‹ Phénomènes nerveux, intellectuels et morauxChapitre 3 sur 25 · LEUE TEANSMISSION PAR CONTAGION · texte numérisé non relu

LEUE TEANSMISSION PAR CONTAGION

Exposé du «iijct de cet ouvragée.

Loi de la transmission et de la transformation du mouvement expressif ; domaine qu'elle embrasse. — De la contagion en général. — Travaux faits dans ce courant d'idées. — Programme de cet ouvrage et raisons qui l'expliquent.

Dans cet ouvrage, nous exposons la loi de la transmission et de la transformation du mouvement expressif.

Cette loi fait voir comment un mouvement cérébral peut se transmettre à d'autres cerveaux, sans se dénaturer; c'est-à-dire en conservant la propriété de reproduire tous les phénomènes qui sont sous sa dépendance.

Cette loi devient ainsi d'une fécondité imprévue , car elle explique la propagation à distance, la contagion de tous les phénomènes, de toutes les affections, de toutes les maladies qui ont un mouvement cérébral pour point de départ.

Elle démontre ainsi la propagation à distance des affections et des phénomènes nerveux : bâillement, rire, tics divers, phénomènes épileptiformes, etc. , etc. ; elle démontre la contagion des affections mentales, des passions, de l'entraînement; en un mot, elle démontre la contagion morale quelle qu'elle soit : folie, suicide, crimes de toutes sortes, etc.

Un rapprochement se fait naturellement ici : il y a une contagion qui a pour cause les microbes, les animalcules, les miasmes d'espèce quelconque. L'importance de cette contagion, et le vaste domaine qu'elle comprend, ne sont plus à établir ; les beaux travaux de savants éminents, et de l'illustre M. Pasteur en particulier, qui ont rapport à ce sujet, ne sont plus à discuter.

Mais cet autre genre de contagion dont nous venons de parler, quoique ayant une cause toute différente , n'est pas moins vaste , ni moins redoutable ; la loi qui nous occupe rex]3lique parfaitement et ce n'est là qu'une faible partie de son importance.

Elle donne la solution d'un grand nombre de problèmes qui, jusqu'à ce jour, étaient regardés comme des questions irréductibles, indémontrables, et qui étaient relégués dans le domaine le plus abstrait de

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