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plus élevées. Ainsr s'e la quantité d'électric s'élève dans l'atmos]
§ 104. La terre n suivant nous, vis-àun corps qui produit tement d'un autre o traire. Car on serait 1 cette production a li de la terre et de l'ai physique ou mécanic poration lente à la reconnu aujourd'hui poration n'est pas pai tricité.
Les vapeurs form paraissent constîtuei cotiducteur , dans l'ai conductrice du globe. de sa tension, l'éled ainsi que le dégagem au-dessus des mei-s q
du globe. La vapeur d'eau facilite la diffusion de rélectricité dans l'air qui, à la pression ordinaire, se comporte comme un corps isolant*.
§ 105. On comprend également, d'après cette hypothèse de la terre considérée comme un corps électrisé dans toute su masse, que cette électricité propre puisse se dégager, par voie d'éruption, pour former les nuées volcaniques, toujours accompagnées d'éclairs et de tonnerre, et se manifester aussi lors des tremblements de terre qui doivent se
^ Dans un très intéressant ouvrage sur la météorologie de l'île de Madère, l'éminent directeur de l'Observatoire royal d'Edimbourg, M. Piazzi-Smyth a fait remarquer que notre théorie pourrait expliquer la formation de nuages lumineux extraordinaires, à anneaux concentriques, qu'il a observés au-dessus de l'île, d'où il se dégage constamment d'immenses quantités de vapeurs d'eau. (C. Vïzzii- Smyth, Madeira Meteorolog.'c, p. 40 344. Edimbourg, 1882.)
Le major Sabine avait fait une observation analogue pendant son voyage pour la détermination des lignes d'intensité magnétique en Ecosse. « Il séjourna dans l'île de Sky, qui est entourée de montagnes nues et élevées, parmi lesquelles on en remarque une qu'enveloppe presque toujours un nuage lumineux^ la nuit, d*une manière -rrmanente. Plusieurs fois M. Sabine en vit sortir des j'eis sembla- 'es à ceux des aurores boréales^ » (Lettre du docteur Robinson, direc- ;ur de l'Observatoire d'Armagh, à Arago. — Notices scientifiques,
rattacher au liquide fond Les vapeu fondue, et doivent née de même qu mers, sans qt
tions magnétique cités plus haut étendue, forteme
Taire aujourd'hui
des effets chimiques souterrains produisant de rélectricité par des moyens qui nous seraient inconnus.
§ 106. Si l'on considère maintenant cette émission d'électricité dans les régions équatoriales et tropicales où l'évaporation est très abondante, il en résulte naturellement des nuages fortement électrisés et des orages continuels.
Ces nuages ne peuvent s'élever directement à une grande hauteur, car ils sont emportés par les vents réguliers de ces régions, et les phénomènes électriques, tout en apparaissant au-dessus même des points où les orages ont pris naissance, continuent de se reproduire sur leur parcours, mais en s'afîaiblissant à mesure que la latitude augmente.
§ 107. Aux pôles, au contraire, où l'évaporation est beaucoup plus faible, la quantité d'électricité tendant à émaner du globe terrestre est, sans doute, moins abondante, car l'air moins humide à la surface du sol ou des mers de ces régions s'en charge avec moins de facilité; mais celle qui se dégage, s'élève directement dans les couches supé-
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rieures de l'atmosphèrt de nappe électrisée tend pace.
Si aucun amas humid terposer entre cet écoulei des régions déjà hautes régions encore plus éle décharge d'une maniéi lumineuse; car la transit raréfiéesauxcouchesplus mais graduelle. Son pass par des perturbations m Si, au contraire, les globules liquides ou de dans l'intervalle, des effet comme dans nos expér aurores polaires'.
r les nHagt! r, A. it Huinl
i>ES AURORES POLAIRES
§ io8. Cette manière d'envisager la terre comme chargée d électricité positive, ainsi que l'atmosphère elle-même, semble rendre inexplicables, au premier abord, les décharges qui se produisent, dans les orages ordinaires, entre les nuages électrisés posititivement et le sol également /)os//i/".
Mais cette difflFculté apparente se résout facilement, si Ton considère qu'une portion donnée de la surface du sol, tout en émettant de Télectricité positive, en est beaucoup moins chargée que lés amas nuageux qui passent au-dessus, après avoir récolté et emmagasiné, sur leur parcours, l'électricité positive répandue dans l'air, et apportant aussi une grande partie de celle qu'ils ont prise, lors de sa formation même, au-dessus des mers, dans les régions chaudes.
11 en résulte que cette portion du sol, n'ayant qu'une tendance positive relativement faible, devient, par influence y fortement négative. Les choses se passent comme entre les nuages eux-mêmes, qui peuvent être tous électrisés positivement et >ont néanmoins le siège de violentes déchar-
DES AURORES POLAIRES l6l
tent, selon nous, de la diffusion dans les couches supérieures de l'atmosphère, autour des pôles magnétiques, de r électricité positive émanant des régiotis polaires elles-mêmes, soit en rayons obscurs quand il ny a pas de nuages interposés, soit convertie en chaleur et en lumière par la rencontre d*amas aqueux, à F état liquide ou solide, quelle vaporise avec bruit et précipite, sous forme de pluie ou de neige, à la surface du globe * .
* Comptes rendus y t. LXXXII, p. 629, 13 mars 1876.
G Planté, Phén. éicctriq. I I