‹ Phénomènes électriques de l'atmosphèreChapitre 5 sur 33 · C. PiAHTi, fbia. tlHiriq · texte numérisé non relu

C. PiAHTi, fbia. tlHiriq

dS DE LA CRÉL1

L'action du courant diffèr résistance qui lui est opposée, t nouvel exemple de substitutioi chaleur et du travail mécanique électrique. Lorsque le travail re| jection violente du liquide appa chaleur ni de vapeur développé travail visible n'est accompli, n'est pas projeté, il y a chaleur gement de vapeur.

§ 47. La formation de ces accompagnés de jets de vapeu Chaque fois, en effet, que l'él avec la surface humide a vapo d'eau qui l'entouraient, le coi instant interrompu ; mais une .

la masse liquide qui humectait aussitôt, et le phénomène recoi sant ainsi, d'une manière int l'épuisement de la décharge vo

Analogies entre les phénomènes précédents et ceux qui accompagnent l'apparition de la grêle. — Explication de la grêle.

§ 48. Ces effets mécaniques et calorifiques produits, sur des masses aqueuses ou des surfaces humides, par des décharges d'électricité dynamique de haute tension permettent d'expliquer le mode déformation de la grêle*.

Le phénomène de la gerbe de globules aqueux (fig. 14 et 15) qui jaillit, lorsqu'un puissant courant électrique vient frapper la surface d'un liquide, montre qu'un effet analogue peut se produire

1 Comptes rendus, 1 1 octobre 1875 et 31 janvier 1876.

» lorsqu un nuage ou un courant aerie

pénètredans une autre masse nuageuse turel ou moins fortement électrisée.

Les nuages ne sont point, il est vrai, liquides proprement dites, mais ceux ( élevées sont composés, comme on le s fins et de très légers cristaux de gla< cohésion est moins grande que celle ■ ordinaire et qui peuvent être considëi J équivalant à peu près à une masse liquide

dans l'atmosphère. On conçoit donc ( • charges électriques puissent y produii analogue à celui qu'elles produisentsur et que l'eau de ces cristaux de glace^ '.

pulvérisée sur les points où éclatent les soit lancée en gerbe de' globules, co notre expérience (%. 17).

De plus, en raison de la basse tem] l'ensemble du nuage lui-même ou c élevées dans lesquelles le phénomène ; ces globules peuvent être congelés insta et donner naissance à des grêlons.

artificielle de globules lessus (§ 45), montre

moins grande agréiges, et selon la quan-

effets calorifiques ou lux électrique peuvent substituer les uns aux

autres, de même que nous av expériences décrites plus haut, I selon qu'il rencontre une mass surface simplement humide, dét effet mécanique tel que la proj l'état liquide, soit un effet calor:

une abondante production de vap

Lorsque les effets calorifique; l'action d'un courant électrisé au nuageuse, l'eau n'est plus alorsrisée, mais vaporisée par le flux < vapeur, immédiatement condens liquides, au sein du nuage froid, core, dans ce cas, naissance à de

g 50. Nous avons donc été co

vaptar à'eaa ne pourrait prod Mais il faut considérer qu'jvan cessaircment par la liquéfaction ment et en abondance, elle peu

ire que des g la coogélati et que, si el

d'un eerUin volume contre le

portions froii tes contre la

sidérer la grêle comme résultant de la congélation, dans les hautes et froides régions de F atmosphère, de ïeau des nuages pulvérisée et vaporisée par les décharges électriques.

§51. Phénomènes électriques qui accompagnent les orages à grêle, — L'intensité des phénomènes électriques que présentant généralement les orages à grêle, pendant lesquels les éclairs se succèdent d'une manière Incessante et forment comme la décharge continue d'un puissant courant d'électricité dynamique à haute tension, montre l'importance du rôle que doivent jouer les effets mécaniques et calorifiques dont il s*agit dans la production de la grêle.

Lors des violents orages de grêle qui sévirent, en Suisse et en France, du 7 au 8 juillet 1875, huit à dix mille éclairs se succédaient par heure, en formant comme un immense incendie ^

i Sur deux orages de grêle y etc., par M. D. CoUadon (Compiei rendus de V Académie des scisncesj t. LXXXI , p. 104, 446 et 480). « Les

On se représente l'énorme quantité de chaleur et de vapeur d'eau que peut produire, au sein des nuages, un tel torrent d'électricité, quand on voit la quantité de vapeur qui se dégage dans les expériences citées plus haut*.

phénomènes électriques, dit M. Coliadon, étaient très remarquables sur les parties centrales du nuage à^réle ; les éclairs se succédaient avec une telle rapidité, de minuit à i heure, que l'on comptait en moyenne deux à trois éclairs par seconde, ce qui ferait 8000 à 10 000 par heure.

«... Partout où cet orage a passé, on a comparé la lueur de ses éclairs à celle d'un immense incendie^ tant la- clarté paraissait permanente. »

— Pendant un violent orage de grêle qui eut lieu, le 25 juillet 1877, dans les Hautes-Alpes, <t ... les éclairs illuminaient le ciel d'une lueur ininterrompue ; les détonations se suivaient sans intervalle. » (Note de M. Le Capian, BulIeHn de l'Association scientifique de France, p. 367, 9 septembre 1877.)

i La vaporisation de l'eau par les courants de haute tension se produit avec une rapidité dont on ne peut se faire une idée, quand on n'a pas été témoin des expériences; de grosses gouttes de vapeur condensée sont formées en un instant, au lieu de se former peu à peu, comme cela a lieu sous l'action de la chaleur seule.

Les grosses gouttes des pluies d'orage sont vraisemblalement produites de la même manière, par une vaporisation abondante résultant du passage d'un flux d'électricité. 11 n'y a d'autre différence entre un nuage à grosses gouttes de pluie, et un nuage à grêle, si ce n'est que l'un se produit dans une région relativement [basse de l'at-

§ 52. Mouvements et formes des nuages à grêle. — Les mouvements violents qui se produisent au milieu des nuages d'où tombe la grêle, la transformation rapide des cirrus en nimbus, s'expliquent aussi par l'action calorifique des décharges électriques; car les nimbus apparus subitement ne peuvent provenir que de la vaporisation rapide et de l'eau condensée d'une partie des cirrus.

Les déchirures multipliées des nuages à grêle, leurs formes déchiquetées, doivent également résulter de Tefifet des décharges électriques, si l'on se reporte aux effets que produisent des courants de haute tension sur des matières humides (§ 119).

mosphère, et Tautre dans une région très élevée, par suite très froide. L'électricité agit donc, soit par son action calorifique en vaporisant Teau qui se trouve dans le nuage, s uspendue à l'état vésicuiaire, soit en la pulvérisant, de manière qu'elle s'agrège en gouttes liquides ou solidifiées qui peuvent tomber sur la terre.

Il faut sans doute une grande quantité d'eau en suspension dans Patmosphère pour que les décharges électriques puissent y produire cette pulvérisation qu'on obtient, dans nos expériences, par l'action de-décharges de courants de haute tension sur l'eau, à l'état liqiiide. On observe, en effet, que les nuages à grosse grêle sont extrêmement denses et opaques, au point d'obscurcir complètement le ciel, et renferment par suite une immense quantité d'eau.

go DE LA GS

§ 53. yent violent des on violent qui accompagne près à grêle peut être attribué h I duit le courant électrisé va les masses humides qu'il ren et à l'afflux de l'air environr instantanément le vide forn:

§ 54. Bruissement. — Le cède ou accompagne la cliu la pénétration du flux électi à ia pulvérisation ou vapori de même que le bruissement d'un courant de haute tensic sur une surface humide, est gerbe des globules aqueux c des jets de vapeur'.

< Dini Is midi de Ii Francs, où les ««ment fréquents et d^ustrcui, voici c< d'après les récits qui nous en ont soui

Ltn petit nuage blanc, insignifiant, e

§ 55. Eclairs. — Les éclairs, avec ou sans tonnerre, qui accompagnent les orages à grêle, proviennent de ce que, dans cette collision entre deux masses humides et d'une grande mobilité de formes, c'est tantôt Tune qui pénètre plus ou moins profondément l'autre, — de même que dans l'action d'un courant de haute tension à la surface d'un liquide, l'écoulement se produit sous forme desillons lumineux accompagnés d'un simple bruissement, quand le liquide est rendu fortement

par un beau temps, dans le haut du ciel. Par cela même qu'il est à une grande hauteur, il semble n'avoir que de faibles dimensions ; en réalité, il peut offrir une étendue et un volume immenses. C'est un cirrus qui doit être très fortement électrisé : car la quantité et la tension de l'électricité contenue dans l'air croissent, comme on le sait, avec la hauteur.

Les paysans, instruits par l'expérience, disent en le voyant : « Ce nuage va nous jouer un mauvais tour! » En effet, vers midi, l'air devient étouffant, on éprouve un malaise particulier ; les animaux semblent souffrir et donnent des signes de terreur. Vers le point même où planait ce nuage, le ciel s'obscurcit tout d'un coup ; il se forme comme un immense nimbus ; un bruissement sinistre se fait entendre ; les éclairs apparaissent et se succèdent rapidement, suivis du roulement continu du tonnerre. En même temps la grêle tombe, et souvent en gros grêlons qui hachent et détruisent toutes les récoltes.

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