RELATIONS DE TRO
M. Ch. Page, naviga « J'ai rencontré dans entre les tropiques des / et lançant des éclairs ; q lonnait dans toute leur qu'à la nier '. »
M. Debrun, professt
' Voir §67 à § 36, p. 10} i * Les Trcmbts, par A. Peltier,
d'une trombe, observée au sud de Paris, ie 16 mai 1886* :
« Cette trombe était de la couleur du blanc grisâtre des nuages ordinaires et ressortait très bien du fond noirâtre des nuées qui étaient plus loin "u sud.
« Ce qui frappa le plus mon attention, ce fut e voir qu'elle formait un long tuyau, en partie emi-transparent, prenant plusieurs courbes ou iflexions. assez semblable ;i un long boyau flexible ;ans lequel y^ voyais monter les vapeurs par ondulaions, comme on verrait la fumée s'élever dans un 'uyau de poêle qui serait de verre; ce qui était fort emarquable, c'est que l'ascension des vapeurs était lien plus active dans la partie la plus proche de la erre, et le mouvement y était extrêmement visi- 'le; cette extrémité inférieure pouvait être alors à 100 pieds environ au-dessus de terre.
« Les vapeurs s'élevaient dans cette trombe sans
' IbiJ. p. J36.
G. PiABTC. Ph»n.
qu'il me fût possible de voir d'où elles provenaient... Mais elle offrait quelque chose de bien plus singulier encore, c'était de présenter dans le centre de son intérieur et dans toute sa longueur, un sillon ou canal blanchâtre lumineux de l'éclat de la lune ,,.^ »
« Le 19 avril 1827, au matin, d'après M. Scoresby, un orage assaillit le paquebot le New-York. Il était grand jour; mais les nuages qui enveloppaient de toutes parts le navire étaient si noirs et si épais, que Yobscurité régnait au milieu de nous. La pluie tombait par torrents, mêlée à des grêlons aussi gros que des noisettes. Des éclairs brillaient de tous côtés, accompagnés presque au même instant de coups de tonnerre.
« D'immenses nuages de vapeur s'élevaient de la mer et formaient dans l'air une multitude de colonnes grisâtres.
« La mer était dans un bouillonnement conti-
» Voir § 76 et suiv., p. 120 et suiv.
nuel comme par l'action d'une quantité de volcans sous-marins. Ce devait être un phéno électrique du même genre que les trombes aperçut, en effet, trois colonnes d'eau qui s çaient dans les airs, et puis retombaient en mant dans la mer qu'elles agitaient avec fore scène qui se passait en ce moment était époi table ; les éléments semblaient s'être com pour la destruction de tout ce qui se trouva la surface de la mer. »
M. Dutour, l'un des observateurs de la tr de Châtenay (Seine-et-Oise), du i8 juin constata que l'extrémité du cône de la tr était terminée par une calotte de feu qui pan être à 8 mètres de la terre '.
M. Duncan Matheson, officier de dragor résidence à Norwich (Angleterre), a donné 1; cription suivante d'une trombe observée pa dans le courant du mois de juillet 1880 :
« Je me trouvais, dit-il, auprès des fusils réunis en faisceaux, lorsqu'un orage très intense éclata tout à coup. Presque aussitôt je vis se former une trombe qui s'avançait sur nous. Pendant une demiheure environ, il me fut donné d'observer ce curieux phénomène qui paraissait se produire à 800 mètres de distance. Après ce temps écoulé, la trombe s'éleva subitement en se contractant et disparut peu à peu, paraissant se dissoudre dans le nuage. Cette trombe était d'un gris métallique assez brillant; elle se détachait d'un nuage orageux très foncé et d'où jaillissaient des éclairs. Pendant toute la durée du phénomène, l'atmosphère paraissait très chargée d'électricité, et suivant l'expression vulgairement usitée, l'air était très lourd ^ »
Le 16 février 1885, écrit M. E. Vincent ^ une trombe a exercé ses ravages aux environs d'Argentan (Orne) :
^ La Nature, 8e année, 4 septembre 1880, p. 213. 2 Comptes rendus, mars 1885, t. G, p. 668.
■midi, plusieurs coups re, venant du sudt'avança rapidement présentant à sa base des appendices inégaux. La nuit se fit presque complète. Tout à coup, les habitants du village de Bois-Morel virent une sorte de fumée blanchâtre s'avancer en rasant le sol et renversant tout sur son passage; Les couvertures eft chaume furent ouvertes et les pailles projetées au loin; un hangar fut soulevé et renversé. Les tuiles des autres couvertures volaient à plus de 50 pieds en l'air, les portes se renfonçaient de plus de 2 pouces, ainsi que les fenêtres dont les carreaux volaient en éclats. Cela ne dura que quelques instants.
« Quand les habitants sortirent, ils furent épouvantés des ravages accomplis par la trombe.
« Sur une largeur moyenne de 350 à 350 mètres tous les pommiers, poiriers, chênes énormes, hêtres étaient renversés. Des poiriers avaient éclaté, des chênes avaient été tordus et partagés en fragments de la grosseur d'un crayon à dessin, »
a62 RELATIONS DE
Le 28 octobre i8i encore observée par j département',
« Vers II* 1/4 du quelques coups de toni dre, annonçant un or d'une nuit à peu prè:
/(«ji/refit connaître l'a Bientôt on aperçut i au centre de laquelle guèrent une énorme tincelles dans tous \i une rapidité extraor ciioquent sous l'elît termine la colonne un instant. Au Val-i arbres ont été envelo les a complètement d tact que le tronc. De
DE CYCLONES i6)
omber, hachent les pommes et les poires et brisent les carreaux et tes
toits. » ■ ' ■
Le 6 septembre 1.814, 'e capitaine Napier, étant en mer, eut l'occasion d'observer une trombe : « Sa forme était cylindrique, et Veau de lamer s'yéUvait avec rapidité. Parvenue à 1 mille du navire, elle s'arrêta pendant plusieurs minutes. La mer, à sa base, parut, dans ce moment, en ébullition et formait beaucoup d'écume. Des quantités considérables d'eau étaient transportées jusqu'aux nuages ; une espèce de sifflement s'entendait. La trombe en masse semblait avoir un mouvement en spirale fort rapide'- . »
M. Liais a observé en 18132, à Cherbourg, un ra^ de marée, pendant lequel la mer avait baissé.
o minutes, autant qu'elle le f»it ordinairement ! heures, pendant qu'un orage intense s'éloiit du rivage ; ce que l'on a attribué à l'action nuages, attirant les eaux vers la pleine mer. •n a vu, pendant certains orages, l'eau delà s'élancer en forme de cône, puis retomber en mant, pour être soulevée de nouveau',
\. Lorinet, instituteur à Moncetz (Marne) a né la description d'une trombe qui a dévasté e localité le 19 octobre 1874'.
.a trombe a pris naissance, à 4'' 40 du soir, à la e d'un violent orage. La rencontre de deux penuages noirs très bas, rencontre marquée par éclat de tonnerre qui renversa deux personnes, ait avoir déterminé la formation du phéno-
,e météore ressemblait à une colonne de fumée
A rapprocher de rexpér[ence Jécrile, p. 112, fig. 23. Voif 1 S 84, p. iji.
Nomielirs mélêoroiopqiai, publiées par la Société météréologiiiue ■ranci, 2ï décembre 1874, p. 31,
it avec une vitesse de mimé d'un mouvement
nt trouvées sur le pasl'éviter et ont été sou- -, puis entraînées avec milieu d'une obscurité snt relevées, affreusetaient couvertes d'une î odeur de soufre très
est encore attestée par chêne pouvant cuber :ée à 5 kilomètres de détaché d'un des bâtiré avec une force proferme située à 4 kilo-
-orinet, semble avoir tous ces phénomènes;
;ux petits nuages, qui la trombe, un champ
situe à 500 mètres du passage de la trombe a été couvert, pendant deux ou trois secondes, d'étincelles qui paraissaient s'élever à .0'" , 50 du sol.
M. le professeur de Tastes a donne la description suivante d'une trombe qui s*est manifestée aux environs de Tours*.
Le 25 mai 1876, vers 3 heures du soir, le temps étant très calme, un groupe de nuages d'aspect orageux se forma au zénith de Tours. Il fut sillonné de quelques éclairs suivis de quelques roulements de tonnerre peu intenses. Une assez forte ondée mêlée de quelques grains de grêle avec quelques intermittences et qmlques redoublements y persista ensuite pendant trois quarts d'heure.
Mais tandis que les phénomènes orageux audessus de la ville de Tours affectaient une allure, aussi modérée, une bande de grêle très étroite et très courte traversait la Loire ; des coups de tonnerre d'une effrayante intensité retentissaient audessus de la commune de Rochecorbon.
* Nouvelles météorologiques, 6 juin 1876, 9® année, p. 109.
m, un amas de vainte contrastait avec s, se dirigea vers le 1 cône renversé. Sa ;ue colonne mince et nférieure se rappro- :rs le nuage par un régulier.
le la trombe passait Vouvray, rempli de er, les chevaux refuteur restant stupéfait ait pour la première cteur, homme d'un âge mûr, tout à fait digne de confiance et qu'on n'accusera certainement pas d'avoir à l'endroit de la théorie des trombes des idées préconçues, vit distinctement une lueur partir de la surface de l'eau vers la queue du météore, et Veau se soulever de basen foauten une colonne blanchâtre qu'on pourrait assimiler, d'après sa description, à la colonne d'eau pulvérisée qu'on voit par le regard de l'in-