‹ PhidiasChapitre 32 sur 56 · Greek sculpture, t. II, p · texte numérisé non relu

Greek sculpture, t. II, p

3. Ce groupe est reproduit en partie sur une plaque de terre cuite du Musée royal de Copenhague, rapportée de Rome vers 1 855 par le peintre danois Lossoë. M. Ch. Waldstein l'a publiée très exactement. (Essays on Vue art of Pheidias, pl. XI.) 11 serait bien tentant d'y reconnaître avec lui un morceau de l'esquisse originale de

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sur la tête un siège carré recouvert d'un coussin, s'apprêtent à déposer leur fardeau devant une femme. Quel est le sens de cette scène? Où se passe cette double action, et quel lien rattache ce groupe central au reste de la frise ? On a proposé les explications les plus diverses. M. Petersen y reconnaît, d'une part, un prêtre recevant le peplos des mains du jeune garçon qui l'a porté pendant le trajet des Propylées au Parthénon ; de l'autre, la prêtresse d'Athéna Polias, accueillant les deux nouvelles Arrhéphores qui vont broder, sous sa surveillance, le peplos destiné à figurer aux Panathénées suivantes {; Les interprétations les plus simples sont souvent les meilleures; aussi acceptons-nous sans hésiter celle qu'a suggérée M. Brunn, et que développe M. A. Flasch 2.

La scène centrale fait allusion au grand sacrifice qui se prépare, et qui s'accomplira quand le cortège sera parvenu au point d'arrivée. Les jeunes filles portant les tabourets sont les diphrophores, qui vont déposer à terre les sièges sacrés destinés à la prêtresse d'Athéna Polias, et au prêtre chargé de procéder au sacrifice. Ce dernier a dépouillé son himation et le remet au jeune garçon qui l'assiste dans l'accomplissement de ses fonctions sacerdotales. Son geste est exactement celui que les peintres de vases prêtent aux éphèbes dans les scènes de palestre, et on peut à ce point de vue rapprocher de ce groupe de la frise une peinture d'un cratère de Capoue conservé au musée de Berlin 3 : un jeune homme vient d'ôter son manteau et le confie à l'un des enfants affectés au service du gymnase. Le prêtre reste vêtu seulement de sa longue tunique; il est prêt à égorger les victimes. Cette explication pourra sembler fort terre à terre ; on jugera peut-être que ces apprêts prosaïques sont un sujet bien mince pour figurer au point central de la frise. Mais, à Athènes, rien de ce qui était sacré ne pouvait paraître trivial. L'importance extraordinaire attachée aux rites religieux, aux moindres détails du rituel, dont l'observance rigoureuse rendait seule le sacrifice valable, permet de croire qu'une telle scène n'avait rien de choquant aux yeux des contemporains de Phidias. Au reste, tous les détails delà frise justifient cette hypothèse» C'est bien vers le lieu du sacrifice que se dirige le cortège : la préparation

la frise, mais il est plus prudent d'y voir simplement une copie exécutée plus tard pour quelque riche amateur de Rome.

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