PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE III
tures sur les traverses : « sur la traverse de face il y a sept figures, la huitième a disparu, on ne sait comment, » dit Pausanias*. Ces figures représentaient des luttes athlétiques. Un enfant occupé à se ceindre la tête d'une bandelette passait, à cause de la beauté de son corps, pour être un portrait de ce Pantarcès aimé de Phidias, qui remporta la palme aux jeux olympiques dans la lutte des enfants à la 86' Olympiade 2. Sur les autres traverses, on voyait figuré le combat des compagnons d'Hercule contre les Amazones; le nombre des combattants était de vingt-neuf pour les deux partis, et Thésée était parmi les compagnons d'Hercule. Pausanias, comme je l'ai dit, ne parle pas du dossier, mais il écrit : « Sur la partie la plus élevée du trône, au-dessus de la tête de la statue, Phidias a figuré, d'un côté, les Grâces, au nombre de trois, et de l'autre, les Heures, au même nombre, car celles-ci aussi sont filles de Jupiter, d'après les vers des poètes. Homère a parlé des Heures dans l'Iliade, et il leur attribue la garde du ciel, comme à des sentinelles placées aux portes d'une demeure royale*. » Le marchepied (ôpaviov) avait, selon l'écrivain périégétique, des