‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 152 sur 289 · PREMIÈRE PARTIE. - CHAPITRE VI. Î · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. - CHAPITRE VI. Î

d'Olympie, Pline lui attribue la Minerve d'or et dMvoire de la citadelle d'Élis , que Pausanias attribue à Phidias ^. Peut-être Phidias a-t-il présidé au travail de Colotès. Mais ce qu'on doit attribuer à Cololès seul, c'est un Esculape d'or et d'ivoire qu'on voyait à Cyllène, port des Éléens, et dont Strabon fait de magnifiques éloges 2. Le même artiste s'est rendu, au témoignage de Pline, célèbre par ses figures de philosophes *. On s'est demandé si le Colotès élève de Phidias était le même artiste qui sculpta la fameuse table du temple de Junon à Olympie, sur laquelle étaient déposées les couronnes destinées aux vainqueurs des jeux. Pausanias ^ nous dit, à la vérité, que ce Colotès était élève de Pasitèle. Néanmoins la double circonstance que la table dont il s'agit était un ouvrage de toreutique et qu'elle était consacrée à Olympie semble devoir la faire attribuer à notre Colotès. L'élève de Phidias a pu, d'ailleurs, être aussi celui de Pasitèle, si l'on admet, avec Bœchk et 0. Mûller, qu'il y a eu deux Pasitèle, dont fun contemporain de Phidias. La table stéphanophore de l'HérsBum était d'or et d'ivoire. Pausanias en a donné la description et l'on peut en voir une restitution dans l'ouvrage de Quatremère ^. Junon, Jupiter, la Mère des dieux, Mercure, Diane, Apollon étaient représentés en bas-relief sur la partie antérieure du trapèze ; deriière

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