Nat. Hist., XXXIV
4. Beulé, L'Acropole d'Athènes, II, p. 807. Cf. K. Lange : Arch. Zeitung, 1881, p. 200. Cette attribution est conteste'e par M. G. Loeschcke, Phidias Tod, p. 45, dans les Histor. Untevsuchungen, dédiées à A. Schaefer (1882).
5. G. Robert, Der Anfgang %ur Akropolis, dans les Philolog. Untcrsuch. I. Aus Kydathen, p. 1 83.
avoir dépassé le cap Zoster, où les dernières pentes de l'Hymette plongent dans la mer, pour distinguer les points brillants de la statue de bronze. Quant aux dimensions, elles sont certainement exagérées sur les monnaies d'Athènes, qui montrent la Promachos vue du Céramique, entre les Propylées et l'Erechthéion. Si le témoignage de ces monuments était exact, la statue aurait eu, à peu de chose près, la hauteur du Parthénon. C'est avec raison que M. Michaelis ramène la Promachos à des dimensions beaucoup plus modestes : la statue n'avait pas plus de neuf mètres de hauteur avec la base1.
Les monnaies auxquelles nous avons fait allusion ne nous renseignent qu'imparfaitement sur le type que Phidias avait prêté à la déesse.
L'Acropole et l'Athéna Promachos.
(Monnaie d'Athènes.)
Athéna Promachos. (Monnaie d'Athènes.)
D'autres monnaies de bronze, frappées à l'époque romaine, et représentant la Promachos isolée, nous fournissent des détails plus précis. Ainsi que l'a reconnu M. K. Lange 2, la déesse n'était pas figurée dans l'attitude du combat, la lance levée, un pied porté en avant, telle que la montrent par exemple les peintures des amphores panathénaïques. C'était là un type archaïque, bien connu par les anciennes statues du culte, et dont Phidias semble s'être écarté. A en juger par les monnaies, la Promachos était debout, dans une attitude immobile, vêtue d'une double tunique formant des plis droits et réguliers; elle