VI UN MOT AU LECTEUR
Cette loi que nous avons été le premier à faire connaître^ a reçu le suffrage des juges les plus compétents tles savants les plus autorisés. Nous le faisons voir dans le cours de cet ouvrage. C'est elle qui explique la contagion des phénomènes nerveux intellectuels et moraux, spécialement étudiés dans ces pages '.
Elle fait voir comment un mouvement cérébral peut se transmettre tVun cerveau à un autre sans se dénaturer; c'est-à-dire en conservant la propriété de reproduire tous les phénomènes qui sont sous sa dépendance dans le cerveau où il a d'abord pris naissance. — De là, les conséquences si nombreuses qui en découlent, la solution inattendue de tant de problèmes de premier ordre jusqu'à ce jour abandonnés à l'hypothèse.
Bien que cette loi touche à ce qu'il y a de plus élevé dans les sciences, nous avons essayé de la
' Nous nous servons ici du mot contagion, parce qu'il est généralement admis; peut-être pourrait-on en trouver un plus juste. Cependant, dans la propagation des phénomènes qui nous occupent, il y a réellement contact par l'intermédiaire du milieu ambiant qui conduit l'expression des phénomènes, et qui les rend ainsi contagieux. Nous le verrons d'ailleurs.
UN MOT AU LECTEUR. tu
mettre à la portée de toutes les intelligences cultivées. Nous ne pensons pas^ en agissant ainsi , rabaisser les grandes choses ; nous croyons, au contraire, élever les intelligences jusqu'à elles.
Le chapitre premier renferme, avec notre programme ou le plan de cet ouvrage, les notions préliminaires indispensables. C'est ce qui nous permet d'arrêter ici cette préface.