Notices scien- %««, t. I, p 693.)

Voici ce qu'en dit le docteur Hjaltalin, dans un mémoire sur les Aurores boréales :

* J'ai d'abord porté mon attention pour découvrir si quelque bruit accompagnait ou non les aurores boréales ; je crois pouvoir assurer <lue ce bruit existe, bien qu'on ne l'entende que relativement peu 5^ ent ; je l'ai entendu seulement six fois sur cent observations. » (^ ■ l' Année scientifique, 1864, par Louis Figuier, p. 107.)

mente ou diminue, se!

développe plus ou moii

§ 99. Flux positif. faits que les.aurores do flux d'électricité posilii mineux sont les mêmi positive dans le voltam n'offre rien de semblab

§ 100. Décharge v

V atmosphère. — Mais elles une décharge en) l'atmosphère et celle c tive ? Si cela était, on ( de foudre très fréquen très brillants de lumiê:

du sol, formant la co qui se passe dans l'air qu'il n'en est pas ain; penser que c'est le \ régions qui, fonctionn

rôle de appelée; ■le vers

travers ent au-

Î75, par u hargs ticci

l^O DES AURORES

§ I o I . Origine de l'élei laires et de rélectricité ah — Quelle est la source de i On a admis qu'elle venaï

couchci supérieures de l'atmosphire et ta terre juppoîie "négative. Deï forni« d'arc, sur un cadre isolant, e1 d'une grosse sphire milallique, gani une nuchinc électrique, s'illuminaien Cette eipérience montrait bien I diîtance de couches dair raréfi4« électriiée ; mais en, même temps que lumineui, les pointes de Ja sphère él< neuses, phénomène que l'on n'obseï Les montagnes ou parties s: illintes lumineuses que les régions de l'iltnv

Depuis lors, M. Lemstrdm a institi eipéfiences (voir Comjtrs rindus, ]8:

Gauthier-Villars,'i886), montrant l'

Ces faits, joints > l'étude spec

régions tropicales. Mais on peut objecter, il nous semble, que les nuages électrisés doivent se décharger dans un aussi long parcours; car on sait que les orages sont de plus en plus rares, a mesure que Ton s'approche des pôles. Des analogies déduites de nos expériences et que nous avons déve-

strôm a faite des lueurs, démontrent bien la nature électrique des aurores polaires, mais ne prouvent pas qu'elles soient une décharge d'électricité entre les régions où elles apparaissent et la surface delà terre.

Une nuée fortement électrisée pendant un orage produit les mêmes effets lumineux sur le sol ; des aigrettes, des feux Saint-Elme apparaissent. (Voir § 22, fig, 9, et § 33.) Des phénomènes lumineux se manifestent également au sein de la nuée, tels que des éclairs ou des lueurs même analogues à celles des aurores (voir note du § 104), si la quantité d'électricité en jeu est très abondante, mais c'est entre les nuages ou les diverses parties d*un même nuage que se produit la plus grande parti ; des décharges, et la décharge avec le soi est un fait accidentel qui n'a lieu que quand la nuée vient à s'en rapprocher à une faible distance; dans ce cas il y a chute de foudre, <:e qui ne se produit pas aux pôles pendant les aurores boréales.

De plus, quand on considère que les aurores polaires apparaissent ^des hauteurs considérables dans l'atmosphère, que l'on a évaluées quelquefois à plus de 150 kilomètres (voir Arago, Notices icieniijiques, t. 1, p. 626 ; — Kaëmtz, Météorologie, p. 428), il est difficile d'ad-

ttre qu'elles constituent une décharge électrique entre l'atmos-

ère et la terre.

D'un autre côté, on a observé des aurores très basses évaluées à

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loppées ailleurs', nous î les corps célestes comni' sitive, nous serions porti elle-même comme charg

dégageant du soi et de émission, et rayonnant de comme à l'équateur, en différents dans l'atmosp

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tions météorologiques tout à fait opposées de ces régions.

§ 102. L'électricité positive émanant ainsi du globe terrestre ne serait pas, selon nous, le résultat d'une production ou génération proprement dite, par des causes physiques ou chimiques. Elle ne serait point due à Tévaporation, ni au frottement, ni à des actions thermo-électriques, mais proviendrait d'une charge primitive ou provision d'électricité propre à la terre elle-même, emportée par elle, à Torigine de sa formation, et qui tendrait à se dissiper, de même que la chaleur qu'elle possède, avec une lenteur extrême, en raison de sa masse considérable.

§ 103. Cette électricité, pénétrant l'atmosphère, gagnerait sans cesse les couches supérieures dont l'air, de plus en plus raréfié, offre d'immenses espaces conducteurs, et se répandrait de là dans les régions planétaires. Les couches inférieures de l'air, voisines de la terre, n'étant point raréfiées, on conçoit que l'électricité positive n'y apparaisse lu'en faible quantité et s'accumule dans les couches

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