‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 147 sur 289 · PREMIÈRE. PARTIE. — CHAPITRE VI. Î · texte numérisé non relu

PREMIÈRE. PARTIE. — CHAPITRE VI. Î

mène. Les arguments sur lesquels il s'appuie sont d'une nature assez délicate. M. Beulé a cru remarquer que les statues du fronton oriental avaient été conçues et exécutées par l'artiste suivant certaines lois de perspective qui n'ont pas été observées dans celles du fronton occidental. Cette différence de système lui paraît sensible dans la statue du prétendu Thésée, qui appartient au fronton de Test, comparée à la figure de l'Ilissus qui vient du fronton de l'ouest. M. Beulé a d'ailleurs présenté sa conjecture avec beaucoup de réserve. Malheureusement , des deux statues de Minerve qui auraient pu lui fournir des arguments convaincants, l'une a disparu entièrement , et il ne reste que des fragments de l'autre.

Les statues du fronton oriental du Parthénôn ne sont pas. les seules sculptures que les archéologues de nos jours aient cru pouvoir attribuer à Alcamène. M. de Stackelberg, dans son livre sur le temple d'Apollon à Bassse *, a émis l'opinion que la célèbre frise, actuellement au Musée britannique, pouvait être l'ouvrage de ce disciple de Phidias. Je parlerai ailleurs des différences de style qu'on peut remarquer entre les basreliefs de Phigalie et ceux du Parthénôn. Bien qu'on ne retrouve pas dans les marbres phigaliens la facture large et simple qui donne tant de prix aux bas-reliefs de la frise du Parthénôn, cependant ils sont encore d'une assez grande beauté pour ne point devoir être estimés indignes d'appartenir au meilleur temps de Tart grec.

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