‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 162 sur 289 · DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE I. 2t · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE I. 2t

piédestal de mépris où le poète anglais voulait sceller sa statue, et où MM. Beulé et de LaJ)orde ont récemment écrit leurs anathèmes au*dessous de ceux qu'y avaient gravés Byron et Chateaubriand. Je pense, quant à moi, que lord Ëlgin a sauvé peut-^tfe de la destruction les restes de l'œuvre de Phidias, et qu'il les a certainement révélés à l'Europe, qui les méconnaissait avant lui. Sur ce dernier point, on verra tout à l'heure si j'ai tort.

En se rendant à son ambassade de Gonstantinople, lord Elgin, qui avait relâché à Palerme, où il avait été encouragé par sir William Hamilton dans son projet de rapporter de Grèce des dessins et des moulages, avait pris avec lui, de la même façon que le marquis de Nointel avait autrefois engagé Jacques Carrey, un artiste de talent, du nom de Jean-Baptiste Lusieri, auparavant peintre du roi des Deux-Siciles. Lusieri se rendit de Gonstantinople à Athènes pendant l'été de 1800; il y avait été précédé par deux architectes, deux mouleurs, et par un peintre de figures, tous engagés à Rome par M. Hamilton pour ce voyage 2. Ces artistes trouvèrent d'abord quelque difficulté à remplir la mission qui leur était confiée ; ils n'obtenaient qu'à grand prix d'argent la permission de pénétrer dans l'Acropole et d'y dessiner. Mais l'année suivante, l'ambassadeur profita de l'étroite alliance qui existait à ce moment- là entre l'Angleterre et la

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