CAS DE POUDRE
fluide électrique, comme \ un corps solide, se divise lancées de tous côtés.
En résumé, dit M. Decf heureusement que la men en globules inoffensifs. Ma sont d'ordinaire beaucoup causent-ils parfois de gran< épouvantables'. »
■ La Uamire citclriqiu, 19 mars
I observa la iit :
coup de tott-
grêle qu'il ce moyenne
RELATIONS DE CHUTES DE GRELE
sont survenus pendant l'averse; chacun d'eux a donné lieu à un redoublement assez marqué dans la chute des grêlons. »
Beudant dit d'une grêle observée par lui en 1848 :
« Un coup de tonnerre éclata et presque aussitôt le nombre des grêlons devint beaucoup plus considérable. »
Dans la description d'un orage à Cannes, on lit:
« Le 17 mars 1883, vers 1 1 heures du matin, il se produisit une rencontre de deux couches nuageuses : un éclair jaillit et une assez forte pluie mélangée de ^7V/^ commença à tomber* »
Kaemtz ^ cite la relation suivante qui lui a été ^aite par M. Oswald Heer, d'un orage à grêle :'
31- ^ZTr"^'' Société nUUorologicue de France.^. ,3,, avril ,883. ^ ^ours de météorologie, 1858, p. 354.
RELATIONS DE CHUTES DE GRELE 239
« J étais avec quelques amis sur les glaciers du Glaernisch, à 2600 mètres environ au-dessus de la mer; tout à coup un nuage noir arrivant de l'ouest nous déroba la vue du Bachistock qui s'élève dans le voisinage. Bientôt plusieurs coups ^e tonnerre formidables firent retentir les échos du Glaernisch, et nous vîmes tomber quelques gré- Ions. Nous descendîmes rapidement de 300 mètres environ avant que le nuage crevât. Nous étions entourés d'éclairs et de tonnerre, et inondés de pluie et de grêle. Nous nous réfugiâmes sous un rocher ; bientôt les nuages s'élevèrent à l'occident, formèrent un demi-cercle, au-dessous duquel nous vîmes le pays d'Uri éclairé par les rayons du soleil. En sortant de notre retraite, nous aperçûmes un second nuage qui bientôt creva sur nos têtes avec un épouvantable fracas, La grêle mêlée de pluie nous poursuivit pendant plusieurs heures. Quelques cabanes construites par des pâtres nous offrirent un asile bù nous passâmes la nuit. »
240 RELATIONS DE CHUTES DE GRELE
M. Lucien de Puydt a écrit, dans la relation d'une chute de grêle observée àMuzo, en Colombie :
« Le 29 août 1866, à 3*" 1/2 de Taprès-midi, un violent orage venant de Touest éclata subitement. Le soleil, qui brillait d'un vif éclat, se voila. De violents coups de tonnerre et des éclairs intenses se succédèrent avec rapidité ; puis une grêle abondante tomba pendant environ dix à douze minutes. Elle fut suivie d'une pluie torrentielle. Une demi-heure plus tard le soleil reparaissait dans son éclat accoutumé \ »
Nous rappellerons également un passage de la relation faite par l'ingénieur suisse Buchwalder, de l'orage à foudre globulaire observé par lui dans les montagnes, le 4 juillet 1832, à 2500 mètres au-dessus du niveau de la mer (voir p. 222) :
« Un nuage épais et noir comme la nuit enveloppait le Sentis; la pluie et la grêle tombaient par torrents; le vent soufflait avec fureur; les
1 Annuaire de la Société météorologique, 1877, t. XXV, p. 151.
î semblaient un in-
avons donnée plus ! Lozeran du Fesc,
B observé par deux ; et au sein même
nouveau l'attention boules de feu pasplaie aux environs, grosses au-dessous
4, dit M. Lespiault, létéoro logique de la llement désastreux
le Paris, 1874. Paris, Gitu-
RELATIONS DE CHUTES DE GRELE
dans le sud-ouest de la France. Le 22 mai, une grêle intense ravageait une partie des Landes et du Lot-et-Garonne. Un mois plus tard, une nouvelle grêle, plus terrible encore, passait à peu près sur les mêmes régions.
« Le 20 juin, à 9*" 30 du soir, des éclairs multipliés se montrent à l'horizon ouest de Bordeaux ; à 10 heures, une épaisse muraille de nuages monta rapidement vers le zénith encore brillant d étoiles ; à 10*^30, le ciel est déjà complètement couvert, et Ton entend les premiers coups de tonnerre; les éclairs se succèdent sans interruption, incessamment mêlés de traits de foudre entre les nuages ; le bruit du tonnerre se rapproche; vers lo*" 45, les roulements deviennent continus; dix minutes après, commence une pluie très abondante qui, à II heures, devient torrentielle ; elle est mêlée de grêlons, dont quelques-uns sont très gros.
« Les phénomènes électriques n'atteignent guère à Bordeaux ce degré d'intensité que dans les or^'"»s exceptionnels. »
DE CKELE 24)
léme année 1874.
rages furent prese mois précédent.
léger mouvemeni > Bouliac. Dans la Lires du matin, le ersé,du sudnsuest i ne se manifesta
quelques coups de 'es d'une pluie tor-
je traversa la Belimmages, particusoir, le ciel s étant re grondant depuis lie de grètons énorit environ quinze 1 vitres, les glaces, laintes façades ende [ centimètre de
rfT
244 RELATIONS DE CHUTES DE GRELE
profondeur, des toitures de zinc furent perforées, etc.*.
Volnay a écrit dans son Tableau du climat et du sol des États-Unis :
«J'ai longtemps refusé de croire à l'existence de gréions pesant des onces et des livres, dont parlent souvent les gazettes et les voyageurs; maisTorage du 13 juillet 1788 m'a convaincu par mes propres sens.
« J'étais au château de Pontchartrain, à quatre lieues de Versailles. A 6 heures du matin, étant allé visiter un parc de moutons, je trouvai les rayons du soleil d'une chaleur insupportable ; l'air était calme et étouffant, c'est-à-dire très raréfié ; le ciel était sans nuage, et cependant je distinguai quatre à cinq coups de tonnerre. Vers ^^ il 4, parut un nuage au sud-ouest, puis un vent très vif. En quelques minutes le nuage remplit T horizon, et accourut vers notre zénith avec un redoublement
1 Ciel et Terre, septembre 1886, p. 327.
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RELATIONS DE CHUTES DE GRELE
Lucrèce, ont déjà dit qu'on entendait un bruit très /or/ lorsqu'un nuage chargé de grêle s'approche du zénith. Des observations modernes ontconfirmé cette assertion. Ce bruit n'est ni celui de la tempête ni le roulement du tonnerre; il est quelquefois tellement fort qu'il couvre celui du tonnerre K
Le 7 mai 1865, un orage à grêle dévasta la vallée de l'Escaut.
« A 3 heures, dit M. Lermoyer, ingénieur, de gros nuages formant des couches superposées, se montrèrent au sud-ouest, et bientôt le tonnerre se fit entendre. Au-dessus de leur masse se dressait un épais cumulus d'un blanc livide, dans lequel
* Kaemtz, Cours de météorologie ^ p. 356.
On a généralement attribué ce bruissement au choc des gréions entre eux. Nous avons expliqué, § 54, qu'il était dû, suivant nous, à la pénétration d'un flux électrique abondâTnt dans les masses nuageuses. L'aigrette électrique elle-même produit un bruit marqué.
Dans la célèbre expérience du 7 juin 1753, faite à Nérac par le physicien de Romas, à l'aide d'un cerf-volant électrique lancé au milieu d'une nuée orageuse, et qui fournit de temps à autre d'" lames de feu accompagnées de détonations, une sorte d'atmosphr lumineuse de 4 pouces de diamètre enveloppait la corde et m hr comparable à celui d'un soufflet de forge se faisait entendre.
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trombes iniernubaires surgissent parfois comme des /i/s^fs, jusqu'à la couche des cirrus, et sont un signe assuré de la prochaine explosion d'un orage ^ ».
« Lorsque le mauvais temps est prochain, dit M. Rozet,les cirrus descendent en passant à l'état de cirro-stratus, et de la surface supérieure des cumulus, où se manifestent des mouvements violents, s'élèvent des colonnes qui, parvenues à une certaine hauteur, s'étalent en champignons. Si ces champignons sont nombreux, ils se réunissent et forment une couche plus ou moins régulière. Cette dernière pousse bientôt en haut des ramifications qui vont au-devant des cirrus tombants, et alors, souvent au milieu des éclairs et du tonnerre, il se forme des nimbus qui n'offrent plus qu'une grande confusion accompagnée de mouvements violents dans la masse et de vents froids soufflant dans diverses directions ^. »
* Trombes et Cyclones, par Zurchcr et MargoUé, p. 36. Paris, Hachette, 1876.
2 De la pluie en Europe, Paris, 1855.
, par Lecoq, pendant qu'il Dôme :
istinctement, ;s nuages inuage qui la ;lés et offrait, it de tourbile. Il semblait me répulsion r-dessous, les bartaieiit dans
Ette agitation
ntérieurs des 'a grêle cessa, t, qui n'avait inua sa route ques traînées !e sol, et pacouche infé-
RELATIONS DE CHUTES DE GRELE
Exemples de pluie ou de grél-e lumineuse ou phosphorescente i.
Peltier relate avoir reçu quelquefois dans un vase isolé, attenant à un électroscope, de ces larges gouttes de pluie qui n'apparaissent que dans les temps orageux, et constaté qu'une seule de ces gouttes suffisait pour projeter les feuilles d'or contre les armatures.
D'autre part, Toaldo rapporte, dans son Essai météorologique f que, le 22 septembre 1773, il tomba, dans la Gothie orientale, une pluie dont chaque goutte jetait du feu en tombant à terre.
Perraut rapporte, d'après Krank, un exemple de grêle enflammée.
Dans la relation des violents orages de grêle, du 7 au 8 juillet 1875, en Suisse et en France, M. Colladon écrit : « Des phénomènes intenses de phosphorescence électrique ont été remarqués avant et
1 Voir § 62, p. 96.
es animaux, sur » étaient pbospbol'iolente a été rea grêle... Les cas jablement rares; ntes se faisaient ; immédiatement et l'on n'enten-
n nombre infini irconstances qui Nous en avons de la page 93); :s suivants :
lu i^juillet 1788,
2^2 RELATIONS DE Ct
il fut constaté que la grê point que pendant sept ou l
Le 26 mai 1886, à Bore orageuse, le ciel s'obscurc:
on remarqua quelques pluie et quelques rouleme Vers <j' }o, une grêle s'al les vitres, brisant les tuil santles passants, etc. La a que quelques minutes*.
Le 25 février 1884, à 1 nous avons observé, à P.
qui n'a pas duré plus de i
Le même jour, à 1'' de grêle plus grosse se ] plus longtemps, Les grêl( étaient en forme de pyr que. Le tonnerre se fa
*ELE ÎSÎ
ue l'un des êle, car il ne lint où nous
is observions ;s forte grêle minutes. Les cédemment.
ire partie de : grêle.
ges de grêle Is s'étendent s exceptionlargeur que
RELATIONS DE CHUTES
L'un des cas les plus remarq fameux orage de grêle qui trav< Hollande le 13 juillet 1788, sui 1000 kilomètres; il se propag sur deux bandes à peu près parall les deux du sud-ouest au nord-t
La première, plus étroite, '; moyenne 2 lieues 1/4 ; la seco moyenne, 3 lieues ; elles étaier bande qui ne reçut qu'une pluie la largeur moyenne était de 5
Tous les points ne furent pas mais on reconnut que l'orage très rapide depuis les Pyrénées ( sance jusque dans la Baltique, ( trace ; sa vitesse était de 16 lii Les grêlons différaient en formi
Les ravages que causa cet or râbles; il y eut en France 10; tées, et le dommage qu'elles é| lue à 24 690 oco francs.
d'une nature semen se dirigeant du a les campagnes de
rage de 1788, deux bande ik pluie'.
■t de ta Société mèUoroh-
2j6 RELATIONS DE TO