‹ PhidiasChapitre 9 sur 56 · Mitthcilungen des dcutscli. arch. I)ist., t. Il, p · texte numérisé non relu

Mitthcilungen des dcutscli. arch. I)ist., t. Il, p

2. Die Athena Promachos des Phidias: Arch. Zeitung, 1881, p. 196 ot suivantes. M. Murray (History of greek sculpture, t. II, p. 11 3, pl. X, 1) rapproche de la Promachos une statuette de bronze du British Muséum, trouvée à Athènes ; mais l'attitude et le style, qui rappellent le type archaïque d'Athéna, ne nous semblent pas convenir à la statue de Phidias.

i6 LES ARTISTES CÉLÈBRES

tenait de la main droite la lance qui reposait sur le sol, la pointe au niveau de la tête, et les courroies du bouclier étaient passées au bras gauche. La direction de la tête montre qu'elle abaissait son regard vers le flanc nord de l'Acropole, comme pour contempler la ville. L'ensemble de la statue offrait un aspect calme et sévère. S'il faut en croire l'historien Zozime \ lorsque les Goths d'Alaric assiégèrent l'Acropole, ils furent frappés de terreur à la vue de la déesse armée, qui semblait se dresser devant eux pour les repousser.

Une génération après Phidias, le bouclier de la Promachos fut recouvert de bas-reliefs en bronze, exécutés par le ciseleur Mys, d'après les dessins de Parrhasios, et représentant une Gentauromachie. O. Mùller en avait conclu que la statue était restée inachevée et qu'elle devait par suite être comptée parmi les dernières œuvres de Phidias 2 ; mais des ornements ajoutés après coup à la statue ne prouvent pas qu'elle fût incomplète. Ce qui est vraisemblable, c'est que Phidias n'avait pas songé à ce genre de décoration pour le bouclier de la Promachos. Les bas-reliefs qui ornaient le bouclier de la statue chryséléphantine du Parthénon purent en donner l'idée plus tard, et l'on confia à un habile toreuticien le soin d'exécuter et d'ajuster les bas-reliefs.

Nous ignorons la date précise de la Promachos. Pausanias dit seulement qu'elle est antérieure à la statue du Parthénon 3, et qu'elle fut élevée avec la dîme du butin de Marathon. La consécration de la statue sur l'Acropole est certainement le résultat du mouvement provoqué par Cimon, et qui porta les Athéniens à glorifier les souvenirs de la guerre persique; mais est-elle antérieure ou postérieure à l'exécution du groupe de Delphes? Sans aller jusqu'à placer au temps du gouvernement de Périclès la dédicace de la Promachos, comme le fait M. K. Lange, nous croyons que la statue remonte aux dernières années delà vie de Cimon. Lorsque Pline indique l'année 448 comme celle où Phidias est en pleine possession de sa renommée, peut-être fait-il allusion à l'époque où la statue, terminée vers 449, venait d'être dressée sur l'Acropole .

Si mal connue que soit encore cette première période de la vie de Phidias, on peut en dégager quelques faits certains. Les débuts du grand

Page 1